21

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

Franchement ... Je desespere

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

Pourquoi donc ?

Il y a de quoi désespérer si vous croyez que pour chaque texte il n'y a qu'une seule question possible, et à cette question, une seule réponse.
Mais non ! Plusieurs questions sont possibles, et plusieurs réponses à ces questions.
L'examinateur n'attend donc pas LA réponse, mais une réponse, étayée par une lecture du texte.
Cela devrait vous rassurer : toute réponse est bonne, si elle s'appuie sur le texte. Les textes, vous les connaissez.
Soyez sans inquiétude.

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

Bonjours

Je suis en première STSS et pour la rentrée je dois faire une lecture analytique de la lettre 1 des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos. Je viens de finir mon plan et j'aimerai avoir votre opinion :

    I/ Le portrait d'une jeune fille naïve et superficielle
       1) Une fille naïve et candide
       2) Une enfant vaniteuse et superficielle
       3) L'égotisme de la jeune fille

   II/ La critique de l'éducation des femmes
       1) L'entretien de l'ignorance des jeunes filles
       2) La solitude et le manque d'amour porté à Cécile
       3) La porté didactique de l’œuvre

Et voici le texte :


Cécile Volanges à Sophie Carnay. Aux Ursulines de ...

Tu vois, ma bonne amie, que je tiens parole, et que les bonnets et les pompons ne prennent pas tout mon temps; il m'en restera toujours pour toi. J'ai pourtant vu plus de parures dans cette seule journée que dans les quatre ans que nous avons passés ensemble; et je crois que la superbe Tanville aura plus de chagrin à ma première visite, où je compte bien la demander, qu'elle n'a cru nous en faire toutes les fois qu'elle est venue nous voir in fiocchi. Maman m'a consultée sur tout; elle me traite beaucoup moins en pensionnaire que par le passé. J'ai une Femme de chambre à moi; j'ai une chambre et un cabinet dont je dispose, et je t'écris à un Secrétaire très joli, dont on m'a remis la clef, et où je peux renfermer tout ce que je veux. Maman m'a dit que je la verrais tous les jours à son lever; qu'il suffisait que je fusse coiffée pour dîner, parce que nous serions toujours seules, et qu'alors elle me dirait chaque jour l'heure où je devrais l'aller joindre l'après-midi. Le reste du temps est à ma disposition, et j'ai ma harpe, mon dessin et des livres comme au Couvent; si ce n'est que la Mère Perpétue n'est pas là pour me gronder, et qu'il ne tiendrait qu'à moi d'être toujours à rien faire: mais comme je n'ai pas ma Sophie pour causer et pour rire, j'aime autant m'occuper.
Il n'est pas encore cinq heures; je ne dois aller retrouver Maman qu'à sept: voilà bien du temps, si j'avais quelque chose à te dire! Mais on ne m'a encore parlé de rien; et sans les apprêts que je vois faire, et la quantité d'Ouvrières qui viennent toutes pour moi, je croirais qu'on ne songe pas à me marier, et que c'est un radotage de plus de la bonne Joséphine. Cependant Maman m'a dit si souvent qu'une Demoiselle devait rester au Couvent jusqu'à ce qu'elle se mariât, que puisqu'elle m'en fait sortir, il faut bien que Joséphine ait raison.
Il vient d'arrêter un carrosse à la porte, et Maman me fait dire de passer chez elle tout de suite. Si c'était le Monsieur ? Je ne suis pas habillée, la main me tremble et le cœur me bat. J'ai demandé à la Femme de chambre, si elle savait qui était chez ma mère: " Vraiment, m'a-t-elle dit, c'est M. C**. " Et elle riait. Oh! je crois que c'est lui. Je reviendrai sûrement te raconter ce qui se sera passé. Voilà toujours son nom. Il ne faut pas se faire attendre. Adieu, jusqu'à un petit moment.
Comme tu vas te moquer de la pauvre Cécile! Oh! j'ai été bien honteuse! Mais tu y aurais été attrapée comme moi. En entrant chez Maman, j'ai vu un Monsieur en noir, debout auprès d'elle. Je l'ai salué du mieux que j'ai pu, et suis restée sans pouvoir bouger de ma place. Tu juges combien je l'examinais! " Madame ", a-t-il dit à ma mère, en me saluant, " voilà une charmante Demoiselle, et je sens mieux que jamais le prix de vos bontés. " A ce propos si positif, il m'a pris un tremblement tel, que je ne pouvais me soutenir; j'ai trouvé un fauteuil, et je m'y suis assise, bien rouge et bien déconcertée. J'y étais à peine, que voilà cet homme à mes genoux. Ta pauvre Cécile alors a perdu la tête; j'étais, comme a dit Maman, tout effarouchée. Je me suis levée en jetant un cri perçant, ... tiens, comme ce jour du tonnerre. Maman est partie d'un éclat de rire, en me disant: " Eh bien! qu'avez-vous? Asseyez-vous et donnez votre pied à Monsieur. " En effet, ma chère amie, le Monsieur était un Cordonnier. Je ne peux te rendre combien j'ai été honteuse: par bonheur il n'y avait que Maman. Je crois que, quand je serai mariée, je ne me servirai plus de ce Cordonnier-là.
Conviens que nous voilà bien savantes! Adieu. Il est près de six heures, et ma Femme de chambre dit qu'il faut que je m'habille. Adieu, ma chère Sophie; je t'aime comme si j'étais encore au Couvent.

