Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

J'aimerais une toute petite aide sur la scène 2 de l'acte II car ma question est : En quoi Don Juan est-il immoral ? Merci de bien vouloir m'aider.

Cette question ma été donner par ma prof de français
J'ai déjà quelque renseidnement mais pas assez pour faire un commentaire.

voici l'extrait etudier :

Scène II, Acte II

DOM JUAN, SGANARELLE, CHARLOTTE.

DOM JUAN: Nous avons manqué notre coup, Sganarelle, et cette bourrasque imprévue a renversé avec notre barque le projet que nous avions fait; mais, à te dire vrai, la paysanne que je viens de quitter répare ce malheur, et je lui ai trouvé des charmes qui effacent de mon esprit tout le chagrin que me donnait le mauvais succès de notre entreprise. Il ne faut pas que ce cœur m'échappe, et j'y ai déjà jeté des dispositions à ne pas me souffrir longtemps de pousser des soupirs.

SGANARELLE: Monsieur, j'avoue que vous m'étonnez. à peine sommes-nous échappés d'un péril de mort, qu'au lieu de rendre grâce au Ciel de la pitié qu'il a daigné prendre de nous, vous travaillez tout de nouveau à attirer sa colère par vos fantaisies accoutumées et vos amours. Paix! coquin que vous êtes; vous ne savez ce que vous dites, et Monsieur sait ce qu'il fait. Allons.

DOM JUAN, apercevant Charlotte: Ah! ah! d'où sort cette autre paysanne, Sganarelle? As-tu rien vu de plus joli? et ne trouves-tu pas, dis-moi, que celle-ci vaut bien l'autre?

SGANARELLE: Assurément. Autre pièce nouvelle.

DOM JUAN: D'où me vient, la belle, une rencontre si agréable? Quoi? dans ces lieux champêtres, parmi ces arbres et ces rochers, on trouve des personnes faites comme vous êtes?

CHARLOTTE: Vous voyez, Monsieur.

DOM JUAN: êtes-vous de ce village?

CHARLOTTE: Oui, Monsieur.

DOM JUAN: Et vous y demeurez?

CHARLOTTE: Oui, Monsieur.

DOM JUAN: Vous vous appelez?

CHARLOTTE: Charlotte, pour vous servir.

DOM JUAN: Ah! la belle personne, et que ses yeux sont pénétrants!

CHARLOTTE: Monsieur, vous me rendez toute honteuse.

DOM JUAN: Ah! n'ayez point de honte d'entendre dire vos vérités. Sganarelle, qu'en dis-tu? Peut-on rien voir de plus agréable? Tournez-vous un peu, s'il vous plaît. Ah! que cette taille est jolie! Haussez un peu la tête, de grâce. Ah! que ce visage est mignon! Ouvrez vos yeux entièrement. Ah! qu'ils sont beaux! Que je voie un peu vos dents, je vous prie. Ah! qu'elles sont amoureuses, et ces lèvres appétissantes! Pour moi, je suis ravi, et je n'ai jamais vu une si charmante personne.

CHARLOTTE: Monsieur, cela vous plaît à dire, et je ne sais pas si c'est pour vous railler de moi.

DOM JUAN: Moi, me railler de vous? Dieu m'en garde! je vous aime trop pour cela, et c'est du fond du cœur que je vous parle.

CHARLOTTE: Je vous suis bien obligée, si ça est.

DOM JUAN: Point du tout; vous ne m'êtes point obligée de tout ce que je dis, et ce n'est qu'à votre beauté que vous en êtes redevable.

CHARLOTTE: Monsieur, tout ça est trop bien dit pour moi, et je n'ai pas d'esprit pour vous répondre.

DOM JUAN: Sganarelle, regarde un peu ses mains.

CHARLOTTE: Fi! Monsieur, elles sont noires comme je ne sais quoi.

DOM JUAN: Ha! que dites-vous là? Elles sont les plus belles du monde; souffrez que je les baise, je vous prie.

CHARLOTTE: Monsieur, c'est trop d'honneur que vous me faites, et si j'avais su ça tantôt, je n'aurais pas manqué de les laver avec du son.

