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De qui est cet extrait de poème ?

Bonjour,

mon beau-père de 81 ans a en mémoire des bribes d'un poème de son enfance, dont ni le titre ni l'auteur ne lui reviennent. De nombreuses recherches sur les différents moteurs n'ont rien donné, aussi je soumets ces vers à votre sagacité.
Merci de votre aide.

Roger
------ les extraits en question -----
Mon pauvre vieux grand-père a les cheveux tout blancs
Il est à moitié sourd il tremble il n’y voit guère
Son corps est tout courbé ses pas sont chancelants
Lui qui fut jadis si vaillant à la guerre
Si robuste et si fier en traçant le sillon
Hélas, on le méprise ainsi qu’un vieux haillon

…..

Pour mon père et pour toi je vais faire une écuelle
Vous mangerez dedans lorsque vous serez vieux
Cette naïveté vengeresse et cruelle frappe le père au cœur
Et les larmes aux yeux, courant vers le vieillard
Tendrement il l’embrasse et lui demande pardon.
Maintenant à la table il a repris sa place
Et ses enfants pour lui se montrent pleins d’égard
En songeant qu’à leur tour ils seront des vieillards.

De qui est cet extrait de poème ?

Cela ressemble au conte de Grimm "Le vieux grand-père et son petit-fils"

Il était une fois un pauvre homme bien vieux, qui avait les yeux troubles, l'oreille dure et les genoux tremblants. Quand il était à table, il pouvait à peine tenir sa cuillère; il répandait de la soupe sur la nappe, et quelquefois même en laissait échapper de sa bouche. La femme de son fils et son fils lui-même en avaient pris un grand dégoût, et à la fin ils le reléguèrent dans un coin derrière le poêle, où ils lui donnaient à manger une chétive pitance dans une vieille écuelle de terre. Le vieillard avait souvent les larmes aux yeux, et regardait tristement du côté de la table.
Un jour, l'écuelle, que tenaient mal ses mains tremblantes, tomba à terre et se brisa. La jeune femme s'emporta en reproches : il n'osa rien répondre et baissa la tête en soupirant. On lui acheta pour deux liards une écuelle de bois dans laquelle désormais on lui donnait à manger.
Quelques jours après, son fils et sa belle-fille virent leur enfant, qui avait quatre ans, occupé à assembler par terre de petites planchettes. « Que fais-tu là ? lui demanda son père,
— C'est un auget, répondit-il, pour donner à manger à papa et à maman quand ils seront vieux. »
Le mari et la femme se regardèrent un instant sans rien dire, puis ils se mirent à pleurer, reprirent le vieux grand-père à table, et désormais le firent toujours manger avec eux, sans plus jamais le rudoyer.

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De qui est cet extrait de poème ?

Bonjour,

Merci pour cette suggestion. En effet l'histoire est similaire mais en prose et j'ai soumis ce récit à l'intéressé qui confirme que ce n'est pas ce texte qu'il a en mémoire.

De qui est cet extrait de poème ?

ma mère , née en 1930, m'a appris ce poème quand j'étais enfant, mais elle n'en connaissait pas l'auteur...

Le pauvre vieux grand père a les cheveux tout blanc,
il est à moitié sourd, il tremble, il n'y voit guère.
Son corps est tout courbé,ses pas sont chancelants,
lui qui fut jadis si vaillant à la guerre,
si robuste et si fier en traçant les sillons.
Hélas on le méprise ainsi qu'un vieux haillon.
Il arrive parfois que lorsqu'il est à table
sur la nappe ou la table il répand du bouillon
"ah vraiment c'en est trop vieillard insupportable!"
s'écrie un jour sa bru, "mangez seul près du feu!"
le fils veut protester mais sa femme le fait taire
et l'aïeul exilé mange en un plat de terre
un aliment grossier dont on lui donne peu.
Il contemple de loin son ingrate famille
et surtout son petit fils qu'il n'a pas embrassé;
il essuie en ses yeux une larme qui brille,
le plat glisse à terre, hélas il est cassé.
Plus d'assiette pour lui, plus de verre fragile.
Dès lors on ne mit entre ses mains débiles
qu'un gobelet de fer et une écuelle en bois.
Or, un après midi, l'enfant pour se distraire
creusait un bout de planche avec un vieux couteau
"que fais tu là petit?" lui demanda son père
"pour ma mère et pour toi, je veux faire une écuelle;vous mangerez dedans quand vous serez vieux"
Cette naïveté vengeresse et cruelle frappe le père au cœur.
Il court vers le vieillard et tendrement l'embrasse,
sa femme en fait autant puis le petit garçon.
Tous ensemble au bon vieux ils demandent pardon.
Maintenant, à table, il a repris sa place et ses enfants pour lui se montrent plein d'égard
en songeant qu'à leur tour ils seront des vieillards.

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De qui est cet extrait de poème ?

Bonjour,

un grand merci pour avoir complété ce que la mémoire de mon beau-père a laissé échapper. Il est ravi d'avoir pu remettre en tête ce poème qui l'a tant marqué et qui a visiblement toujours autant d'importance pour lui. Je crois que parmi les cadeaux de ce jour de Noël, celui-ci lui a particulièrement fait plaisir.
Encore un grand merci.
La quête se poursuit pour trouver l'auteur de ces vers.
Bien cordialement.