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Camus, L'Étranger, chapitre 1 - C'était vrai. Quand elle était à la maison, maman passait son temps à...

Bonjour, j'ai un commentaire composé à faire sur le passage de l'Etranger qui va de "C'était vrai." à "Et je sentais le sommeil me gagner"
Il s'agit du passage où Meursault se rend à l'asile pour "veiller" sa mère qui est morte.

C’était vrai. Quand elle était à la maison, maman passait son temps à me suivre des yeux en silence. Dans les premiers jours où elle était à l’asile, elle pleurait souvent. Mais c’était à cause de l’habitude. Au bout de quelques mois, elle aurait pleuré si on l’avait retirée de l’asile. Toujours à cause de l’habitude. C’est un peu pour cela que dans la dernière année je n’y suis presque plus allé. Et aussi parce que cela me prenait mon dimanche – sans compter l’effort pour aller à l’autobus, prendre des tickets et faire deux heures de route.

Le directeur m’a encore parlé. Mais je ne l’écoutais presque plus. Puis il m’a dit : « Je suppose que vous voulez voir votre mère. » Je me suis levé sans rien dire et il m’a précédé vers la porte. Dans l’escalier, il m’a expliqué : « Nous l’avons transportée dans notre petite morgue. Pour ne pas impressionner les autres. Chaque fois qu’un pensionnaire meurt, les autres sont nerveux pendant deux ou trois jours. Et ça rend le service difficile. » Nous avons traversé une cour où il y avait beaucoup de vieillards, bavardant par petits groupes. Ils se taisaient quand nous passions. Et derrière nous, les conversations reprenaient. On aurait dit d’un jacassement assourdi de perruches. À la porte d’un petit bâtiment, le directeur m’a quitté : « Je vous laisse, monsieur Meursault. Je suis à votre disposition dans mon bureau. En principe, l’enterrement est fixé à dix heures du matin. Nous avons pensé que vous pourrez ainsi veiller la disparue. Un dernier mot : votre mère a, paraît-il, exprimé souvent à ses compagnons le désir d’être enterrée religieusement. J’ai pris sur moi, de faire le nécessaire. Mais je voulais vous en informer. » Je l’ai remercié. Maman, sans être athée, n’avait jamais pensé de son vivant à la religion.

Je suis entré. C’était une salle très claire, blanchie à la chaux et recouverte d’une verrière. Elle était meublée de chaises et de chevalets en forme de X. Deux d’entre eux, au centre, supportaient une bière recouverte de son couvercle. On voyait seulement des vis brillantes, à peine enfoncées, se détacher sur les planches passées au brou de noix. Près de la bière, il y avait une infirmière arabe en sarrau blanc, un foulard de couleur vive sur la tête.

À ce moment, le concierge est entré derrière mon dos. Il avait dû courir. Il a bégayé un peu : « On l’a couverte, mais je dois dévisser la bière pour que vous puissiez la voir. » Il s’approchait de la bière quand je l’ai arrêté. Il m’a dit : « Vous ne voulez pas ? » J’ai répondu : « Non. » Il s’est interrompu et j’étais gêné parce que je sentais que je n’aurais pas dû dire cela. Au bout d’un moment, il m’a regardé et il m’a demandé : « Pourquoi ? » mais sans reproche, comme s’il s’informait. J’ai dit : « Je ne sais pas. » Alors tortillant sa moustache blanche, il a déclaré sans me regarder : « Je comprends. » Il avait de beaux yeux, bleu clair, et un teint un peu rouge. Il m’a donné une chaise et lui-même s’est assis un peu en arrière de moi. La garde s’est levée et s’est dirigée vers la sortie. À ce moment, le concierge m’a dit : « C’est un chancre qu’elle a. » Comme je ne comprenais pas, j’ai regardé l’infirmière et j’ai vu qu’elle portait sous les yeux un bandeau qui faisait le tour de la tête. À la hauteur du nez, le bandeau était plat. On ne voyait que la blancheur du bandeau dans son visage.

Quand elle est partie, le concierge a parlé : « Je vais vous laisser seul. » Je ne sais pas quel geste j’ai fait, mais il est resté, debout derrière moi. Cette présence dans mon dos me gênait. La pièce était pleine d’une belle lumière de fin d’après-midi. Deux frelons bourdonnaient contre la verrière. Et je sentais le sommeil me gagner.

J'ai fait un plan, pouvez- vous me dire s'il est correcte et me donnez quelques petites indications importantes.

Merci d'avance.

I) Meursault, spectateur du monde.

1) le concierge
2) l'infirmière
3) la pièce

II) L'attitude choquante de Meursault

1) l'indifférence et le refus
2) le mustime
3) la culpabilité

III) L'attitude du concierge

1) son rôle et sa perplexité
2) attitude equivoque

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Camus, L'Étranger, chapitre 1 - C'était vrai. Quand elle était à la maison, maman passait son temps à...

Bonjour,

Il me semble plutôt logique, cependant je sais que beaucoup de professeurs n'acceptent pas de plan par personnages. Cela est également critiqué dans des examens tels que le bac (d'après mes profs). En effet, ton approche me semble un peu trop schématique (je ne sais pas en quelle classe tu es) 
donc regarde si tu ne peux pas regrouper les caractéristiques du concierge, de l'infirmière en une seule sous partie qui serait donc thématique.
De même pour les grandes parties.
J'espère t'avoir donné une piste.. même s'il s'agit plus d'une correction d'un éclairage supplémentaire 

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Camus, L'Étranger, chapitre 1 - C'était vrai. Quand elle était à la maison, maman passait son temps à...

Merci pour ta réponse, je suis en 1èreS.

Je vais regrouper comme tu me l' as indiqué.