DOM JUAN: Et dites-moi un peu, belle Charlotte, vous n'êtes pas mariée, sans doute?

CHARLOTTE: Non, Monsieur; mais je dois bientôt l'être avec Piarrot, le fils de la voisine Simonette.

DOM JUAN: Quoi? une personne comme vous serait la femme d'un simple paysan! Non, non: c'est profaner tant de beautés, et vous n'êtes pas née pour demeurer dans un village. Vous méritez sans doute une meilleure fortune, et le Ciel, qui le connaît bien, m'a conduit ici tout exprès pour empêcher ce mariage, et rendre justice à vos charmes; car enfin, belle Charlotte, je vous aime de tout mon cœur, et il ne tiendra qu'à vous que je vous arrache de ce misérable lieu, et ne vous mette dans l'état où vous méritez d'être. Cet amour est bien prompt sans doute; mais quoi? c'est un effet, Charlotte, de votre grande beauté, et l'on vous aime autant en un quart d'heure, qu'on ferait une autre en six mois.

CHARLOTTE: Aussi vrai, Monsieur, je ne sais comment faire quand vous parlez. Ce que vous dites me fait aise, et j'aurais toutes les envies du monde de vous croire; mais on m'a toujou dit qu'il ne faut jamais croire les Monsieux, et que vous autres courtisans êtes des enjoleus, qui ne songez qu'à abuser les filles.

DOM JUAN: Je ne suis pas de ces gens-là.

SGANARELLE: Il n'a garde.

CHARLOTTE: Voyez-vous, Monsieur, il n'y a pas plaisir à se laisser abuser. Je suis une pauvre paysanne; mais j'ai l'honneur en recommandation, et j'aimerais mieux me voir morte, que de me voir déshonorée.

DOM JUAN: Moi, j'aurais l'âme assez méchante pour abuser une personne comme vous? Je serais assez lâche pour vous déshonorer? Non, non: j'ai trop de conscience pour cela. Je vous aime, Charlotte, en tout bien et en tout honneur; et pour vous montrer que je vous dis vrai, sachez que je n'ai point d'autre dessein que de vous épouser: en voulez-vous un plus grand témoignage? M'y voilà prêt quand vous voudrez; et je prends à témoin l'homme que voilà de la parole que je vous donne.

SGANARELLE: Non, non, ne craignez point: il se mariera avec vous tant que vous voudrez.

DOM JUAN: Ah! Charlotte, je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Vous me faites grand tort de juger de moi par les autres; et s'il y a des fourbes dans le monde, des gens qui ne cherchent qu'à abuser des filles, vous devez me tirer du nombre, et ne pas mettre en doute la sincérité de ma foi. Et puis votre beauté vous assure de tout. Quand on est faite comme vous, on doit être à couvert de toutes ces sortes de crainte; vous n'avez point l'air, croyez-moi, d'une personne qu'on abuse; et pour moi, je l'avoue, je me percerais le cœur de mille coups, si j'avais eu la moindre pensée de vous trahir.

CHARLOTTE: Mon Dieu! je ne sais si vous dites vrai, ou non; mais vous faites que l'on vous croit.

DOM JUAN: Lorsque vous me croirez, vous me rendrez justice assurément, et je vous réitère encore la promesse que je vous ai faite. Ne l'acceptez-vous pas, et ne voulez-vous pas consentir à être ma femme?

CHARLOTTE: Oui, pourvu que ma tante le veuille.

DOM JUAN: Touchez donc là, Charlotte, puisque vous le voulez bien de votre part.

CHARLOTTE: Mais au moins, Monsieur, ne m'allez pas tromper, je vous prie: il y aurait de la conscience à vous, et vous voyez comme j'y vais à la bonne foi.

DOM JUAN: Comment? Il semble que vous doutiez encore de ma sincérité! Voulez-vous que je fasse des serments épouvantables? Que le Ciel.

CHARLOTTE: Mon Dieu, ne jurez point, je vous crois.

DOM JUAN: Donnez-moi donc un petit baiser pour gage de votre parole.

