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Analyse grammaticale

Il vaut mieux oublier l'idée de "relative" qui ne marche assez bien que dans un cas, celui où l'on a un COD :

C'est ce livre qu'il a lu. (Il a lu ce livre.)
qu' : fonction COD.

Ici "que" joue à peu près normalement le rôle de pronom relatif classique.
Dans les autres cas (et notamment la phrase avec "par vanité"), le "que" n'est pas analysable, et l'ensemble de la tournure est un gallicisme qu'on doit accepter comme tel, quel que soit le nom qu'on lui donne.

1 602 (Modifié par Laoshi 13/10/2019 à 08:34)

Analyse grammaticale

A mon avis, toute réponse catégorique et toute analyse en ce qui concerne cette tournure peut être contestée.

Jehan te l'a dit : On peut parler d'un relatif multifonctions. Et le grammairien Legoffic y voit une sorte de relative. Tu peux toujours te référer à ce personnage et mentionner son analyse si tu as des doutes, comme j'en ai moi-même.
Pour moi, que, s'il est pronom relatif, ne peut représenter le nom vanité.
Ce n'est pas comme s'il était écrit : Il a agi avec cette vanité qu'on lui connaît.
Que complète de façon naturelle le présentatif C'est. Comme dans : C'est avec plaisir que je viendrai vous voir ; C'est avec conviction qu'il défend ses idées.... 
Et en réalité, pour le sens du moins, c'est comme si l'on avait une proposition indépendante : Il l'avait épargnée par vanité. Le c'est...que n'est qu'une forme emphatique propre au français. Elle peut être rendue dans d'autres langues par un changement dans l'ordre des mots.

Lamaneur, je constate avec plaisir que nous sommes sur la même longueur d'onde.

1 603 (Modifié par olivedenice 13/10/2019 à 09:32)

Analyse grammaticale

Laoshi a écrit :

Il s'agit ici d'une tournure emphatique, d'une mise en relief,  si tu préfères. C'est typiquement français.

Bonjour Laoshi, je ne suis pas germanophone mais il m'arrive régulièrement de corriger des ouvrages traduis de l'allemand, dans lesquelles je retrouve beaucoup plus souvent que dans les textes français cette tournure emphatique « c'est… que… ».
La plupart du temps – pas toujours, il arrive que la volonté d'emphase soit justifiée – je propose de remplacer par la tournure directe.
Ne penses-tu pas que cette tournure soit plus germanique que française ?

Je pose cette question à lamaneur aussi, qui considère cette tournure comme un gallicisme.

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Analyse grammaticale

Laoshi a écrit :

Lamaneur, je constate avec plaisir que nous sommes sur la même longueur d'onde.

Comme très souvent. Je me demande si nous ne parlons pas la même langue ! 

1 605 (Modifié par Jehan 13/10/2019 à 11:52)

Analyse grammaticale

Ce que"relateur omnifonctions" ne se rencontre pas que dans la structure clivée qui nous occupe...

Le jour nous sommes venus...
Le jour que nous sommes venus...

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Analyse grammaticale

Mais cela n’a rien à voir !
Là, le jour est bien l’antécédent.

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Analyse grammaticale

Si que était relatif, quelle serait sa fonction ?

1 608 (Modifié par Jehan 14/10/2019 à 12:53)

Analyse grammaticale

Le jour que nous sommes venus. =  Nous sommes venus ce jour
Fonction de que : CC de temps.
N'oublions pas qu'il s'agit ici d'un relatif omnifonction.

D'ailleurs, on peut aussi utiliser le relatif CC de  temps .
Le jour nous sommes venus.

Dans les deux cas, l'antécédent est "le jour".
Dans les deux cas, proposition relative.

Ceci juste pour rappeler qu'un que relatif n'a pas forcément une fonction de COD, même si cette dernière fonction est de loin la plus fréquente.

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Analyse grammaticale

Bonjour,

J'essaie d'analyser "à rire" dans la phrase "Mais qu'ont-ils donc à rire ?" pour pouvoir préciser le rôle de la préposition "à". Je me demande s'il s'agit simplement d'une proposition infinitive, mais il me semble qu'elles se construisent directement.

Merci de votre aide !

1 610 (Modifié par Jehan 24/10/2019 à 14:16)

Analyse grammaticale

Bonjour.


En tout cas, il ne s'agit pas d'une proposition infinitive.
Dans à rire, il n'y a aucun sujet distinct du sujet ils.
Il ne s'agit même pas d'une proposition.
Formellement, c'est un COI à noyau infinitif, à sens vaguement causal.
à rire équivaut à peu près à  "puisqu'ils rient"
Puisqu'ils rient, on se demande ce qu'ils ont.