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Analyse grammaticale

Bonjour.

Dans le chapitre sur les relatives substantives, Riegel parle à ce sujet de "relative locative sans antécédent". Le pronom est complément de lieu du verbe de la relative, la relative étant elle-même complément de lieu du verbe de la principale.

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Analyse grammaticale

Beaucoup de pronoms n'ont pas nécessairement besoin d'antécédents.
J'aime qui m'aime. Qui m'aime me suive. Advienne que pourra.
Il n'est pas nécessaire d'imaginer des ellipses. Le pronom a lui-même tout en puissance.

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Analyse grammaticale

Bonsoir !

Dans la phrase "Ne manger que des bons plats" j'ai un petit doute sur le nombre d'adverbes !
Faut-il en compter deux, "ne" et "que" ?

Merci !

1 214 (Modifié par Jehan 07/12/2018 à 22:17)

Analyse grammaticale

Bonsoir.

On considère en général la locution adverbiale ne...que (= seulement) comme formant un seul bloc.

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Analyse grammaticale

Bonjour

Pourriez vous me donner la nature de cette phrase qui me pose soucis SVP ?

Ils n’ont pu qu’en cessant de l’être se dérober à mon affection.

"qu'en cessant de l'être" : au début j'ai pensé à une participiale, car le verbe est au participe présent, mais le sujet étant le même (ils) et vu qu'il n'y a pas de virgules, je ne pense pas que ce soit cela.

Une complétive introduite par conjonction "qu'" ?

Ou rien du tout, juste une apposition au sujet "il" ? et donc une phrase simple et non pas complexe avec subordonnée ?

Merci  !

1 216

Analyse grammaticale

Bonsoir.

Cette phrase de Rousseau est une phrase simple.

Ils n’ont pu qu’en cessant de l’être se dérober à mon affection.

Il faut la comprendre comme : En cessant d'être des hommes, ils n'ont pu que se dérober à mon affection.

"en cessant de l'être" est  un gérondif, donc complément de phrase.
et n'...qu' une locution adverbiale à sens restrictif (= seulement).

Ils n'ont pu que = Ils ont pu seulement  (ils n'ont pas pu faire autre chose que... )

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Analyse grammaticale

Merci beaucoup pour votre réponse.

Du coup, petite question qui me vient, quid des subordonnées de restrictions induites par "sinon que, sauf que, hormis que, excepté que"...
Comme : ils se ressemblent, excepté que l'un est plus grand que l'autre.

Cette négation partielle "ne que" ne pourrait elle pas être vue comme une subordonnée ?
Non vraiment que phrase simple ?

Merci !

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Analyse grammaticale

Cette locution adverbiale n'...qu' modifie simplement l'unique verbe conjugué de la phrase simple proposée. On ne voit pas comment il pourrait y avoir une subordonnée dans cette phrase. Ni comment une locution adverbiale pourrait constituer à elle seule une subordonnée.

En revanche, dans la phrase complexe Ils se ressemblent, excepté que l'un est plus grand que l'autre. nous avons deux verbes conjugués, donc deux propositions.
Une principale, et une subordonnée introduite par la locution conjonctive excepté que.

Ne pas confondre locution adverbiale et locution conjonctive.

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Analyse grammaticale

Bonjour!

Un peu de grammaire, en prévision du CRPE...
Si vous pouviez jeter un coup d'oeil, ce serait top! Merci beaucoup pour votre aide!