CHARLOTTE: Oh! Monsieur, attendez que je soyons mariés, je vous prie; après ça, je vous baiserai tant que vous voudrez.

DOM JUAN: Eh bien! belle Charlotte, je veux tout ce que vous voulez; abandonnez-moi seulement votre main, et souffrez que, par mille baisers, je lui exprime le ravissement où je suis.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

bonjour a tous , j'aimerais que vous me donner quelque piste   , pour maider a faire mon commentaire
merci d'avance
Je doit montré que dans la piece 2 de l'acte 2 on n'a affaire a un " grand seigneure méchant homme " en examinant la facon dont la femme est dégradé ainsi que la religion malgré les apprence . Et comment dom juan mene toute la scene , et comment sganarelle en est réduit a étre le complice de son maitre . 
Merci de bien m'aider
J'ai déjà trouver des élément qui montre que dom juan et méchant homme car il promet le mariage a charlote et lui jure fidélité   alors qu'il sais que " c'est un épouseur a toute main "et qu'il ne tiendra pas ses promesse.

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Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

Bonjour,je suis en 1er S.J'ai un commentaire composé a faire sur la scene 2 acte 2 de Dom juan .Voici la question:A la lumiere de cette scene Dom juan est il un personnage comique?
J'ai commencé un plan mais je ne sais pas si il conviens.
Le voici:

  I,L'art de la séduction
       a)Le séducteur séduit
       b)Charlotte séduite

   II,Dom Juan un personnage qui aime se jouer des autres
        a)Dom Juan provoque le ciel

Mais je bloque ,mon plan ne répond pas vraiment a la question .Pourriez vous m'aider SVP.Voici le texte en question:

DOM JUAN.- Êtes-vous de ce village?
CHARLOTTE.- Oui, Monsieur.
DOM JUAN.- Et vous y demeurez?
CHARLOTTE.- Oui, Monsieur.
DOM JUAN.- Vous vous appelez?
CHARLOTTE.- Charlotte, pour vous servir.
DOM JUAN.- Ah! la belle personne, et que ses yeux sont pénétrants?
CHARLOTTE.- Monsieur, vous me rendez toute honteuse.
DOM JUAN.- Ah, n'ayez point de honte d'entendre dire vos vérités. Sganarelle, qu'en dis-tu? Peut-on rien voir de plus agréable? Tournez-vous un peu, s'il vous plaît, ah que cette taille est jolie! Haussez un peu la tête, de grâce, ah que ce visage est mignon! Ouvrez vos yeux entièrement, ah qu'ils sont beaux! Que je voie un peu vos dents, je vous prie, ah qu'elles sont amoureuses! et ces lèvres appétissantes. Pour moi, je suis ravi, et je n'ai jamais vu une si charmante personne.
CHARLOTTE.- Monsieur, cela vous plaît à dire, et je ne sais pas si c'est pour vous railler de moi.
DOM JUAN.- Moi, me railler de vous? Dieu m'en garde, je vous aime trop pour cela, et c'est du fond du cœur que je vous parle.
CHARLOTTE.- Je vous suis bien obligée, si ça est.
DOM JUAN.- Point du tout, vous ne m'êtes point obligée de tout ce que je dis, et ce n'est qu'à votre beauté que vous en êtes redevable.
CHARLOTTE.- Monsieur, tout ça est trop bien dit pour moi, et je n'ai pas d'esprit pour vous répondre.
DOM JUAN.- Sganarelle, regarde un peu ses mains.
CHARLOTTE.- Fi, Monsieur, elles sont noires comme je ne sais quoi.
DOM JUAN.- Ha que dites-vous là, elles sont les plus belles du monde, souffrez que je les baise, je vous prie.
CHARLOTTE.- Monsieur, c'est trop d'honneur que vous me faites, et si j'avais su ça tantôt, je n'aurais pas manqué de les laver avec du son.
DOM JUAN.- Et dites-moi un peu, belle Charlotte, vous n'êtes pas mariée sans doute?
CHARLOTTE.- Non, Monsieur, mais je dois bientôt l'être avec Piarrot, le fils de la voisine Simonette.
DOM JUAN.- Quoi? une personne comme vous serait la femme d'un simple paysan? Non, non, c'est profaner tant de beautés, et vous n'êtes pas née pour demeurer dans un village, vous méritez sans doute* une meilleure fortune, et le Ciel qui le connaît bien, m'a conduit ici tout exprès pour empêcher ce mariage, et rendre justice à vos charmes: car enfin, belle Charlotte, je vous aime de tout mon cœur, et il ne tiendra qu'à vous que je vous arrache de ce misérable lieu, et ne vous mette dans l'état où vous méritez d'être .

Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

Je pense pas que Dom Juan veuille être comique. Mais en séduisant les femmes il prend du plaisir. Cela fait sourire le lecteur ou le spectateur, Dom Juan est un être assez unique. Son talent oratoire est son arme la plus forte, il s'en sert à bon escient pour arriver à son but.
Tu peux, dans une partie, faire le talent oratoire de Dom Juan. Puis, souligner ce qui fait rire le lecteur, dans son langage, ses gestes, son naturel à faire ce qu'il fait (il le fait sans mauvaise conscience).

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Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

Bonjour,

Cette scène repose sur un certain nombre de procédés comiques :
- la tromperie,
- la flatterie,
- l'opposition entre un aristocrate roué et une campagnarde naïve,
- l'appel à témoin (qui reste muet et sans doute désapprobateur),
- l'énumération du bateleur,
- les observations mécaniques et surabondantes,
- le déni de la réalité ou l'idéalisation de l'être aimé à contre-emploi,
- les étapes de la stratégie de séduction ou une certaine virtuosité dans l'art d'éblouir...

Tu es dans l'art classique de la dénonciation du flatteur comme dans le "Corbeau et le renard" de La Fontaine par exemple. Ici Molière met cet art comique de la flatterie au service de la séduction amoureuse. Il y a sans doute une volonté didactique moralisante à l'encontre de ces beaux parleurs qui ont sévi jusque dans la vie privée de l'auteur de Dom Juan. Si l'entreprise du suborneur relève de situations traditionnelles de la farce, Molière dépasse les simples aspects comiques par des notations odieuses (déni de la réalité, promesse mensongère...)

Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

bonjour !
je suis en 1ére S et j'ai un paragraphe à faire sur Molière de Dom Juan , de l'acte 2 scène 2 , c'est en quoi est-ce une scène de comédie ?
j'ai un peu de mal je n'y arrive pas alors si quelqu'un pouvait m'aidez
merci d'avance !

le texte :

