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Croire que le romancier a quelque chose à dire, et qu’il cherche ensuite comment le dire, représente le plus grave des contresens

Bonjour, je dois faire une analyse très précise d'un sujet, j'ai déjà des idées mais j'aimerais pouvoir les compléter, voici le sujet:

Dans Pour un Nouveau roman, Alain Robbe-Grillet écrit : " Croire que le romancier a « quelque chose à dire » et qu’il cherche ensuite comment le dire, représente le plus grave des contresens. Car c’est précisément ce « comment », cette manière de dire, qui constitue son projet d’écrivain, projet obscur entre tous, et qui sera plus tard le contenu douteux de son livre."

Voilà, j'ai déjà dit que l'auteur dit que la manière est première, c'est ce qui forme l'œuvre. Pour lui, le contre sens serait de savoir d'avance ce qu'il va être dit dans le roman. Au contraire, il fallait, dans un premier temps, savoir comment on va le dire.
De plus, la manière fait éclore un message.
Cependant, la théorie d'A Robbe-Gillet dit que l'écrivain écrit pour une raison précise.

Je pensais faire une problématique sur la question de ce qui commande une œuvre littéraire, quelle chronologie entre message et manière? Comment s'agencent-ils?

Pouvez-vous m'aider s'il vous plaît?

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Croire que le romancier a quelque chose à dire, et qu’il cherche ensuite comment le dire, représente le plus grave des contresens

Bonjour,

Je n'aime pas beaucoup cette idée de message.
Pour le romancier, il s'agit d'abord de délivrer un récit qui pourra parfois illustrer une thèse ou défendre une cause. Mais c'est le plus souvent le plaisir de conter ou d'étonner le lecteur ou de l'ensorceler qui domine.
Le romancier a donc d'abord un projet, un scénario, une envie, une idée.
Il va mettre tout son art de conteur, le comment, la manière au service de ce projet.
Le comment est second mais indispensable.
Même lorsque le comment est l'objet même du roman, c'est toujours le projet qui est premier.