Extrait d'une autobiographie

Bonjour, ceci est le premier chapitre de mon autobiographie dans laquelle je fais le récit de mes trois années d'études à la faculté commençant par S1 (premier semestre). Je suis ouvert à toute critique, remarque sur le style, erreur constatée, alternative...enfin tout. j'aimerai avoir vos avis, après tout, on écrit pour être lu. C'est uniquement grâce à vos points de vue que je peux m'améliorer et je dis bien "uniquement". Je ne savais combien de pages il faut poster, alors je me suis contenté de deux pages. Merci de prendre la peine de lire aussi tant que vous pouvez. (les alinéas ont été automatiquement supprimés en collant le texte)                                                                     

                                                               

S1

Juin 2008, j’ai réussi à l’examen du baccalauréat. Échouer et ne pas obtenir son baccalauréat constitue un gros problème qui obstrue la voie à toute carrière et entravera votre avenir pour toujours. Par contre, l’obtenir engendre un dilemme et une perplexité sur ce que l’on doit faire après. Devant deux torts, j’ai choisi le moindre.
« Ok, j’ai eu mon bac, alors que vais-je faire maintenant ? », me demandais-je. Une question qui me préoccupa pendant un long moment. Un baccalauréat littéraire que ce soit avec une mention ou non n’offre pas de nombreuses possibilités. Avec un bac littéraire, on peut tout simplement aller trouver un travail minable pour 2000 ou 3000 dirhams par mois ou bien aller s’entasser avec le reste des bacheliers dans les Facultés de lettres ; dans mon cas, j’ai opté pour le deuxième choix.
Direction Martil, une petite ville balnéaire sise à une dizaine de kilomètres de la ville de Tétouan où se trouve la seule Faculté de lettres et de sciences humaines au nord-ouest du Maroc. Comme tout bachelier littéraire qui adhère à la fac, il fallait que j’étudie la littérature dans l'une des langues suivantes : anglais, français, espagnol ou arabe. Il y avait également l’option de l’Histoire-géographie ou bien le dernier choix qui était la sociologie, la matière de la philosophie n’était pas existante à la Faculté des lettres et sciences humaines. Pourquoi ? Aucune idée ?
Même la sociologie n’était qu’une branche que choisissaient les étudiants considérés faibles en langues, autrement dit, elle représentait la seule et ultime issue.
Bref, je me suis décidé à m’inscrire en littérature française, convaincu qu’au nord du Maroc les gens sont plus familiers avec la langue espagnole que la langue française, j’estimais que je pouvais exceller sans trop suer, un choix motivé par la paresse.
Je me suis inscrit aux environs du mois de septembre de l'année 2008 à la Faculté, la rentrée universitaire était prévue pour le 1er octobre. Premières sensations d’un jeune bachelier qui va entamer pour la première fois des études à la fac, j’avoue que j’étais excité de voir le monde des études dites supérieures, surtout après avoir entendu tant d’éloges sur la qualité et la pertinence des études universitaires de la part de mes professeurs au lycée. Je me souviens qu’un prof au lycée nous disait souvent : « Ceux, qui ne sont pas passés par la fac, n'ont encore rien vu ». J’attendais le premier octobre avec impatience.
La nuit du 30 septembre, quand il ne restait plus qu’un jour à la rentrée, j’avais arrangé toutes mes affaires pour me préparer au grand lendemain. J’ai fait sortir le pantalon que je devais porter, je me suis assuré que la chemise n’était pas froissée, les chaussures soigneusement cirées, dedans il y avait une paire de chaussettes toutes neuves, le cartable mis à côté de la porte de sortie…enfin, j’ai pensé à tout. Quand je partis me coucher, je ne pus fermer l’œil, j’étais allongé sur un canapé au salon les yeux ouverts contemplant le plafond, en parallèle il y avait un autre canapé sur lequel était couché un ami que j’avais invité la veille à passer la nuit chez moi. Nous gardâmes tous deux les yeux ouverts toute la nuit à force de l’enthousiasme et de l’excitation que nous éprouvions pour le premier jour à la Faculté. Le lendemain à huit heures du matin, nous nous dirigeâmes tous les deux à la fac pour noter l'emploi du temps et commencer notre premier cours.
Nous marchâmes pendant une vingtaine de minutes, la Faculté n’était pas si loin de l’habitation que j’avais louée, quand nous arrivâmes devant la porte de la fac, nous nous tînmes debout pendant un moment contemplant cette grande porte béante, on dirait qu’elle était ouverte depuis longtemps et que ça fait des décennies qu’elle n’avait pas été fermée ou même remuée. Nous franchîmes le seuil de cette porte, il n’y avait personne dans la cour de la fac, nous jetions des regards aussi loin que nous pouvions, mais nous ne pûmes apercevoir aucune autre créature. Nous allâmes droit à l’Administration avec l’idée de trouver quelqu’un qui pourrait nous éclairer sur la situation.
L’Administration était aussi déserte que la cour, nous fîmes une petite promenade dans la fac, nous passions près des classes, nous aperçûmes des tables, des chaises, des bureaux… mais aucune personne. Ce fut un moment confus, même si supposant que les études n’ont pas encore débuté, nous pensâmes trouver quelqu’un à l’Administration ou à la rigueur une personne quelconque rien que pour la sécurité de l’établissement. Non, il n’y avait absolument personne.
Nous retournâmes à la maison vers dix heures avec l’intention de ressayer le lendemain matin. Le lendemain, nous partîmes à la fac, nous prîmes la liberté d’aller jusqu’aux environs de dix heures ; même scénario que la veille, nous commencions à penser que la fac était un bâtiment abandonné. Cette fois-ci, nous sortîmes sur-le-champ et nous prîmes le bus pour la corniche de Martil afin de respirer l’air au bord de la mer et prendre le petit déjeuner à la terrasse d’un café.
Le jour suivant, je partis seul cette fois et en plein après-midi ; toujours personne, je commençais à croire que cet ami et moi étions peut-être les seuls à être inscrits à cette Faculté. Malgré notre désappointement journalier, nous continuâmes à venir chaque jour de crainte que les cours commencent sans nous.
Ce n’est qu’à partir du 15 octobre que nous commençâmes à voir un peu de monde rôder ici et là aux alentours et dans les couloirs de la fac, mais toujours sans aucun personnel administratif. Un matin alors que j’errais seul à la fac tel quelqu’un qui a perdu le nord, j’aperçus juste à côté de l’Administration, un jeune homme légèrement barbu qui avait placé une table et une chaise au milieu d’une grande estrade et s’était assis les bras croisés. De temps à autre, certains étudiants venaient discuter avec lui, cette scène suscita ma curiosité, alors je décidai d’aller lui parler pour voir s’il peut m’informer sur la situation.
« Bonjour, je suis nouveau ici, je viens de m’inscrire, tu ne sais pas quand les études vont commencer s’il te plaît ? », lui demandai-je.
« Dans quelle filière tu es enrôlé ? », me répondit-il.
« Français. », répliquai-je tout court.
« Français ? Les classes d’études françaises ne commenceront peut-être d’ici une semaine ou deux ; vous, les étudiants de littérature française, vous commencez généralement les derniers, viens faire un tour d’ici une semaine ou deux, si tu as de la chance, on affichera peut-être votre emploi du temps », m’affirma-t-il.
Je remerciai courtoisement ce curieux bonhomme, j’admets que ses propos me laissèrent étrangement étonné. Il s’est avéré plus tard que c’était un étudiant de la troisième année qui s’était porté bénévole pour guider et encadrer les nouveaux bacheliers dépistés qui ne savaient ni où aller ni qui demander pour avoir des informations. J’admirais le service qu’il rendait à ces nouveaux venus.
Quoique ses propos me laissèrent étonné, et pour être franc, je ne crus pas un mot de ce qu’il m’avait avancé ; il n’eut pas tort. On afficha l'emploi du temps après environ une dizaine de jours sur un mur derrière une grille de fer à petits carreaux cadenassée de sorte qu'il fallait se bousculer entre les étudiants pour voir les horaires et les matières, et il fallait se munir également d'une loupe, parce que non seulement l'emploi du temps était difficile à apercevoir par-dessus la grille en fer, mais en plus il était écrit en petits caractères, et les étudiants des trois niveaux devaient se presser les uns contre les autres pour y jeter un coup d'œil. Une vraie torture visuelle. Ne serait-il pas plus simple d’imprimer les emplois du temps et nous les distribuer ?

