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L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Salut,

Je voudrais savoir, tout d'abord, si l'emploi de subjonctif dans cette phrase est correcte :

" C'est la plus grande et belle des choses
que tu aies eu faite ".

Le subjonctif dans la subordonnée désigne-t-il une agréable que j'ai jamais vue jadis ?

Il peut avoir une valeur impérative :

Ceux qui ne sont pas concernés, qu'ils sortent !
Qu'il vienne !


Troisième question :

Quand on utilise le conditionnel au passé, notamment dans cette phrase :

En ce qui me concerne, j'aurais
plutôt écrit. " J'aurais écrit " Désigne le futur au passé, n'est-ce-pas ?

L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Je voudrais savoir, tout d'abord, si l'emploi du subjonctif dans cette phrase est correct :
" C'est la plus grande et la plus belle des choses
que tu aies eu faite ".
Le subjonctif dans la subordonnée désigne-t-il une agréable que j'ai jamais vue jadis ?

Je  ne sais pas ce que tu veux dire exactement par "une agréable"...
De toute façon, quand l'antécédent du pronom relatif est un superlatif comme ici, l'usage est d'employer le subjonctif dans la relative. Le subjonctif souligne l'ensemble des possibilités, tandis que l'antécédent au superlatif exprime le choix restrictif que l'on fait dans cet ensemble.


Le subjonctif peut avoir une valeur impérative :
Ceux qui ne sont pas concernés, qu'ils sortent !
Qu'il vienne !
Oui. Comme l'impératif n'a pas de 3e personne du singulier ou du pluriel, dans ce cas, le subjonctif peut le remplacer.


Quand on utilise le conditionnel au passé, notamment dans cette phrase :
En ce qui me concerne, j'aurais plutôt écrit...
" J'aurais écrit " désigne le futur au passé, n'est-ce pas ?

Non : ce n'est le futur antérieur du passé que dans une subordonnée après une principale au passé.  Par exemple :  Je sais qu'il sera rentré à minuit > Je savais qu'il serait rentré à minuit.

Dans ta phrase, il exprime l'irréel du passé, un fait passé qui ne s'est pas produit.

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L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Merci beaucoup Jehan !
Mais, je n'arrive pas à comprendre " le futur antérieur au passé " . Quand on dit : " Cet joueur aurait marqué deux buts ". J'ai souvent lu dans certains articles : " J'aurais aimé vous écrire cet article... "

Autre phrase : " Tu t'es trompé ! Il aurait fallu dire cela ...".

L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Tu t'es trompé ! Il aurait fallu dire cela ...

Le conditionnel passé est ici un irréel du passé... Il aurait fallu... Mais cette obligation n'a pas été respectée. Cela n'a pas eu lieu.

J'aurais aimé vous écrire cet article...
Même analyse : irréel du passé. J'aurais aimé écrire... Mais je n'ai pas eu cette possibilité.

Ce joueur aurait marqué deux buts.
Là, cela dépend du contexte... S'il n'a pas eu la possibilité de marquer, c'est encore un fait passé non réalisé, donc un irréel du passé.

Mais il existe un autre emploi du conditionnel passé  fréquent dans le style journalistique.
Par contraste avec l'indicatif, il sert à présenter des faits passés comme non certains. L'information reste à vérifier.

Ce joueur a marqué deux buts..
Le ministre a démissionné.
Indicatif :  informations certaines, les faits passés sont présentés comme sûrs.

Ce joueur aurait marqué deux buts.
Le ministre aurait démissionné.

Conditionnel : informations à vérifier, ce n'est pas encore sûr.

