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Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

je suis un eleve de seconde.. Ma prof ma demande de faire un compte rendu qui repond a cette question.

Commet Flaubert joue-t-il avec les attentes de lecteur? Voila le texte

Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.
Plus bas, le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses, étalait en ligne droite son eau couleur d’encre. Il y avait au milieu un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques.
Au delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers, le grand ciel pur se découpait en plaques d’outremer, et sous la réverbération du soleil, les façades blanches, les toits d’ardoises, les quais de granit éblouissaient. Une rumeur confuse montait au loin dans l’atmosphère tiède ; et tout semblait engourdi par le désœuvrement du dimanche et la tristesse des jours d’été.
Deux hommes parurent.
L’un venait de la Bastille, l’autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue.
Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s’assirent, à la même minute, sur le même banc.
Pour s’essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près de soi ; et le petit homme aperçut, écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet.
— Tiens, dit-il, nous avons eu la même idée, celle d’inscrire notre nom dans nos couvre-chefs.
— Mon Dieu, oui, on pourrait prendre le mien à mon bureau !
— C’est comme moi, je suis employé.
Alors ils se considérèrent.
L’aspect aimable de Bouvard charma de suite Pécuchet.
Ses yeux bleuâtres, toujours entre-clos, souriaient dans son visage coloré. Un pantalon à grand-pont, qui godait par le bas sur des souliers de castor, moulait son ventre, faisait bouffer sa chemise à la ceinture ; et ses cheveux blonds, frisés d’eux-mêmes en boucles légères, lui donnaient quelque chose d’enfantin.
Il poussait du bout des lèvres une espèce de sifflement continu.
L’air sérieux de Pécuchet frappa Bouvard.
On aurait dit qu’il portait une perruque, tant les mèches garnissant son crâne élevé étaient plates et noires. Sa figure semblait toute en profil, à cause du nez qui descendait très bas. Ses jambes, prises dans des tuyaux de lasting, manquaient de proportion avec la longueur du buste, et il avait une voix forte, caverneuse.


Ma reponse :

Pour jouer avec les attentes du lecteur Gustave commence tout d abord par une de scription banal puisqu il faisait une chaleure de 33 degres.Le lecteur attend ici quelque chose ordinaire,mais le narrateur nous surpris par l apparition de deux hommes totalement differents.Voila ce que j ai pu faire ...

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Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

On se demande où Flaubert veut en venir avec cette discussion parfaitement banale sur les chapeaux. Il n'arrive rien.

Pour banal que cela soit, on a pu dire que ces "33 degrés" annonçaient l'entrée de la météo dans la littérature...

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Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

peut tu plus devellopper la reponse parce que j ai pas bien compris votre reponse

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Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

Il exagère pour nous attirer, nous plonger dans son histoire qui, en soit, n'a rien d'extraordinaire! Au contraire s'il n'exagérait ses propos on ne s'occuperait pas de son texte.

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Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

tunisiano14 a écrit :

peut tu plus devellopper la reponse parce que j ai pas bien compris votre reponse

Effectivement, avec l'arrivée de ces deux hommes, on se dit : "Ah, enfin, il va se passer quelque chose !". Mais il ne se passe rien : la discussion sur les chapeaux est parfaitement banale, voire ridicule. Le suspense est maintenu.

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Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

svp j veux une reponse complete c est-a-dire en prenant des exemples du texte parceque c est notee

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Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

Il y a peut-être quelque chose à dire sur les idées reçues? I.e Les deux personnages parlent de choses vraiment inintéressantes..

Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

Bonjour,
je suis en première et je passe l'oral de français dans une semaine. Mais j'ai un petit problème : dans plusieurs de mes lectures analytiques comme l'incipit de Bouvard et Pécuchet, de Flaubert, notre professeur nous dit ; point de vue omniscient = ironie du narrateur. Sauf que je ne comprends pas comment nous pouvons trouver l'ironie 

merci d'avance pour vos réponses

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Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

Chapitre I
Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.
Plus bas le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses étalait en ligne droite son eau couleur d'encre. Il y avait au milieu, un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques. Au delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers le grand ciel pur se découpait en plaques d'outremer, et sous la réverbération du soleil,
les façades blanches, les toits d'ardoises, les quais de granit éblouissaient. Une rumeur confuse montait du loin dans l'atmosphère tiède ; et tout semblait engourdi par le désœuvrement du dimanche et la tristesse des jours d'été.
Deux hommes parurent.
L'un venait de la Bastille, l'autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue. Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s'assirent à la même minute, sur le même banc. Pour s'essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près
de soi ; et le petit homme aperçut écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet. : Tiens ! dit-il nous avons eu la même idée, celle d'inscrire notre nom dans nos couvre-chefs.
: Mon Dieu, oui ! on pourrait prendre le mien à mon bureau !
: C'est comme moi, je suis employé.
Alors ils se considérèrent.
L'aspect aimable de Bouvard charma de suite Pécuchet. Ses yeux bleuâtres, toujours entreclos, souriaient dans son visage colore. Un pantalon à grand-pont, qui godait par le bas sur des souliers de castor, moulait son ventre, faisait bouffer sa chemise à la ceinture ; : et ses cheveux blonds, frisés d'eux-mêmes en boucles légères, lui donnaient
quelque chose d'enfantin. Il poussait du bout des lèvres une espèce de sifflement continu. L'air sérieux de Pécuchet frappa Bouvard. On aurait dit qu'il portait une perruque, tant les mèches garnissant son crâne élevé étaient plates et noires. Sa figure semblait tout en profil, à cause du nez qui descendait très bas. Ses jambes prises dans des tuyaux de, lasting manquaient de proportion avec la longueur du buste ; et il avait une voix forte, caverneuse. Cette exclamation lui échappa : : Comme on serait bien à la campagne !
Mais la banlieue, selon Bouvard, était assommante par le tapage des guinguettes. Pécuchet pensait de même. Il commençait néanmoins à se sentir fatigué de la capitale, Bouvard aussi.