Extrait d'une autobiographie

Bonjour,

Votre texte est bien rédigé mais il m'arrive cependant de buter sur certains termes.

Je résumerai ces erreurs par une phrase qu'un professeur a déclaré devant la classe il y a bien longtemps déjà :

"Les meilleurs écrivains sont ceux qui réussissent à exprimer une idée compliquée par des mots simples".

Par exemple, quand je lis "la matière de philosophie", ne serait-ce pas plus simple de dire "la philosophie" ?

-Quelques concordances des temps ne sont pas respectées, ne qui pourrait nuire à la bonne appréciation d'un texte.
-Vous utilisez des verbes et des termes appartenant au langage soutenu puis vous continuez avec un langage courant, il vous faut vous ordonner, et remettre ça au clair.
-Quelques passages de descriptions me paraissent assez lourds (Concernant la présentation de la faculté).
Abrégez et laisser nous nous envoler dans votre épopée universitaire !   

Sachez que mes critiques se veulent constructives et n'ont pas comme dessein de vous frustrer ou de vous décevoir ; Elles visent simplement l'amélioration d'un texte qui selon moi pourrait se révéler fantastique.

Bien à vous. 

Extrait d'une autobiographie

Bonjour
Merci d'avoir pris la peine de lire mon médiocre texte, au contraire vos remarques ne me frustrent point, elles m'aident de voir à travers les yeux des autres ce que je n'ai pas réussi ou je ne réussirai pas à voir tout seul. Justement, je voulais avoir les avis des lecteurs pour m'auto-évaluer, je ne suis qu'un écrivain amateur et ceci est la première fois où je me consacre à l'écriture sérieusement, avant je n'écrivais que des expressions écrites de quelques lignes pour l'école et rien de plus. J'essayerai de penser un peu plus à la phrase de votre professeur ("Les meilleurs écrivains sont ceux qui réussissent à exprimer une idée compliquée par des mots simples") qui ne me parait pas assez aisée à réaliser, ça l'air un peu mystique et hermétique 

Vive la plume 

Extrait d'une autobiographie

Mystique : Voilà un adjectif qui pourrait définir ce professeur !
Oui, c'est assez difficile à comprendre et à réaliser, mais avec un peu d'entraînement et un bon esprit de synthèse, ceci se révèle enfantin ! 

Votre texte n'est pas médiocre, au contraire ; Il mérite juste un peu plus de rigueur.

N'hésitez pas à vous inspirer de photos, de chansons, l'inspiration vient de suite !

Et puis, pourquoi ne pas écrire un roman autobiographique ? Un peu d'artifices et de strass peuvent enluminer un texte. Cependant, n'abusez pas, ne réinventez pas votre vie !