Dom Juan, apercevant Charlotte.
Ah ! ah ! d’où sort cette autre paysanne, Sganarelle ? As-tu rien vu de plus joli ? et ne trouves-tu pas, dis-moi, que celle-ci vaut bien l’autre ?
Sganarelle
Assurément. Autre pièce nouvelle.
Dom Juan
D’où me vient, la belle, une rencontre si agréable ? Quoi ? dans ces lieux champêtres, parmi ces arbres et ces rochers, on trouve des personnes faites comme vous êtes ?
Charlotte
Vous voyez, Monsieur.
Dom Juan
Êtes-vous de ce village ?
Charlotte
Oui, Monsieur.
Dom Juan
Et vous y demeurez ?
Charlotte
Oui, Monsieur.
Dom Juan
Vous vous appelez ?
Charlotte
Charlotte, pour vous servir.
Dom Juan
Ah ! la belle personne, et que ses yeux sont pénétrants !
Charlotte
Monsieur, vous me rendez toute honteuse.
Dom Juan
Ah ! n’ayez point de honte d’entendre dire vos vérités. Sganarelle, qu’en dis-tu ? Peut-on rien voir de plus agréable ? Tournez-vous un peu, s’il vous plaît. Ah ! que cette taille est jolie ! Haussez un peu la tête, de grâce. Ah ! que ce visage est mignon ! Ouvrez vos yeux entièrement. Ah ! qu’ils sont beaux ! Que je voie un peu vos dents, je vous prie. Ah ! qu’elles sont amoureuses, et ces lèvres appétissantes ! Pour moi, je suis ravi, et je n’ai jamais vu une si charmante personne.
Charlotte
Monsieur, cela vous plaît à dire, et je ne sais pas si c’est pour vous railler de moi.
Dom Juan
Moi, me railler de vous ? Dieu m’en garde ! je vous aime trop pour cela, et c’est du fond du cœur que je vous parle.
Charlotte
Je vous suis bien obligée, si ça est.
Dom Juan
Point du tout ; vous ne m’êtes point obligée de tout ce que je dis, et ce n’est qu’à votre beauté que vous en êtes redevable.
Charlotte
Monsieur, tout ça est trop bien dit pour moi, et je n’ai pas d’esprit pour vous répondre.
Dom Juan
Sganarelle, regarde un peu ses mains.
Charlotte
Fi ! Monsieur, elles sont noires comme je ne sais quoi.
Dom Juan
Ha ! que dites-vous là ? Elles sont les plus belles du monde ; souffrez que je les baise, je vous prie.
Charlotte
Monsieur, c’est trop d’honneur que vous me faites, et si j’avais su ça tantôt, je n’aurais pas manqué de les laver avec du son.
Dom Juan
Et dites-moi un peu, belle Charlotte, vous n’êtes pas mariée, sans doute ?
Charlotte
Non, Monsieur ; mais je dois bientôt l’être avec Piarrot, le fils de la voisine Simonette.
Dom Juan
Quoi ? une personne comme vous serait la femme d’un simple paysan ! Non, non : c’est profaner tant de beautés, et vous n’êtes pas née pour demeurer dans un village. Vous méritez sans doute une meilleure fortune, et le Ciel, qui le connaît bien, m’a conduit ici tout exprès pour empêcher ce mariage, et rendre justice à vos charmes ; car enfin, belle Charlotte, je vous aime de tout mon cœur, et il ne tiendra qu’à vous que je vous arrache de ce misérable lieu, et ne vous mette dans l’état où vous méritez d’être.

Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

bonjour,
je suis en 1ere es et j'ai en fait un commentaire a faire sur l'acte 2 scene 2 de dom juan de moliere. voici mon plan:
1. la stratégie du séducteur
    a. stratégie de guerrier
    b.l'éloquence de dom juan pour séduire
        .le séducteur en action
        . les procédés de séduction

2. le comportement de charlotte
   a le caractere de charlotte
   b. charlotte au début et à la fin

3.le rôle comique de sganarelle ou la comédie dans cet acte 2 scene 2

j'hésite pour mon dernier axe car je n'ai pas vraiment des idées pertinentes.
   est ce qu'il y aurait quelqu'un qui puisse m'aider sur ce sujet et aussi me dire son opinion sur mes axes?

voici le texte en question:

Acte II Scène II

DOM JUAN, SGANARELLE, CHARLOTTE.

DOM JUAN: Nous avons manqué notre coup, Sganarelle, et cette bourrasque imprévue a renversé avec notre barque le projet que nous avions fait; mais, à te dire vrai, la paysanne que je viens de quitter répare ce malheur, et je lui ai trouvé des charmes qui effacent de mon esprit tout le chagrin que me donnait le mauvais succès de notre entreprise. Il ne faut pas que ce cœur m'échappe, et j'y ai déjà jeté des dispositions à ne pas me souffrir longtemps de pousser des soupirs.

SGANARELLE: Monsieur, j'avoue que vous m'étonnez. à peine sommes-nous échappés d'un péril de mort, qu'au lieu de rendre grâce au Ciel de la pitié qu'il a daigné prendre de nous, vous travaillez tout de nouveau à attirer sa colère par vos fantaisies accoutumées et vos amours. Paix! coquin que vous êtes; vous ne savez ce que vous dites, et Monsieur sait ce qu'il fait. Allons.

DOM JUAN, apercevant Charlotte: Ah! ah! d'où sort cette autre paysanne, Sganarelle? As-tu rien vu de plus joli? et ne trouves-tu pas, dis-moi, que celle-ci vaut bien l'autre?

SGANARELLE: Assurément. Autre pièce nouvelle.

