1 301 (Modifié par Jehan 26/01/2019 à 19:26)

Analyse grammaticale

Specifique a écrit :

Pourrais-je avoir un exemple de "beaucoup" adverbe dans ce cas-là ? Parce que je ne suis pas sûre d'avoir bien saisi la différence !

Nouvelle question !

Dans "Quoi qu'on en dise..." , il est dit que "quoi" est pronom interrogatif. C'est bien ça ? Parce que j'avoue que je ne vois pas trop où est l'interrogation, ici ... !

Exemple de beaucoup purement adverbe, exprimant l'intensité et non la quantité :  Il s'amuse beaucoup.
Il n'est pas remplaçable par les pronoms plusieurs ou quelques-uns...

Dans "Quoi que l'on fasse ", quoi est un pronom indéfini neutre, antécédent du relatif que.
Il équivaut à un GN (déterminant indéfini quelque + nom) :
Quoi que l'on fasse = Quelque action que l'on fasse...

1 302

Analyse grammaticale

Bonjour à tou·te·s, ça fait longtemps que je visite ce site mais je viens juste de m'inscrire, j'espère donc ne pas commettre d'impair en postant ma question ici.

Je me suis cassé les dents à essayer de définir les fonctions des différents éléments d'une phrase paraissant pourtant toute bête, et n'ai trouvé en ligne aucune réponse satisfaisante. La phrase est la suivante :

« C'est à mon tour de parler. »

Je crois qu'on peut se mettre d'accord sur le fait que ce n'est pas le tour qui parle... Et que « à mon tour » est un complément circonstanciel ? À moins qu'il s'agisse d'un cas de phrase clivée ?

Toutes théories m'intéressent.

1 303 (Modifié par Jehan 25/01/2019 à 20:04)

Analyse grammaticale

Bonsoir.

Il s'agit d'une structure particulière et bien difficile à analyser de façon classique.
Il s'agit non pas d'une structure clivée, mais d'une tournure impersonnelle, avec sujet grammatical (C') et un sujet réel (de jouer) la particule "de" étant un simple marqueur d'infinitif. On peut considérer à mon tour comme un groupe prépositionnel attribut exprimant une sorte d'appartenance.
En langage plus recherché, et avec également une tournure impersonnelle, on formulerait d'ailleurs : Il m'appartient de jouer.
Et couramment, on reformulera : C'est à moi de jouer qui a exactement le même sens. En quelque sorte,  *L'action de jouer est à moi.

1 304

Analyse grammaticale

À noter que « C'est à mon tour de parler. » peut aussi se dire « C'est mon tour de parler. »

1 305

Analyse grammaticale

Jehan a écrit :

Exemple de beaucoup purement adverbe, exprimant l'intensité et non la quantité :  Il s'amuse beaucoup.
Il n'est pas remplaçable par les pronoms plusieurs ou quelques-uns...

Dans "Quoi que l'on fasse ", quoi est un pronom indéfini neutre, antécédent du relatif que.
Il équivaut à un GN (déterminant indéfini quelque + nom) :
Quoi que l'on fasse = Quelque action que l'on fasse...


D'accord, merci !!

1 306 (Modifié par Hippocampe 27/01/2019 à 11:58)

Analyse grammaticale

Salut,

Je viens de trouver ce mignon petit poème :

Bonsoir.

Dans l'étable, vaches et chevaux,
Une paire de bœufs attachés,
Des bêtes faisant plaisir à voir,
Avec des cornes torsadées
Que nul char, aucune jachère,
Aucun joug ne pouvaient briser...

Je ne suis pas sûr de bien comprendre pourquoi on écrit "pouvaient" et non "pouvait" ou plutôt je suis sûr de mal comprendre.

1 307

Analyse grammaticale

http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=4123

Lorsque plusieurs sujets sont juxtaposés et introduits par aucun, le verbe est souvent employé au singulier, car il est facile de concevoir l’action pour chacun des sujets séparément. Néanmoins, le pluriel est aussi possible.

Voir aussi :
http://languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=2208

1 308

Analyse grammaticale

Bonjour,
Quand on transforme un verbe en substantif, on transforme son complément d'objet direct en complément du nom. Ensuite, pour éviter une répétition, on peut remplacer le complément du nom par un adjectif possessif.
Exemple : on construit une maison ---- la construction de la maison ---- sa construction
Est-ce exact ? Est-il écrit quelque part que l'adjectif possessif peut jouer ce rôle de complément d'objet direct sans aucun rapport de possession ?

1 309 (Modifié par Jehan 28/01/2019 à 16:30)

Analyse grammaticale

Il ne s'agit pas d'un rôle de complément d'objet direct mais d'un rôle de complément de nom (génitif).
sa construction = la construction de la maison.
sa mort = la mort de celui-ci, d'icelui.

Bien sûr, les grammairiens ont observé depuis longtemps que sous le nom de "possessifs", les adjectifs indiquent un rapport un peu élargi :

Le déterminant possessif indique que les choses ou les êtres désignés par le nom ont une relation avec une personne grammaticale : celui qui parle, celui à qui l'on parle, celui ou ce dont on parle.
Cette relation peut être celle de la possession ou de l'appartenance, mais aussi n'importe quel type de rapport qu'exprime le complément déterminatif de nom ; le possessif peut aussi marquer l'affection, le mépris, etc.

Grevisse-Goosse, Nouvelle Grammaire française, §226

1 310

Analyse grammaticale

Le possessif est apte à exprimer tous les rapports exprimés par un complément de nom introduit par de...

Le complément d'un nom d'action, tout comme le possessif, peut renvoyer à l'objet de l'action :
On construit la maison > la construction de la maison > sa construction.
Il peut tout aussi bien renvoyer à l'agent de l'action.
Le maçon travaille > le travail du maçon > son travail.