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Corneille, Le Cid, acte I, scène 3

Bonjour,
Pour Jeudi, je dois effectuer un tableau de commentaire et ainsi dégager des axes, la problématique étant " En quoi es-ce une scène comportant une joute oratoire ? " ce commentaire doit-être fait sur l'acte I scène 3 du Cid & malheureusement je n'y arrive pas. J'ai déjà relevé une énumération, des rimes plates, si vous avez autre chose j'accepte.

SVP C'est URGENT, il me faut  de l'aide SVP

Merci par avance

Voici le texte :

DON DIÉGUE
Pour s'instruire d'exemple, en dépit de l'envie, .
Il lira seulement l'histoire de ma vie.
Là, dans un long tissu de belles actions,
Il verra comme il faut dompter des nations,
Attaquer une place, ordonner une armée,
Et sur de grands exploits bâtir sa renommée.

LE COMTE
Les exemples vivants sont d'un autre pouvoir ;
Un pince dans un livre apprend mal son devoir.
Et qu'a fait après tout ce grand nombre d'années,
Que ne puisse égaler une de mes journées ?
Si vous fûtes vaillant, je le suis aujourd'hui,
Et ce bras du royaume est le plus ferme appui.
Grenade et l'Aragon tremblent quand ce fer brille ;
Mon nom sert de rempart à toute la Castille :
Sans moi, vous passeriez bientôt sous d'autres lois,
Et vous auriez bientôt vos ennemis pour rois.
Chaque jour, chaque instant, pour rehausser ma gloire,
Met lauriers sur lauriers, victoire sur victoire :
Le prince à mes côtés ferait dans les combats
L'essai de son courage à l'ombre de mon bras ;
Il apprendrait à vaincre en me regardant faire ;
Et pour répondre en hâte à son grand caractère,
Il verrait...

DON DIÉGUE
Je le sais, vous servez bien le roi,
Je vous ai vu combattre et commander sous moi :
Quand l'âge dans mes nerfs a fait couler sa glace,
votre rare valeur a bien rempli ma place ;
Enfin, pour épargner les discours superflus,
Vous êtes aujourd'hui ce qu'autrefois je fus.
Vous voyez toutefois qu'en cette concurrence
Un monarque entre nous met quelque différence.

LE COMTE
Ce que je méritais, vous l'avez emporté.
DON DIÉGUE
Qui l'a gagné sur vous l'avait mieux mérité.

LECOMTE
Qui peut mieux l'exercer en est bien le plus digne.

DON DIÉGUE
En être refusé n'en est pas un bon signe.

LE COMTE
Vous l'avez eu par brigue, était vieux courtisan.

DON DIÉGUE
L'éclat de mes hauts faits fut mon seul partisan.

LECOMTE
Parlons-en mieux, le roi fait honneur à votre âge.

DONDIÉGUE
Le roi, quand il en fait, le mesure au courage.

LE COMTE
Et par là cet honneur n'était dû qu'à mon bras.

DONDIÉGUE
Qui n'a pu l'obtenir ne le méritait pas.

LECOMTE
Ne le méritait pas ! moi ?
DONDIÉGUE
Vous.

LECOMTE
Ton impudence,
Téméraire vieillard, aura sa récompense.

Il lui donne un soufflet.

DON DIÉGUE, mettant l’épée à la main.
Achève, et prends ma vie après un tel affront,
Le premier dont ma race ait vu rougir son front.

LE COMTE
Et que penses-tu faire avec tant de faiblesse ?

DON DIÉGUE
ô Dieu ! ma force usée en ce besoin me laisse !