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Concours général 2014 - Composition française

Bonsoir,

J'aurais voulu savoir si les inscriptions au Concours général 2014 était bien définitivement closes, ou si c'était seulement les pré-inscriptions ? Les informations que j'ai trouvées sur internet ne me semblaient pas très claires.

Merci d'avance !

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Concours général 2014 - Composition française

Bonsoir Illuminé ,
Voici ce que j'ai trouvé sur le site éduscol :

La clôture des inscriptions des candidats se fera impérativement le vendredi 20
décembre 2013 (à minuit heure de Paris) par les établissements scolaires.

Tu peux retrouver la procédure d'inscription complète ici : http://cache.media.eduscol.education.fr … 283737.pdf .
Il y a deux cas (qui finalement reviennent au même...). Si ton établissement a déjà présenté des élèves au concours général, l'administration peut inscrire directement ses candidats pour la session 2014, avant le 20 décembre. Dans le cas échéant, il doit d'abord suivre la procédure de pré-inscription et inscrire ses candidats avant cette même date butoir.
Voilà, j'espère que mon explication est assez claire... 

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Concours général 2014 - Composition française

C'est très clair, merci.

Concours général 2014 - Composition française

Bonsoir !

J'ai passé le concours général de composition française 2014 aujourd'hui. Le sujet était : "L'idéal n'est fécond que lorsqu'on y fait tout rentrer. C'est un travail d'amour et non d'exclusion." Flaubert, lettre à Louise Colet, janvier 1854. Dans quelle mesure ce propos " éclaire-t-il votre approche de l'oeuvre littéraire ?

Quelqu'un d'autre la t-il fait ? Quelles ont été vos impressions ? Comment s'est passée l'épreuve ?

Concours général 2014 - Composition française

Bonjour !
Je l'ai passé hier.
J'ai  fini à 16h. Toutefois, mon plan est plutôt mauvais ( à défaut d’une bonne problématique ).
Sujet intéressant !
Et vous ?

Concours général 2014 - Composition française

Bonjour ! Je l'ai également passé hier Personnellement je pense que ma problématique n'était pas assez bien axée et donc mon plan pas assez précis  
Avez-vous fait une problématique liée au romantisme ?

Concours général 2014 - Composition française

Non, je dois avouer que j'étais un peu perdue en lisant le sujet. J'ai plutôt parlé du réalisme bien que je crois que ma problématique soit hors sujet : à quelle représentation de la réalité peut-on s'attendre dans une oeuvre littéraire si celle-ci est idéalisée ?
Puis, mon plan était :
I-La retranscription fidèle des événements de la vie est primordiale
a) Valeur historique
b) Autobiographie
c) Réalisme
II-Mais elle ne peut pas toujours être atteinte; elle constitue, en cela, l'idéal des réalistes.
a)Autobio--) subjectivité
b)Limites et difficultés des réalistes  qui sont en fait des "illusionistes" (Maupassant...)

Voilà voilà, j'espère que ce n'est pas trop hors sujet.... Qu'en pensez-vous ? Suis-je passée à côté du sujet ?

Concours général 2014 - Composition française

Bonjour !
J'ai également passé le Concours Général mardi. Je suis restée 5h. J'ai effectivement pensé que c'était véritablement une expérience des plus enrichissantes. Quoiqu'il en soit, il était vraiment plaisant de s'essayer à une épreuve littéraire hors du strict cadre académique, de surcroît sans véritable impact en cas d'échec !
J'ai personnellement beaucoup aimé la citation (contrairement à celle de l'année précédente qui m'a donné des cauchemars !)
Voici comment je l'ai perçue, ainsi que mon plan :

« En littérature, pouvons-nous toujours parler d'un idéal absolu ? »

I. Pourquoi un idéal absolu
a) Le rôle de modèle
b) Comme utilité à la perfection d'une œuvre (avec, par exemple, les personnages nobles dans la tragédie classique)
c) Comme fenêtre sur le rêve, la vie par procuration

II. Pourquoi y préférer un idéal plus "accessible", fécond
a) Parce que cet idéal peut être applicable à notre vie, et donc en sublimer notre perception ; fécondité de l'idéal qui pousse et se développe en le lecteur
b) Un idéal qui englobe "tout" : notre idéal et celui des autres. Comprendre l'idéal d'un autre revient à comprendre une large part de sa personnalité = compassion entre les êtres ; rappel du travail d'amour qui devient également celui du lecteur
c) L'idéal fécond, et donc transposable à notre réalité, devient un "chemin" sur lequel nous pouvons nous construire, nous fixer des objectifs.. alors que l'idéal absolu, celui d'exclusion, ne concerne qu'une certaine élite

III. Le rôle de l'artiste
a) Un moyen : le travail par l'amour, l'observation
b) Le rôle de traduire par l'esthétisme
c) Le rôle de traduire l'esthétisme

voilà

Concours général 2014 - Composition française

Bonsoir à tous !
J'ai vu dans les propos de Flaubert une affirmation, qui imposait à un écrivain d'utiliser le " tout " pour atteindre l'idéal.
En imposant une condition, il exclue d'autres possibilités, ce qui est contradictoire avec la définition de son travail, qui ne doit pas être "d'exclusion". Dès lors, je me suis intéressé au travail de l'écrivain par rapport au "tout" ( thèse-antithèse ) , et enfin, la relation entre amour et exclusion qui rythme l'écrivain dans sa quête de l'idéal ( dépassement).

