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Compter les syllabes dans un poème

Je voudrais savoir si ce qui suit est juste :

Mon récit débute sur les eaux atlantiques

Mon / ré/cit / dé/bu/te / sur / les / eaux / at/lan/tiques

Ma question est surtout centrée sur le dernier mot, le "s" me pose un doute sur le "e" muet ...

Compter les syllabes dans un poème

Le s final n'y change rien :  -tiqu(e)s ne compte  bien que pour une syllabe.

En revanche, le e final de débute, qui doit bien se prononcer puisqu'il précède une consonne, est assez mal placé, il se trouve à la césure, coupure centrale du vers.
Ce qui oblige plus ou moins à prononcer "débuteee"; c'est peu élégant à mon sens.
Mais bon, on dira que c'est une "césure lyrique" (Voir messages précédents).

Cependant, je te propose, par exemple :
Mon récit voit le jour sur les eaux atlantiques...

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Compter les syllabes dans un poème

Merci beaucoup !
En effet ta tournure est vraiment mieux !
Merci mille fois

Et juste histoire de lever le doute une bonne fois pour toute :

premier pied

pre/mi/er / pi/ed

ou pre/mier / pi/ed

?

Compter les syllabes dans un poème

pre/ mier / pied : 3 syllabes seulement.

Les diérèses que tu proposes ne sont pas permises.
Quel est le vers entier ?
On pourrait essayer de le réécrire...

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Compter les syllabes dans un poème

Comment distinguer les diérèses permises et celles qui ne le sont pas ? J'avais vu dans les pages précédentes un lien indiquant bon nombre de celles-ci mais y a-t-il une règle précise ?
J'ai abandonné ce vers car la tournure était trop lourde et peu poétique.

Compter les syllabes dans un poème

Il n'y a pas vraiment de règles précises...
Mais classiquement, la diérèse ne se fait pas si dans le mot latin originel, la syllabe correspondante n'a qu'une seule voyelle.

ped(em) --> pied
pri/mar(ium) --> pre/mier

Quel était donc ton vers ? Il est peut-être rattrapable, quoi que tu dises...

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Compter les syllabes dans un poème

J'ai un peu de mal à me souvenir de mes quelques années de latin mais merci tout de même !

Mes vers sont :

Dès que les colons eurent foulés ses terres
Leurs pieds l'avaient une première fois souillé


Dès / que / les / co/lons / eurent / fou/lés / ses / ter/res / pures
Leurs / pieds / l'a/vaient / (t)u/ne / pre/miè/re / fois / souil/lé.


ses terres désigne l'Amérique, évoquée le vers précédent.
J'ai un doute pour eurent

Je précise juste que ces vers ne sont pas pour un devoir, mais pour une création personnelle dans le but de participer à un concours, peut-être cela laisse-t-il une plus grande liberté ?

EDIT: Les deux prochains vers seraient :

Il était trop tard; leurs lois étaient imposées
Et un millier de peuples furent bafoués.

Il / é/tait / trop / tard / ; leurs / lois / é/taient/ (t)im/po/sées
Et / un / mil/lier / de / peu/ple / fu/rent / ba/fou/és.

Est-ce correct ?

Compter les syllabes dans un poème

Effectivement, "eurent" pose problème : il compte en effet pour deux syllabes.
Une de trop...
Dès/ que /les / colons /eu/rent / fou/lé/ses/ ter/res/ pur(e)s (13)
Leurs / pieds / l'a/vaien/t u/ne /pre/miè/re /fois /souil/lée
. (12)

Je proposerais :

Dès leurs tout premiers pas foulant ses terres pures
De  leurs pieds les colons l'avaient déjà souillée.

Quant à :
Il / é/tait / trop / tard / ; leurs // lois / é/taient/ (t)im/po/sées
Et / un / mil/lier / de / peu // ples / fu/rent / ba/fou/és.

La césure // (coupure à mi-vers) sépare leurs et lois, ce qui n'est pas très heureux.
Et au second vers, elle coupe en deux le mot peuples, ce qui est peu indiqué.
Je proposerais :

Trop tard, c'étaient leurs lois, par la force imposées,
Et des peuples sans nombre en furent bafoués.

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Compter les syllabes dans un poème

Voici le poème dans sa totalité (juste pour le contexte, ce poème se situe dans un ensemble de poème accompagnés d'éléments en prose, pour donner une histoire à l'écriture des poèmes, donc ce poème ne sera pas à prendre seul en considération) :

Je m'en vais vous raconter cette triste histoire,
Qui a débuté bien avant votre naissance;
Qu'est celle de l'évolution du pouvoir
Distinguant la capacité et la puissanc'.

Mon récit voit le jour sur les eaux atlantiques
A bord du grand voilier Santa Maria
Qui comme il le pensait, vers les Indes vogua
Mais sur son chemin, vit l'actuelle Amérique.

Dès que les colons eurent ses terres foulées,
De leurs pieds les colons l'avaient déjà souillée.
Trop tard, leur lois étaient par la force imposées,
Et des peuples sans nombre en furent bafoués.

Ils pensaient détenir seuls le pouvoir divin,
Mais ce soi-disant Dieu existe-t-il vraiment ?
Si oui, pourquoi n'a-t-il pas sauver les Indiens ?

Je / m'en / vais / vous / ra/con//ter / cet/te / tris/te his/toire,      <--Mauvaise césure
Qui / a / dé/bu/té / bien // (n)a/vant / vo/tre / nais/sance;
Qu'est / cel/le / de / l'é/vo//lu/ti/on / du / pou/voir,    <--Mauvaise césure
Dis/tin/guant / la / ca/pa//ci/té / et / la / puis/sanc'.    <--Mauvaise césure

Mon / ré/cit / voit / le / jour // sur / les / eaux / at/lan/tiques
A / bord / du / grand / voi/li//er / San/ta / Ma/ri/a      <--Pas sûr de la coupe syllabique
Qui / com/me il / le / pen/sait, / vers / les / In/des / vo/gua
Mais / sur / son / che/min, / vit / l'ac/tu/el/le A/mé/rique.

Dès / que / les / co/lons / eu/rent / ses / ter/res / fou/lées,    <--Mauvaise césure
De / leurs / pieds / les / co/lons / l'a/vaient / dé/jà / souil/lée.
Trop / tard, / leur / lois / é/taient / par / la / for/ce im/po/sées,
Et / des / peu/ples / sans / nom/bre en / fu/rent / ba/fou/és.   <--Césure à revoir (est-ce vraiment gênant ?)

Ils / pen/saient / dé/te/nir / seuls / le / pou/voir / di/vin,
Mais / ce / soi/-di/sant / Dieu / ex/is/te/-t-il / vrai/ment ?    <-- Bonne césure si Dieu est bien coupé
Si / oui, / pour/quoi / n'a/-t-il / pas / sau/ver / les / In/diens ?


J'aime déjà beaucoup ce poème, bien que les césures soient à revoir.

Compter les syllabes dans un poème

Je ne m'occupe que de la première strophe... Il se fait bien tard !
Je corrige le 1er vers.
Les 3e et 4e vers sont creux, abstraits, et on ne saisit pas vraiment leur signification...
Très peu poétiques, en tout cas.

Je m'en vais vous conter cette bien triste histoire,
Qui a débuté bien avant votre naissance;
Qu'est celle de l'évolution du pouvoir
Distinguant la capacité et la puissance.