« Ulysse remarque une grotte et, poussé par la curiosité, décide de l’explorer. Il part avec douze de ses compagnons et arrive rapidement à la caverne. Là, ils découvrent des fromages énormes, des vases de métal regorgeant de lait et de nombreux agnelets.
- Servons-nous et partons disent les compagnons d’Ulysse.
- Non ! Voyons qui est l’habitant de ces lieux.
Ulysse et ses compagnons s’installent, font du feu et attendent. Quelques minutes plus tard, la terre tremble et une ombre gigantesque se profile sur le sol. Polyphème, le cyclope, est de retour chez lui. Un frisson de frayeur saisit les grecs. Ils ont entendu parler des cyclopes, fils de Poséidon, dieu de la mer. Poussant son troupeau devant lui, Polyphème entre dans la grotte qu’il referme à l’aide d’une énorme pierre. Soudain, il aperçoit les Grecs terrorisés.
- Qui êtes-vous étrangers ?
- Nous sommes des guerriers revenant de Troie. Les dieux nous ont jetés sur la côte et…
- Nous, les cyclopes, ne craignons pas les dieux ! Nous leur sommes supérieurs. Disant cela, Polyphème attrape deux des compagnons d’Ulysse leur fracasse la tête et les dévore. Rassasié, il se couche et s’endort. Ulysse s’interroge alors : « Vais-je le tuer avec mon glaive ? Mais comment ensuite sortir de cette caverne ? La pierre d’entrée est si lourde que jamais nous ne pourrons la pousser… Je dois trouver un autre moyen… » La nuit passe. L’aube se lève. Polyphème s’éveille. En guise de déjeuner il dévore deux autres compagnons d’Ulysse puis sort faire paître son troupeau. Le soir deux grecs lui servent encore de dîner. Ulysse s’approche alors du cyclope : 
- Cyclope, accepterais-tu de ce délicieux vin ? Le géant avale le breuvage d’un seul coup.
- Que c’est bon ! Donne-m’en encore. Comment t’appelles-tu ?
- Je me nomme personne.
- Et bien personne, moi aussi je vais te faire un cadeau ; je te mangerai le dernier, voici mon cadeau. Puis, ivre, le cyclope s’allonge et s’endort.
Ulysse et ses compagnons se précipitent sur le pieu qu’ils avaient taillé en l’absence du géant. Il est mis dans le feu, chauffé au rouge et enfoncé dans l’œil du cyclope. Polyphème pousse
un hurlement qui se répercute au loin. Les Grecs se cachent au fond de la grotte tandis que d’autres Cyclopes, alertés par les cris de Polyphème, accourent.
- Que se passe t-il ? demandent-ils du dehors. Qui t’attaque ?
- C’est personne ! personne !
- Personne ? C’est alors quelque mal qui te vient du grand Zeus, dieu du ciel et de la terre, gouverneur de l’Olympe. Nous ne pouvons rien. Invoque ton père Poséidon notre roi. Sur ces mots, ils repartent.
Le lendemain, Polyphème ouvre la grotte et laisse sortir son troupeau. Craignant que les grecs ne s’échappent, il laisse passer les bêtes une à une et leur caresse le dos. Mais Ulysse et ses compagnons, rusés, se sont glissés sous les brebis et les béliers et non sur leur dos. Un à un, ils parviennent à quitter la caverne. Libres, ils atteignent le rivage, montent sur leur navire, hissent les voiles et aussitôt, voguent vers le large. Ulysse ne peut s’empêcher de s’adresser au cyclope. D’une voix railleuse, il dit :
- Cyclope, celui qui t’a privé de ton œil est Ulysse, le fils de Laërte, le vainqueur de Troie, le roi d’Ithaque. Polyphème, fou de douleur et de rage, s’adresse alors à son père en ces termes :
- ô Poséidon, s’il est vrai que je suis ton fils, fais que cet Ulysse ne rentre jamais au logis ou du moins qu’il n’y parvienne qu’après de nombreux malheurs.   

en Gras sont les subordonnées, il ne me semble pas en voir d'autres.




"Voyons qui est l'habitant de ces lieux".
nature: Proposition subordonnée relative substantive
fonction: COD de "voyons"

Il entre dans la grotte qu'il referme à l'aide d'une énorme pierre.
nature de qu': pronom relatif
fonction de qu' : COD de "referme"

Il aperçoit les Grecs terrorisés.
Fonction de "les Grecs": COD de "aperçoit"
fonction de terrorisés: attribut du CD "les Grecs"

Qui êtes-vous étrangers?
nature de Qui: pronom interrogatif ; Fonction: sujet de êtes

Nous sommes des guerriers revenant de Troie.
fonction "des guerriers : attribut de sujet "nous"
fonction de "revenant de Troie": complément du nom "des guerriers"

"La pierre d'entrée est si lourde que jamais nous ne pourrons la pousser" : prop. subordonnée circonstancielle de conséquence

" En guise de déjeuner il dévore deux autres compagnons d'Ulysse puis sort faire paître son troupeau"
--> 2 prop indépendantes
fonction de "deux autres compagnons" : COD de dévore
fonction d'Ulysse : complément du nom "compagnons"
son troupeau: COD de "faire paitre"
fonction de "en guise de déjeuner": CCT?

Que c'est bon! Donne-m'en encore.
nature de que : pronom exclamatif ; fonction de que: ?
fonction de "bon": attribut du sujet "c'" ; nature de bon: adjectif qualificatif
fonction de m': COS de "donne" ;   nature de m': pronom personnel
fonction de de en : COD de "donne"; nature de "en":  préposition

"Je me nomme personne".
fonction de personne: attribut du sujet " je" ; nature de personne: adverbe
fonction de "me" : ?

