Kant, Anthropologie d’un point de vue pragmatique - Avoir des représentations et cependant n’en être pas conscient...

Bonjour, je dois faire ma première explication de texte mais j'avoue que je ne le comprends pas, je suis perdue     .... Est-ce que quelqu'un pourrait m'éclairer avant que je ne commence mon explication? MERCI D'AVANCE

Voici le texte en question, extrait de l'Anthropologie d'un point de pragmatique de KANT:

"Avoir des représentations et cependant n’en être pas conscient, cela semble contenir une contradiction. Car comment pouvons-nous savoir que nous les avons si nous n’en sommes pas conscients ? Cette objection, Locke la faisait déjà qui, pour cette raison, récusait l’existence même d’une telle sorte de représentations. Simplement, nous pouvons pourtant posséder une conscience médiate d’une représentation, sans que nous en soyons immédiate-ment conscients. De semblables représentations sont appelées obscures ; les autres sont claires, et si leur clarté s’étend aussi aux représentations partielles d’un tout auquel elles appar-tiennent et à la manière dont elles s’y associent, il s’agit de représentations distinctes, qu’elles relèvent de la pensée ou de l’intuition.

Quand je suis conscient de voir un homme loin de moi dans une prairie, bien que je ne sois pas conscient de voir ses yeux, son nez, sa bouche, etc., je me borne à vrai dire à conclure que cette chose est un homme ; car si, parce que je ne suis pas conscient de perce-voir ces parties de sa tête (et pas davantage les autres éléments constitutifs de cet homme), j’entendais affirmer que je n’ai aucunement, dans mon intuition, la représentation de ces composantes, dans ce cas je ne pourrais même pas dire que je vois un homme ; c’est en effet de ces représentations partielles que se trouve composé le tout (qu’il s’agisse de la tête ou de l’homme).

Que le champ de nos intuitions sensibles et de nos sensations dont nous ne sommes pas conscients, quand bien même nous pouvons conclure sans le moindre doute que nous les avons, autrement dit : le champ des représentations obscures, soit immense en l’homme (et qu’il le soit aussi chez les animaux) ; qu’en revanche les représentations claires ne contien-nent que des points infiniment peu nombreux accessibles à la conscience ; qu’en quelque sorte, sur la grande carte de notre esprit, seules quelques régions soient illuminées"

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.