Merci d'avance

24

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

Bonjour !
Je suis en première S et je passe mon oral dans bientôt une semaine, et pas moyen de mettre la main sur mes cours sur les Liaisons Dangereuses... J'avais dans l'idée, pour le plan, de faire :

I - Une jeune fille ingénue (naïve)
II - Une critique de l'éducation des femmes
Cela ne me paraît pas si mal mais je manque d'idée pour les sous-parties... et celles de koko2 se rapprochent plutôt bien de ce que je recherche, étant donné que nos plans sont plutôt proches. Mais que dire dedans ?

Pour le portrait d'une jeune fille naïve (I-1) toutes ces illusions de liberté alors que sa vie est programmée comme du papier a musique
Pour la vanité et superficialité (I-2) le fait qu'elle se vante de pouvoir mettre de nombreuses robes et parures
Mais en ce qui concerne l'égoïsme de la jeune fille je ne vois pas trop  ce que je pourrait dire dessus... en quoi voyez-vous Cécile comme égoïste ?

Et en ce qui concerne la deuxième partie j'ai le même soucis... quelle est selon vous la portée didactique de l'oeuvre, a part la dénonciation de la mauvaise éducation donnée aux femmes par le couvent ? Et sinon, en supprimant la dernière sous partie de la première partie et la dernière sous partie de la deuxième partie, mon plan tient-il toujours debout ? Il me semble que pour l'oral cela serait effectivement suffisant, mais qu'en pensez-vous ?

25 (Modifié par Jehan 18/06/2015 à 14:41)

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

Un aspect important : c'est la première lettre du roman. Elle est destinée à créer des éléments d'attente, situer l'intrigue, présenter un des personnages...

26

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

Bonjour, je suis en 1er stmg, je passe mon oral de francais dans 4 jours, on a etudier "Les Liaisons Dangereuse de Laclos" le problème c'est que je n'arrive pas a faire mes axes, quelqu'un pourrait m'aider svp


Lettre I
De Cécile Volanges à Sophie Carnay aux Ursulines de…
Paris, ce 3 Août 17**.
Tu vois, ma bonne amie, que je te tiens parole, et que les bonnets et les pompons ne prennent pas tout mon temps ; il m’en restera toujours pour toi. J’ai pourtant vu plus de parures dans cette seule journée que dans les quatre ans que nous avons passés ensemble ; et je crois que la superbe Tanville aura plus de chagrin à ma première visite, où je compte bien la demander, qu’elle n’a cru nous en faire toutes les fois qu’elle est venue nous voir dans son in fiocchi. Maman m’a consultée sur tout, et elle me traite beaucoup moins en pensionnaire que par le passé. J’ai une femme de chambre à moi ; j’ai une chambre et un cabinet dont je dispose, et je t’écris à un secrétaire très-joli, dont on m’a remis la clef et où je peux renfermer tout ce que je veux. Maman m’a dit que je la verrais tous les jours à son lever ; qu’il suffisait que je fusse coiffée pour dîner, parce que nous serions toujours seules, et qu’alors elle me dirait chaque jour l’heure où je devrais l’aller joindre l’après-midi. Le reste du temps est à ma disposition, et j’ai ma harpe, mon dessin, et des livres comme au couvent ; si ce n’est que la mère Perpétue n’est pas là pour me gronder, et qu’il ne tiendrait qu’à moi d’être toujours sans rien faire : mais comme je n’ai pas ma Sophie pour causer ou pour rire, j’aime autant m’occuper.
Il n’est pas encore cinq heures, et je ne dois aller retrouver maman qu’à sept : voilà bien du temps, si j’avais quelque chose à te dire ! Mais on ne m’a encore parlé de rien ; et sans les apprêts que je vois faire, et la quantité d’ouvrières qui viennent toutes pour moi, je croirais qu’on ne songe pas à me marier, et que c’est un radotage de plus de la bonne Joséphine. Cependant maman m’a dit si souvent qu’une demoiselle devait rester au couvent jusqu’à ce qu’elle se mariât, que puisqu’elle m’en fait sortir, il faut bien que Joséphine ait raison.
Il vient d’arrêter un carrosse à la porte, et maman me fait dire de passer chez elle, tout de suite. Si c’était le monsieur ? Je ne suis pas habillée, la main me tremble et le cœur me bât. J’ai demandé à ma femme de chambre si elle savait qui était chez ma mère : Vraiment, m’a-t-elle dit, c’est M. Ch.** Et elle riait ! Oh ! je crois que c’est lui. Je reviendrai sûrement te raconter ce qui se sera passé. Voilà toujours son nom. Il ne faut pas se faire attendre. Adieu, jusqu’à un petit moment.
Comme tu vas te moquer de la pauvre Cécile ! Oh ! j’ai été bien honteuse ! Mais tu y aurais été attrapée comme moi. En entrant chez maman, j’ai vu un monsieur en noir, debout auprès d’elle. Je l’ai salué du mieux que j’ai pu, et je suis restée sans pouvoir bouger de ma place. Tu juges combien je l’examinais ! Madame, a-t-il dit à ma mère, en me saluant, voilà une charmante demoiselle, et je sens mieux que jamais le prix de vos bontés. A ce propos si positif, il m’a pris un tremblement, tel que je ne pouvais me soutenir ; j’ai trouvé un fauteuil, et je m’y suis assise, bien rouge et bien déconcertée. J’y étais à peine, que voilà cet homme à mes genoux. Ta pauvre Cécile alors a perdu la tête ; j’étais, comme a dit maman, tout effarouchée. Je me suis levée en jetant un cri perçant… tiens, comme ce jour du tonnerre. Maman est partie d’un éclat de rire, en me disant : « Eh bien ! qu’avez-vous ? Asseyez-vous, et donnez votre pied à monsieur. » En effet, ma chère amie, le monsieur était un cordonnier. Je ne peux te rendre combien j’ai été honteuse : par bonheur il n’y avait que maman. Je crois que, quand je serai mariée, je ne me servirai plus de ce cordonnier-là. Ce récit est bien différent de celui que je comptais te faire.
Conviens que nous voilà bien savantes ! Adieu. Il est près de six heures, et ma femme de chambre dit qu’il faut que je m’habille. Adieu, ma chère Sophie ; je t’aime comme si j’étais encore au couvent.
Je ne sais par qui envoyer ma lettre : ainsi j’attendrai que Joséphine vienne.