DOM JUAN: D'où me vient, la belle, une rencontre si agréable? Quoi? dans ces lieux champêtres, parmi ces arbres et ces rochers, on trouve des personnes faites comme vous êtes?

CHARLOTTE: Vous voyez, Monsieur.

DOM JUAN: êtes-vous de ce village?

CHARLOTTE: Oui, Monsieur.

DOM JUAN: Et vous y demeurez?

CHARLOTTE: Oui, Monsieur.

DOM JUAN: Vous vous appelez?

CHARLOTTE: Charlotte, pour vous servir.

DOM JUAN: Ah! la belle personne, et que ses yeux sont pénétrants!

CHARLOTTE: Monsieur, vous me rendez toute honteuse.

DOM JUAN: Ah! n'ayez point de honte d'entendre dire vos vérités. Sganarelle, qu'en dis-tu? Peut-on rien voir de plus agréable? Tournez-vous un peu, s'il vous plaît. Ah! que cette taille est jolie! Haussez un peu la tête, de grâce. Ah! que ce visage est mignon! Ouvrez vos yeux entièrement. Ah! qu'ils sont beaux! Que je voie un peu vos dents, je vous prie. Ah! qu'elles sont amoureuses, et ces lèvres appétissantes! Pour moi, je suis ravi, et je n'ai jamais vu une si charmante personne.

CHARLOTTE: Monsieur, cela vous plaît à dire, et je ne sais pas si c'est pour vous railler de moi.

DOM JUAN: Moi, me railler de vous? Dieu m'en garde! je vous aime trop pour cela, et c'est du fond du cœur que je vous parle.

CHARLOTTE: Je vous suis bien obligée, si ça est.

DOM JUAN: Point du tout; vous ne m'êtes point obligée de tout ce que je dis, et ce n'est qu'à votre beauté que vous en êtes redevable.

CHARLOTTE: Monsieur, tout ça est trop bien dit pour moi, et je n'ai pas d'esprit pour vous répondre.

DOM JUAN: Sganarelle, regarde un peu ses mains.

CHARLOTTE: Fi! Monsieur, elles sont noires comme je ne sais quoi.

DOM JUAN: Ha! que dites-vous là? Elles sont les plus belles du monde; souffrez que je les baise, je vous prie.

CHARLOTTE: Monsieur, c'est trop d'honneur que vous me faites, et si j'avais su ça tantôt, je n'aurais pas manqué de les laver avec du son.

DOM JUAN: Et dites-moi un peu, belle Charlotte, vous n'êtes pas mariée, sans doute?

CHARLOTTE: Non, Monsieur; mais je dois bientôt l'être avec Piarrot, le fils de la voisine Simonette.

DOM JUAN: Quoi? une personne comme vous serait la femme d'un simple paysan! Non, non: c'est profaner tant de beautés, et vous n'êtes pas née pour demeurer dans un village. Vous méritez sans doute une meilleure fortune, et le Ciel, qui le connaît bien, m'a conduit ici tout exprès pour empêcher ce mariage, et rendre justice à vos charmes; car enfin, belle Charlotte, je vous aime de tout mon cœur, et il ne tiendra qu'à vous que je vous arrache de ce misérable lieu, et ne vous mette dans l'état où vous méritez d'être. Cet amour est bien prompt sans doute; mais quoi? c'est un effet, Charlotte, de votre grande beauté, et l'on vous aime autant en un quart d'heure, qu'on ferait une autre en six mois.

CHARLOTTE: Aussi vrai, Monsieur, je ne sais comment faire quand vous parlez. Ce que vous dites me fait aise, et j'aurais toutes les envies du monde de vous croire; mais on m'a toujou dit qu'il ne faut jamais croire les Monsieux, et que vous autres courtisans êtes des enjoleus, qui ne songez qu'à abuser les filles.

DOM JUAN: Je ne suis pas de ces gens-là.

SGANARELLE: Il n'a garde.

CHARLOTTE: Voyez-vous, Monsieur, il n'y a pas plaisir à se laisser abuser. Je suis une pauvre paysanne; mais j'ai l'honneur en recommandation, et j'aimerais mieux me voir morte, que de me voir déshonorée.

