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Quelle vision de l'existence le poète donne-t-il à travers ces trois textes ?

Bonjour à tous,je suis en premiere et j'ai quelque difficultés en français , j'ai une question sur un corpus composé de trois textes à faire. J'y ai réfléchi tout l'après midi et je n'y arrive pas..
Corpus composé de :
"La destruction ",
de "Enivrez-vous",
et de "  Il y a dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan.
L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade ; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre. C'est à cette dernière que doivent être rapportées les amours pour les femmes et les conversations intimes avec les animaux, chiens, chats, etc. Les joies qui dérivent de ces deux amours sont adaptées à la nature de ces deux amours.
*  Ivresse d'humanité ; grand tableau à faire ;
    Dans le sens de la charité ;
    Dans le sens du libertinage ;
    Dans le sens littéraire, ou du Comédien.  "

Question du corpus : Quelle vision de l'existence le poète donne-t-il à travers ces trois textes ?

J'ai donc fais mon introduction > Dans ce corpus composé de trois textes " La destruction ", " Enivrez-vous " et " Il y a dans tout homme... ", nous allons nous intéressés à la vision de l'existence que le poète nous donne à travers ces trois extraits.
Mes pistes de recherches :  - point commun > tous les textes du corpus sont issus de " spleen et idéal ". Ils parlent selon moi de la vie sombre sur terre que nous décris Baudelaire.
                                      - Différences > je n'en vois pas..
- Une existence pénible et difficile > je ne comprend pas vraiment

Et puis hop, bloquage.. Je n'arrive pas à formuler mes phrases..
Peut-on m'aider avec mes idées ?

Ps : C'est bon a finir chez le psychologue tout ça. ^^

La destruction

Sans cesse à mes côtés s'agite le Démon ;
Il nage autour de moi comme un air impalpable ;
Je l'avale et le sens qui brûle mon poumon
Et l'emplit d'un désir éternel et coupable.

Parfois il prend, sachant mon grand amour de l'Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.

Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
Haletant et brisé de fatigue, au milieu
Des plaines de l'Ennui, profondes et désertes,

Et jette dans mes yeux pleins de confusion
Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
Et l'appareil sanglant de la Destruction !

Enivrez-vous
Il faut être toujours ivre. Tout est là: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
   Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
   Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."

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Quelle vision de l'existence le poète donne-t-il à travers ces trois textes ?

Baudelaire nous parle de la condition humaine insatisfaite.
L'Idéal, désir d'infini, est borné de manière douloureuse par toutes les pesanteurs de la chair...
L'homme est un prisonnier, voire un condamné à mort qui attend désespérément l'issue fatale...
Le pire est bien sûr la lenteur du supplice...
Tu as raison, ce n'est pas gai, mais pas gai du tout !