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Demande d'avis sur plusieurs nouvelles

Je viens de me lancer par pur plaisir dans la création de très courtes nouvelles et je ne suis pas encore très douée ! J'ai tout juste 23 ans et à peine un bac en poche donc silvouplait ne soyez pas trop sévères - surtout au niveau orthographique où j'ai de sérieuses lacunes - ! Mon but est de publier au moins une fois par jour une petite nouvelle ou un petit "essai".

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Evidemment je dois admettre qu'un like me ferait plaisir, mais très sincèrement je préfèrerai surtout des commentaires constructifs qu'il soit positif ou négatif car j'ai surtout envie de m'améliorer ! Merci beaucoup et à bientôt car ce forum m'a l'air très actif !

Demande d'avis sur plusieurs nouvelles

Envoie-moi un texte en MP. Je lirai et commenterai avec plaisir.
Je n'ai pas de compte FB ++

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Demande d'avis sur plusieurs nouvelles

Décollage.

Peu de choses m'insupportent ; peu. Mais si il en a bien une, ce sont ces personnes – généralement des hommes -, de toutes classes CSP, si fières de montrer au moment du décollage qu'elles n'ont aucunement peur.
Ceci se traduit de diverses façons : esquisse d'un sourire légèrement narquois à l'encontre de ceux qui extériorisent leur peur ; rire gras et assumé ; dissertation de 30 secondes sur l'absurdité d'avoir peur de l'avion : etc.

Que penser de quelqu'un qui n'a peur au moment où un engin métallique constitué de 31,000 pièces tenant à partir de vices prend son envol ? Pas grand chose. Enfin si. De la compassion, peut-être, sûrement même – comme pour toute chose, il faut rester socratique en TOUTES occasions.

Je ne connais personne qui n'a pas eu à subir une fois dans sa vie le classique : « Mais attends, tu déconnes là ? T'as peur de l'avion ?? Nan mais sérieux quoi. »
S'ensuit généralement une référence statistique – à partir de nombres complètement farfelus et aléatoires – sur la différence de mortalité entre l'avion et la voiture/le train/le bateau. Et là je me pose une question : quand ces gens choisissent de prendre telle rue pour se rendre du point A au point B, font-ils une comparaison statistique entre les taux de mortalité ? Certes ce n'est exactement pas pareil, mais l'idée est tout de même là.

Pourquoi les gens – sains – ont-ils peur de l'avion ? Tout simplement car en cas d'accident, d'accrochage, nous ne sommes plus du tout maître de notre destin. Nous sommes entièrement dépendants du bon vouloir de l'avion, et nous n'avons quasiment aucune chance de nous en sortir en cas de problème – mais surtout, cela ne dépend pas de nous.
Or inconsciemment – et cela est évidemment plutôt faux -, nous pensons qu'en cas d'accident de bus, de train, etc. il est toujours possible de s'en sortir, de s'extirper des flammes et pourquoi pas de sauver de façon héroïquement quelque ménagères epleurées – préférez les enfants tout de même.
Là est la différence, entre des personnes qui vivent en partie à partir de leur imagination et des personnes qui s'intéressent seulement au rationnel – je suis sûr que des études sociologiques pourraient être révélatrices à ce niveau. C'est pourquoi je n'ai pas peur à l'atterrissage, car je suis persuadé naïvement que je m'en sortirai à travers les flammes.

Ma solution à ce problème fut plutôt simple : après de longues années d'études je suis désormais pilote de ligne ; et si je meurs dans un accident, ce sera de ma propre faute.


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Je me présente brièvement : Dylan, 18 ans. Oui je sais, c'est un prénom de beauf, et il est vrai que mes parents partagent cet attribut, c'est pourquoi pour faire passer le truc je dis aux gens que je connais qu'ils sont simplement fans du chanteur ; généralement ça reste crédible jusqu'à la rencontre de mes géniteurs.
Revenons-en à mon ami, Leo, un véritable poème vivant, je veux dire par là qu'il est chiant enclin à un verbalisme bien souvent vomitif. Sauf que contrairement à la poésie à laquelle je suis complètement insensible – le grand regret de ma vie jusqu'à maintenant, et ce n'est pas faute d'avoir essayé -, je l'aime bien, beaucoup même.