Ironie dans le jeu d'écriture sur le thème du double. Relève les occurrences de DEUX et la symétrie des comportements des deux personnages (l'un , l'autre ... de même ...).

10 (Modifié par marineS 24/06/2015 à 12:03)

Flaubert, Bouvard et Pécuchet - Comme il faisait une chaleur de 33 degrés...

Ça je l'ai compris mais elle nous a précisé : l'ironie du narrateur du u point de vue omniscient aux lignes 23-27 de "Pour s'essuyer le front, (...) Pécuchet." et aux lignes 67-70 "Décidément (...) qu'en dira-t-on"
Est-ce ironique car le narrateur montre le ridicule de la situation ?

le texte est un peu plus long :

Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.

Plus bas, le canal Saint-Martin, fermé par les deux écluses, étalait en ligne droite son eau couleur d’encre. Il y avait au milieu un bateau plein de bois, et sur la berge deux rangs de barriques.

Au delà du canal, entre les maisons que séparent des chantiers, le grand ciel pur se découpait en plaques d’outremer, et sous la réverbération du soleil, les façades blanches, les toits d’ardoises, les quais de granit éblouissaient. Une rumeur confuse montait au loin dans l’atmosphère tiède ; et tout semblait engourdi par le désœuvrement du dimanche et la tristesse des jours d’été.

Deux hommes parurent.

L’un venait de la Bastille, l’autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue.

Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s’assirent, à la même minute, sur le même banc.

Pour s’essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près de soi ; et le petit homme aperçut, écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet.

— Tiens, dit-il, nous avons eu la même idée, celle d’inscrire notre nom dans nos couvre-chefs.

— Mon Dieu, oui, on pourrait prendre le mien à mon bureau !

— C’est comme moi, je suis employé.

Alors ils se considérèrent.

L’aspect aimable de Bouvard charma de suite Pécuchet.

Ses yeux bleuâtres, toujours entre-clos, souriaient dans son visage coloré. Un pantalon à grand-pont, qui godait par le bas sur des souliers de castor, moulait son ventre, faisait bouffer sa chemise à la ceinture ; et ses cheveux blonds, frisés d’eux-mêmes en boucles légères, lui donnaient quelque chose d’enfantin.

Il poussait du bout des lèvres une espèce de sifflement continu.

L’air sérieux de Pécuchet frappa Bouvard.

On aurait dit qu’il portait une perruque, tant les mèches garnissant son crâne élevé étaient plates et noires. Sa figure semblait toute en profil, à cause du nez qui descendait très bas. Ses jambes, prises dans des tuyaux de lasting, manquaient de proportion avec la longueur du buste, et il avait une voix forte, caverneuse.

Cette exclamation lui échappa :

— Comme on serait bien à la campagne !

Mais la banlieue, selon Bouvard, était assommante par le tapage des guinguettes. Pécuchet pensait de même. Il commençait néanmoins à se sentir fatigué de la capitale, Bouvard aussi.

Et leurs yeux erraient sur des tas de pierres à bâtir, sur l’eau hideuse où une botte de paille flottait, sur la cheminée d’une usine se dressant à l’horizon ; des miasmes d’égout s’exhalaient. Ils se tournèrent de l’autre côté. Alors ils eurent devant eux les murs du Grenier d’abondance.

Décidément (et Pécuchet en était surpris) on avait encore plus chaud dans les rues que chez soi !

Bouvard l’engagea à mettre bas sa redingote. Lui, il se moquait du qu’en-dira-t-on !

Tout à coup un ivrogne traversa en zigzag le trottoir ; et, à propos des ouvriers, ils entamèrent une conversation politique. Leurs opinions étaient les mêmes, bien que Bouvard fût peut-être plus libéral.

Un bruit de ferrailles sonna sur le pavé dans un tourbillon de poussière : c’étaient trois calèches de remise qui s’en allaient vers Bercy, promenant une mariée avec son bouquet, des bourgeois en cravate blanche, des dames enfouies jusqu’aux aisselles dans leur jupon, deux ou trois petites filles, un collégien. La vue de cette noce amena Bouvard et Pécuchet à parler des femmes, qu’ils déclarèrent frivoles, acariâtres, têtues. Malgré cela, elles étaient souvent meilleures que les hommes ; d’autres fois elles étaient pires. Bref, il valait mieux vivre sans elles ; aussi Pécuchet était resté célibataire.

— Moi, je suis veuf, dit Bouvard, et sans enfants !

— C’est peut-être un bonheur pour vous ? Mais la solitude à la longue était bien triste.