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L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Bonjour,

J’ai dessein de sublimer ma langue écrite et ma langue orale, mais je rencontre quantité de difficultés pour utiliser le subjonctif et le conditionnel : je ne sais pas toujours quand je dois les utiliser et je ne sais pas non plus comment les discerner — efficacement. De surcroît, j’ai remarqué que certains auteurs d’autrefois se servaient du subjonctif imparfait ou plus‑que‑parfait après un verbe au présent, néanmoins, je n’en comprends ni le sens ni l’utilité, serait‑ce une nuance s’approchant de celle que l’on fait entre le subjonctif présent et le subjonctif imparfait lors d’une proposition au conditionnel, ou serait‑ce autre chose ?

J’aimerais par ailleurs que vous me donnassiez, si vous le pouvez, des définitions claires du subjonctif et du conditionnel, pour qu’ainsi je pusse bien les discerner et que je commettes plus d’erreurs.

Par avance je vous remercie.

6 (Modifié par Jehan 22/09/2019 à 19:20)

L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Bonsoir.

pour qu’ainsi je pusse bien les discerner et que je commettes plus d’erreurs

Si je puis me permettre... J'écrirais plutôt : pour qu'ainsi je puisse bien les discerner et que je ne commette plus d'erreurs.

Vaste sujet, les emplois du subjonctif et du conditionnel... Impossible à résumer dans le cadre d'un seul message.
Il ne manque pas, sur ce forum, de discussions traitant de ces emplois.
Tu peux en trouver quelques-unes en bas de la présente page, sous la mention "Voir aussi..."
Peut-être veux-tu parler plus particulièrement du subjonctif plus-que-parfait employé avec une valeur modale de conditionnel passé, et appelé parfois, pour cela, "conditionnel passé deuxième forme" ?  C'est juste une question de registre de langue, le sens est exactement le même que celui d'un conditionnel passé.

L'on répondra mieux aux questions que tu te poses si tu nous donnes des exemples de ce que tu décris.

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L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Je vous remercie d’avoir répondu aussi rapidement, Jehan ! 

Je pensais que je devais ainsi écrire parce que le premier verbe est au subjonctif de l’imparfait. Pourriez‑vous m’expliciter pour quelles raisons j’aurais dû utiliser le subjonctif présent au lieu du subjonctif imparfait ? En ce qui concerne le « que je commettes » c’est une faute d'inattention, veuillez me pardonner.

Je vous remercie, j’irai les consulter.


Non, je ne mentionne pas cela.
En fait, je pointe ce type de phrases : « En est‑il un seul parmi vous qui consentît ? ». Cette phrase provient du livre de Maurice Grevisse «Le Français correct ». Grevisse dit : « Après un présent dans la principale, quand le verbe de la subordonnée est au subjonctif, il se met à l’imparfait ou au plus‑que‑parfait, selon les cas, si la subordonnée exprime un fait simplement possible ou soumis à une condition énoncée ou non […] ». Je ne saisis guère, qu’entend‑il par là ? Et pour quelles raisons y a‑t‑il le subjonctif imparfait après un verbe au présent, quelle différence y a‑t‑il avec « En est‑il un seul parmi vous qui consente » ?

L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Bonjour,
« En est‑il un seul parmi vous qui consentît ? » = En est-il un qui consentirait ? (fait possible mais plus loin d'être considéré comme envisageable que si l'on emploie le subjonctif présent)
Pour ce qui est de ta première phrase, J’aimerais ne doit pas être considéré comme un verbe passé. (Ce serait : J'aurais aimé). D'où le subjonctif présent que préconise Jehan.

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L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Je vous remercie de votre réponse, Laoshi !

Je comprends, merci.

« J’aimerais » est au conditionnel, je le sais, j’ai mis le verbe au subjonctif imparfait pour marquer la politesse, je croyais que cet usage était correct (?).

L'emploi du conditionnel et du subjonctif

Lorsque le verbe de la principale est au présent ou au futur de l’indicatif, à l'impératif présent ou au présent du conditionnel, la concordance ordinaire des temps n'appelle pas un subjonctif imparfait.(rarement utilisé de plus aujourd’hui dans le langage courant).