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Un roman a une histoire, un poème a son rythme, mais quel art l’essayiste peut-il utiliser dans ces brèves étendues de prose... ?

Bonjour,
Je dois faire une dissertation sur une citation de Virginia Woolf : « Un roman a une histoire, un poème a son rythme, mais quel art l’essayiste peut-il utiliser dans ces brèves étendues de prose pour aiguillonner notre attention et nous plonger dans une transe qui n’est pas le sommeil mais bien plutôt dans la vie intense - une plongée, tous les sens en alerte, dans l’intense plaisir du soleil ? L’essayiste doit savoir - et telle est la première nécessité -comment écrire. »

Pour faire mon introduction je me suis lancée dans une recherche sur la vie de Woolf, une expression revient constamment comme quoi elle s'efforçait de rendre sensible à "la vie mouvante de la conscience". Mais pas moyen de savoir ce que cela veut dire...

Le sauriez-vous ?

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Un roman a une histoire, un poème a son rythme, mais quel art l’essayiste peut-il utiliser dans ces brèves étendues de prose... ?

Bonsoir,

Il s'agit de traduire ces pensées informelles du flux de conscience intérieur. Notre cerveau, en mode émission, diffuse sans cesse un flot ininterrompu de sensations, d'impressions, d'associations d'idées, de réminiscences...
C'est ce que Virginia Woolf a voulu traduire dans ses récits, ce qui leur donne cette sensation d'écoulement sans fin, ce morcellement déroutant de la conscience au détriment d'une narration solidement construite.