Tiens hier par exemple, et bien figurez-vous que j'ai commencé ma journée en allant chez Leo. Comme chaque matin, il s'est réveillé le visage en sueur, et a crié à tue-tête « je meurs !!!!! », et quand on ose lui demander la raison de son proche décès, il se contente de répliquer « bande de cons, on est tous entrain de mourir, vous ne vous en rendez pas compte ?!!! ».
Il a pas tort au fond, et si au début je pensais de façon très vile qu'il ne cherchait qu'à imiter un personnage de Woody Allen - pour se donner un genre quoi -, j'ai vite compris à la profonde détestation qu'il voue au réalisateur sus-cité, considérant que son « son détachement faussement ironique face à la mort est digne d'un gros mais alors vraiment d'un gros con qui n'a rien compris », que c'était pas ça, qu'il était vraiment angoissé.

Puis je me suis dit qu'il était juste plus conscient de la mort, que son cerveau bouillonnant fonctionnait mieux que le mien, et comme l'avait dit quelqu'un « tout le monde se sait mortel, mais personne n'y croit » ; lui apparemment était capable d'y croire.

Donc un beau jour, lors de sa crise mensuelle – ou menstruelle, la douleur est comparable -, je lui ai répliqué « Mais si t'as pas envie de mourir, tu veux quoi au juste ? ».
Ce à quoi il m'a répondu avec plein de finesse « Bah vivre connard !!!!! »
La réponse était prévisible, et sa prochaine allait l'être aussi, mais je lui ai toutefois demandé « Mais combien de temps ? »
« Bah éternellement putain ! Mais tu te prends pour l'autre pédé grec avec tes questions à la con ? ».
Résumer Socrate à un pédé grec était un brin réducteur, mais ça m'a quand même fait beaucoup rire ; et ça m'a au moins permis de lui expliquer que si il y a quelque chose de pire que la mort : c'est bien l'éternité.
Vivre 80 ans, ou 90 ans pour les non-fumeurs c'est sûrement peu - et encore, le nombre de suicides atteste bien du fait que ce n'est pas une pensée propre à tout le monde - mais bon vivre 1000 ans ça doit commencer à être long ; et vivre un milliard de milliard de milliard d'années, et bah putain ça doit être sacrément mais sacrément chiant ; chiant à mourir si vous m'accorder la boutade.
Mais il était pas con le gars, il s'est bien défendu, et il m'a dit « Mais tu comprends rien mon pauvre Dylan, le paradis n'a aucun rapport avec la terre ferme, on ne souffre plus, on n'a plus du tout les mêmes sensations : c'est une béatitude totale ! »
Malin comme je suis, je m'étais préparé à une réponse de ce genre, et là je lui ai dit que dans ce cas, il fallait m'expliquer la différence avec la mort !
Si on n'a plus nos pleurs, et donc nos joies ; si on n'a plus nos angines atroces, et donc le bonheur d'ingurgiter une gorgée d'eau fraiche après trois jours de purgatoire ; si on n'a plus ces sales papillons au creux du ventre à l'idée que cette fille-là ne partagera peut-être pas cette douleur intestinale à l'idée de nous voir ; et bah putain, dans ce cas-là en quoi n'est-ce pas la mort de ce que je suis, de mon être ? Et puis franchement, si le paradis c'est être comme shooté à l'héroïne pendant quelques milliards d'années, très peu pour moi ; à la rigueur le purgatoire ça m'irait, y'a déjà plus de changement. Comme l'a dit l'autre : l'éternité est long, surtout vers la fin.




C'est encore plus simple si je poste mes 2 publiées ici ! 

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J’eusse apprécié un MP. Maintenant, tu attends la réponse de la communauté

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Quelques remarques sur la forme et non sur le style :

« classe CSP » ne se dit pas : CSP signifie catégorie socio-professionnelle. Il s'agit de jargon.
Lui préférer « toutes classes » simplement.

« ménagère epleurées» : il faut écrire « ménagères éplorées"

« qu'il voue au réalisateur sus-cité » : c'est un peu lourd.
On pourrait dire « qu'il voue à ce réalisateur » par exemple.

« Bah vivre connard !!!!! » : une petite ponctuation ? « Bah, vivre, connard ! »
Les cinq points d'exclamations sont un peu redondants.
Même remarque pour « Bah éternellement putain ! »

« un milliard de milliard de milliard d'années » : « un milliard de milliards de milliards d'années »

« Comme l'a dit l'autre : l'éternité est long, surtout vers la fin. »
Parfois attribuée à Kafka, cette citation est en revanche avérée pour Woody Allen que l'on pourrait citer, plutôt que l'autre. On donne généralement : « l'éternité c'est long, surtout vers la fin. »

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Merci beaucoup, c'est très gentil !