DOM JUAN: Moi, j'aurais l'âme assez méchante pour abuser une personne comme vous? Je serais assez lâche pour vous déshonorer? Non, non: j'ai trop de conscience pour cela. Je vous aime, Charlotte, en tout bien et en tout honneur; et pour vous montrer que je vous dis vrai, sachez que je n'ai point d'autre dessein que de vous épouser: en voulez-vous un plus grand témoignage? M'y voilà prêt quand vous voudrez; et je prends à témoin l'homme que voilà de la parole que je vous donne.

SGANARELLE: Non, non, ne craignez point: il se mariera avec vous tant que vous voudrez.

DOM JUAN: Ah! Charlotte, je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Vous me faites grand tort de juger de moi par les autres; et s'il y a des fourbes dans le monde, des gens qui ne cherchent qu'à abuser des filles, vous devez me tirer du nombre, et ne pas mettre en doute la sincérité de ma foi. Et puis votre beauté vous assure de tout. Quand on est faite comme vous, on doit être à couvert de toutes ces sortes de crainte; vous n'avez point l'air, croyez-moi, d'une personne qu'on abuse; et pour moi, je l'avoue, je me percerais le cœur de mille coups, si j'avais eu la moindre pensée de vous trahir.

CHARLOTTE: Mon Dieu! je ne sais si vous dites vrai, ou non; mais vous faites que l'on vous croit.

DOM JUAN: Lorsque vous me croirez, vous me rendrez justice assurément, et je vous réitère encore la promesse que je vous ai faite. Ne l'acceptez-vous pas, et ne voulez-vous pas consentir à être ma femme?

CHARLOTTE: Oui, pourvu que ma tante le veuille.

DOM JUAN: Touchez donc là, Charlotte, puisque vous le voulez bien de votre part.

CHARLOTTE: Mais au moins, Monsieur, ne m'allez pas tromper, je vous prie: il y aurait de la conscience à vous, et vous voyez comme j'y vais à la bonne foi.

DOM JUAN: Comment? Il semble que vous doutiez encore de ma sincérité! Voulez-vous que je fasse des serments épouvantables? Que le Ciel.

CHARLOTTE: Mon Dieu, ne jurez point, je vous crois.

DOM JUAN: Donnez-moi donc un petit baiser pour gage de votre parole.

CHARLOTTE: Oh! Monsieur, attendez que je soyons mariés, je vous prie; après ça, je vous baiserai tant que vous voudrez.

DOM JUAN: Eh bien! belle Charlotte, je veux tout ce que vous voulez; abandonnez-moi seulement votre main, et souffrez que, par mille baisers, je lui exprime le ravissement où je suis.

MERCI D'AVANCE!

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Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

Bonsoir Cohen,

Ton plan doit aller du moins important au plus important :

J'essaierais donc
1 la paysanne naïve
2 le séducteur impénitent
3 le comique au service du moraliste (à ne pas confondre avec la morale)

Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

Bonjour, j'ai un devoir de Français sur l'acte 2, scène 2 de Don Juan à rendre pour demain. Je dois donner les aspects dur caractère de Don Juan dans cette scène, les aspects de la société que cette scène fait apparaître et les rôle jouer par Sganarelle. Si Vous avez quelques idées elles sont les bienvenue. Merci d'avance.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Molière, Dom Juan, acte II, scène 2

On voit DJ en séduction ; il semble lui-même sincèrement séduit d'ailleurs dès qu'il voit une jolie femme, et oublie tout le reste ; après il est habile et manipulateur, il profite de la naïveté. Sganarelle est "blasé", il connaît son maître et rappelle que c'est sans cesse la même chose. Mais il se fait complice en n'intervenant pas. Il est toujours le témoin.(d'ailleurs DJ le prend à parti)
Sur la société : on voit l'emprise du noble sur la jeune paysanne, flattée qu'il daigne s'intéresser à elle. On constate qu'il manie mieux le langage, et dénigre le mariage avec un simple paysan. D'ailleurs Charlotte n'hésitera pas à laisser son Pierrot pour les belles paroles du seigneur...