27

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

Il suffit de regarder les messages précédents par exemple la réponse située plus haut en position deux.

28

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

Bonsoir,

Je demande rarement de l'aide pour analyser un texte car c'est ce que j'aime le mieux faire. Mais là je dois vous avouer que l'extrait que je dois étudier me pose énormément problème !

Je dois découper le texte pour pouvoir former mes parties (n'oubliez pas que c'est un analyse linéaire).

Comment auriez-vous fait ce découpage ? (et pourquoi si possible)

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Voici l'extrait tiré des Liaisons Dangereuses de Laclos, Lettre 1 :

Comme tu vas te moquer de la pauvre Cécile ! Oh ! j’ai été bien honteuse ! Mais tu y aurais été attrapée comme moi. En entrant chez maman, j’ai vu un Monsieur en noir, debout auprès d’elle. Je l’ai salué du mieux que j’ai pu, & je suis restée sans pouvoir bouger de ma place. Tu juges combien je l’examinais ! « Madame, a-t-il dit à ma mère, en me saluant, voilà une charmante demoiselle, & je sens mieux que jamais le prix de vos bontés. » À ce propos si positif, il m’a pris un tremblement tel que je ne pouvais me soutenir : j’ai trouvé un fauteuil, & je m’y suis assise, bien rouge & bien déconcertée. J’y étais à peine, que voilà cet homme à mes genoux. Ta pauvre Cécile alors a perdu la tête ; j’étais, comme dit maman, tout effarouchée. Je me suis levée en jetant un cri perçant ; ... tiens, comme ce jour du tonnerre. Maman est partie d’un éclat de rire, en me disant : « Eh bien ! qu’avez-vous ? Asseyez-vous, & donnez votre pied à monsieur. » En effet, ma chère amie, le monsieur était un cordonnier : je ne peux te rendre combien j’ai été honteuse ; par bonheur il n’y avait que maman. Je crois que quand je serai mariée, je ne me servirai plus de ce cordonnier-là.

Conviens que nous voilà bien savantes ! Adieu. Il est près de six heures, ma femme de chambre dit qu’il faut que je m’habille. Adieu, ma chère Sophie : je t’aime comme si j’étais encore au couvent.

P.S Je ne sais par qui envoyer ma lettre : ainsi j’attendrai que Joséphine vienne.

Paris, ce 3 août 17…

29 (Modifié par Ammy 03/03/2017 à 22:43)

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

De manière très basique, je verrais une introduction en 1 ligne et demie, puis l'anecdote, puis la conclusion (la leçon), dans les 3 dernières lignes. Je vois que ce n'est pas équilibré, mais c'est logique...
Ensuite on peut distinguer les étapes de l'anecdote.

30

Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 1

J'ai vu exactement la même chose et le fait que ce ne soit pas équilibré me pose problème car en général il vaut mieux que ce soit l'inverse.
J'hésite pour ma première partie à m'arrêter à "je l'examinais!" ou alors au risque de faire un découpage très court, j'hésite à m'arrêter à "comme moi" (car lorsque Cécile évoque la scène du cordonnier j’aperçois une scène propre au théâtre comique. Et pour moi "je l'ai salué du mieux que j'ai pu" montre un comique de geste.

Cette hésitation me perturbe !