Les Grecs se cachent au fond de la grotte tandis que d'autres Cyclopes, alertés par les cris de Polyphème, accourent.
Tandis que : locution conjonctive qui introduit une proposition subordonnée conjonctive complétive
fonction de la prop.sub.complétive : COD de accourent
- Que se passe t-il? demandent-ils du dehors. Qui t'attaque?
Que: COD de "se passe"
Qui: pronom interrogatif/ fonction sujet de "attaque"
t' : COD de "attaque"

"Personne? C'est alors quelque mal qui te vient du grand Zeus, dieu du ciel et de la terre, gouverneur de l'Olympe.
nature de "qui te vient du grand Zeus": Prop. subordonnée relative ; fonction: complément de l'antécédent "quelque mal"
nature de qui: pronom relatif ; fonction de qui: sujet de "vient"
du ciel et de la terre : compléments du nom de Dieu

"Craignant que les Grecs ne s'échappent, il laisse  passer les bêtes une à une et leur caresse le dos.
nature de "passer les bêtes une à une: proposition subordonnée infinitive
Fonction : COD de laisse"

fonction de "leur" : COS de caresse
nature de "leur": déterminant possessif
fonction de "une à une ": Complément circonstanciel de manière , nature : groupe prépositionnel

" Cyclope, celui qui t'a privé de ton oeil est Ulysse, le fils de Laerte.
nature: prop. sub. relative
fonction: COD de "est" ?

de Laerte : complément du nom "fils"

Polyphème, fou de douleur.
de douleur: complément de l'adjectif "fou"

O Poséidon, s'il est vrai que je suis ton fils (1) fais que cet Ulysse ne rentre jamais au logis (2) ou du moins qu'il n'y parvienne qu'après de nombreux malheurs (3).

(1) : proposition subordonne conjonctive complétive , complément circonstanciel de condition
(2) : Proposition subordonnée conjonctive complétive, COD de "fais"
(3) : proposition subordonnée conjonctive complétive, COD de "fais" ?




Bonne soirée

Ana

1 220 (Modifié par Jehan 09/12/2018 à 14:58)

Analyse grammaticale

Bonsoir.


Voyons qui est l'habitant de ces lieux.
nature: Proposition subordonnée relative substantive
fonction: COD de "voyons"
Je verrais plutôt une subordonnée interrogative indirecte.


Il aperçoit les Grecs terrorisés.
fonction de terrorisés: attribut du CD "les Grecs"
. Non, puisque le groupe "les Grecs terrorisés" forme un bloc.  On pourrait dire "Il les aperçoit."

En guise de déjeuner il dévore deux autres compagnons d'Ulysse...
fonction de "en guise de déjeuner": CCT?
Il s'agit bien d'un CC, mais ce n'est pas un complément de temps.
Difficile de préciser...

Que c'est bon! Donne-m'en encore.
nature de que : pronom exclamatif ; fonction de que: ?
Ce n'est pas un pronom.
fonction de  en : COD de "donne"; nature de "en":  préposition
Non, ce n'est pas une préposition, ce mot n'introduit aucun complément.

Je me nomme personne.
nature de personne: adverbe
Non, cherche mieux.
fonction de "me" : ?
On pourrait dire  COD de "nomme", mais je pense que le pronom réfléchi de "se nommer" est non analysable.

Les Grecs se cachent au fond de la grotte tandis que d'autres Cyclopes, alertés par les cris de Polyphème, accourent.
Tandis que : locution conjonctive qui introduit une proposition subordonnée conjonctive complétive
fonction de la prop.sub.complétive : COD de accourent
Non, ce n'est pas une complétive, c'est une circonstancielle.
Je te laisse trouver la circonstance...Et une proposition ne peut pas être COD de son propre verbe !

- Que se passe t-il?
Que: COD de "se passe"
Non. "se passer" n'a aucun COD.
Tournure impersonnelle. Pour t'aider à trouver la fonction :
Il se passe quelque chose = Quelque chose se passe...

il laisse  passer les bêtes une à une et leur caresse le dos.
nature de "leur": déterminant possessif
Non, puisque c'est le COS du verbe. Cherche encore. Au singulier, on dirait "lui".
"une à une ":  nature : groupe prépositionnel.
Non, il n'est pas introduit par une proposition.

Cyclope, celui qui t'a privé de ton oeil est Ulysse, le fils de Laerte.
nature: prop. sub. relative.
Plus précisément, c'est une relative périphrastique, qui commence à "celui".
fonction: COD de "est" ?
Sûrement pas ! Le verbe être ne peut jamais avoir de COD, c'est bien connu.

O Poséidon, s'il est vrai que je suis ton fils (1) fais que cet Ulysse ne rentre jamais au logis (2) ou du moins qu'il n'y parvienne qu'après de nombreux malheurs (3).
(1) : proposition subordonne conjonctive complétive , complément circonstanciel de condition
Non. Dans "s'il est vrai que je suis ton fils", il y a deux propositions.