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Dissertation sur citation de Roland Barthes - Je dirais tout de même qu'il y a crise de littérature...

Bonjour tout le monde,

J'ai une dissertation à faire sur une citation de Roland Barthes :

" Je dirais tout de même qu'il y a crise de littérature. Une crise n'a pas lieu quand il se produit moins d'objets, moins de livres, il s'en produit au contraire de plus en plus, même en ce qui concerne le roman, on en produit tout au moins autant. Non il y a crise quand l'écrivain est obligé de répéter, ou bien ce qu'il s'est déjà fait, ou bien de cesser d'écrire, quand il est pris dans une alternative draconienne, ou bien se répéter, ou bien se retirer."

J'aimerais solliciter votre aide quant à la pertinence de mon introduction, de ma problématique,du plan et si possible obtenir des informations supplémentaires pour enrichir les différentes parties ( car j'ai un peu de mal à mettre des choses dedans malheureusement)

Tout d'abord, dans mon introduction, je voulais analyser un peu la citation, dire que pour Barthes la crise de la littérature n'était pas quantitative ( puisque la production reste constante) mais qualitative. On peu rattacher cette crise à une crise de l'Ecriture puisqu'elle concerne l'écrivain. Cependant cette crise semble être endémique et ne pas seulement concerner le XXe siècle (par exemple la lutte entre les Modernes et les Anciens?), on recherche sans cesse la nouveauté pour pallier au "déjà-dit". Cependant la littérature et l'écriture peut être considéré comme une copie de ce qui s'est déjà fait tant sur le plan linguistique ( la syntaxe ne change pas - on fait toujours une phrase de la même manière - que sur les idées qui reviennent sans cesse. Du coup suite à cette citation on peut s'interroger sur l'avenir de la littérature. Si la littérature est désormais en crise, est elle cependant voué à un impossible renouvellement et à  sa perdition ? [ cf. accroche = citation de Maurice Blanchot dans le Livre à venir lorsqu'il répond à la question où va la littérature ? - Même question posée à R. Barthes lors de son interview- : " La littérature va vers elle-même, vers son essence qui est la disparition."]


Vient ensuite mon plan ( dont je ne suis pas du tout contente !)

I/ Une littérature conditionnée par le passé, le déjà dit, le déjà fait

De nombreux topos reviennent dans la littérature => copie de copies. Les principaux genres ( roman, poésie théâtre) sont encore présent mais pas de nouveaux genres.

II/ Pour y faire face l'écrivain recherche la nouveauté ...

Si le "plagiat est la base de toutes les littératures" ==> volonté de ne pas seulement reproduire. volonté de personnaliser les genres, de faire du neuf . Exemple: le nouveau roman, le structuralisme, la poésie symboliste ...

III/  ... Mais se trouve face à une nouvelle crise: la culture de masse

A trop vouloir la nouveauté : aboutissement à des textes arides, dures qui ont pas assez de lectorat ==> problème quand à la valeur qualitative de l'Ecriture = a vouloir faire du lisible => perte de l'oeuvre littéraire. Déformation de l'objet littéraire pour le simplifier ==> perd son sens .


Merci de m'éclairer sur le sujet, je suis vraiment coincée et je n'arrive pas à avancer puisque je pense que a problématique est mauvaise et que, forcément, ce qui en découle l'est aussi.

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Dissertation sur citation de Roland Barthes - Je dirais tout de même qu'il y a crise de littérature...

Ce que tu avances est un bon début.
Quelques conseils pour aller plus loin :
- définis d'abord ce qu'est la littérature : ce qui est écrit et qui est digne d'être retenu, donc les oeuvres qui lui appartiennent sont sans doute le petit nombre, une oeuvre littéraire a besoin du temps pour être confirmée...
- ensuite la crise : Barthes vise d'abord la production romanesque pléthorique, conformiste... mais il existe d'autres formes de la crise : le lectorat s'est réduit, la poésie n'intéresse plus, le livre est devenu une industrie de la facilité... Peut-être aussi que la post-modernité n'a plus rien à dire...
- il faudrait que tu regardes en quoi les recherches purement formelles ont pu éloigner les lecteurs, comment la concurrence des autres médias ont appauvri l'écrit.
- La vraie question est bien celle d'écrivains qui n'ont plus rien à dire ou d'écrivains qui ne peuvent plus produire, noyés qu'ils sont dans la littérature de consommation ou snobés par les maisons d'édition...