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Concours général 2014 - Composition française

Bonsoir à tous! Élève en première L à Nantes, j'ai aussi passé le CG Mardi, et vous propose ainsi mon plan, résumé bien sûr :
L'idéal doit-il être un tout, un absolu?

I- "L'idéal est une élection massive de la chose désirée" Vladimir Jankélévitch.
I-I- En l'idéal de l'écrivain se constitue l'entièreté de ce qui existe. ex : "Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu". de Paul Eluard dans Capitale de la douleur. Ici l'existence du poète dépend de l'idéal poétique qu'est la muse, ainsi l'idéal contient ce "tout ce que j'ai vécu", soit-disant la mémoire du sujet écrivant, qui est sa connaissance entière du monde. Qui plus est, l'intégralité de l'idéal, son acceptation massive est sujette à des comparaisons comme celle de Louis Aragon dans son recueil Elsa où il écrit : "Mon univers Elsa Ma vie". L'univers étant le contenant le plus vaste à la connaissance de l'homme, la muse, idéal parmi les idéaux, est renvoyé à l'exhaustivité des désirs du poète.
I-II- Maurice Blanchot : "La première des libertés est de tout dire, il faut tout dire". L'acceptation des contradictions dans une oeuvre littéraire est génératrice de totalitarisme puisque tous les champs du possibles, aussi contradictoires soient-ils, sont réunis. Ainsi en est-il dans Madame Bovary de Flaubert où ce dernier, fustigeant la bourgeoisie grâce à l'ambivalence du tragique et de l'ironie, éveille véritablement les paradoxes qui dès lors, forment un tout, une peinture réaliste. Cela va de concert avec l'idéal auquel aspire Milan Kundera quant au genre romanesque dans l'Art du Roman : "Un tas de vérités relatives qui se contredisent (...) Telle est la sagesse du romancier". Autres exemples de l'ambivalence suscitant un tout , une dialectique achevée : La Divine Comédie de Dante et L'albatros de Baudelaire.

II- L'idéal à besoin de refuser pour exister, c'est un "oui" qui précède un "non"
II-I- "Rien n'existe sans contraire" Jorge Bucay. L'idéal, bien que concept pouvant inclure un tout, réfute littéralement son opposé. De fait, la thèse de la mort de Dieu telle que l'énonce Nietzsche est une aspiration, un "idéal" qui n'admet pas la vie éternelle. Cet idéal n'inclut donc pas celui proposé par La Bible. Ainsi, un concept vis en éliminant son semblable. Autres exemples : Réalisme/ Surréalisme. Poésie "utile" de George Jean et/ "inutile" de T.Gauthier
II-II- L'idéal est donc "une exclusion", une fuite, un refus. Du Bellay, dans son poème "heureux qui comme Ulysse" récuse "les palais romains" au profit de son "petit lyré" qui est son idéal, étant "une province et beaucoup davantage".
Albert Camus, dans son Homme Révolté, écrit à la première page que l'homme révolté, est un homme qui dit non, non par refus mais par consentement préalable. Ainsi, l'utopie, l'idéal, est un refus de ce qui n'est pas l'idéal. "Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses/ Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal." Baudelaire. De même "Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté'; le "là" implique un lieu chimérique, un voyage impossible de par son irréalité. Ce "là", ce pays, implique pour être le refus immédiat de la réalité objective. Autres exemples : Refus de l'amour pour la cause socialiste dans La vie Est Ailleurs de Milan Kundera. Aussi, Dostoievsky et Sartre : "Les poètes sont des hommes qui refusent d'utiliser le langage". (Poésie qui, pour vivre, jouir de toute sa quintessence, rejette la langue comme "signes".

III- "Faire tout rentrer", l'expression Flaubertienne, est déjà un idéal.
III-I Démesure du "tout". La volonté d'absolu est un idéal littéraire lancinant, voué à un éternel retour. Exemple : la mimesis, ce dessein de représenter, de mimer le réel par les lettres, d'Aristote à Stendhal, est récusé par Roland Barthes dans S/Z où celui-ce démontre que le signifiant, dans toute sa matérialité, ne renvoie à la réalité que par le signifié. La littérature renvoie donc à la littérature, et l'idéal exhaustif de mimèsis est mis à mal.
Autre absoluité impropre : "Le secrétaire du coeur de l'homme" donc Parle Zola dans le roman expérimental. Laurence Sterne, la romancière anglaise, l'a très justement démontré : "On ne peut placer une vitre pour voir le coeur de l'homme".
III-II- Si les idéaux ne peuvent "faire entrer tout", comment les atteindre? On ne peut pas, où plutôt on ne peut qu'au prix de l'impossible : Dom Juan, le héros éponyme de Molière, poursuivant l'idéal du libertin impie, meurt. Meursault, dans l'étranger de Camus, a l'idéal de la verité absolue, il meurt. Caligula, le personnage de Camus (et oui- encore camus) meurt également emporté par son amour incommensurable de la logique. Toute la beauté de l'idéal consiste donc à être éternellement inatteignable, c'est un soupir perdu dans la nuit noire, une braise mal éteinte dans le grands brasier des désirs. Est-il vain, dès lors? Non, l'homme en a besoin : pour continuer à rêver.


Voilà. J'ai fait 10 pages. Qu'en pensez-vous??