1

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

Bonjour a tous voila j'ai un commentaire a faire pour la semaine prochaine et je voudrais savoir si les informations que j'ai relever son utile et si il faut que j'en relèvent des autres. et malheureusement je n'arrive pas a trouver un plan voici ma problématique.
Nous nous demanderons en quoi cette scène est-elle la plus violente du roman.    OU   
Nous nous demanderons en quoi cette scène nous fait comprendre que le roman touche à sa fin
le texte est dans le poste en dessous.
Merci de votre aide ^^


*chaque personnage prend la parole a son tour donnant ainsi l'impression d'être dans un tribunal.
*   "  "  "  "  "  "  "  "  accepte le pardon de Milady car c'est dernier savent qu'elle va mourir d’où la répétition de " mourez en paix " permettant ainsi d'insister sur le fait quelle va mourir
*l'argent est jeté dans la rive par le bourreau car il agit en tant que juge et non pour s'enrichir.
*"horizon rougeâtre"  = didascalie interne ont sait donc que c'est le coucher du soleil. " rayon de lune sur la lame"= didascalie interne l'action a donc lieu le soir.
*leitmotiv de mourrez en paix = insister sur le fait que sa fin est assuré.
*utilisation de l'anglais par Milady pour nous faire rappeler que en plus de sa elle est dans le camp adverse car la France et Angleterre son en guerre , raison de plus pour sa mort.

*par la parole des différent personnages cela rappelle les actes atroces qu'elle a commis et qui vont la mener a sa pertes permettant ainsi de dresser un portrait fourbe du persos.
*pour athos la mort de la femme est une affaire personnel tandis que pour lord de winter c'est une vengeance pour la perte de certaine personne de son entourage il en va de même pour d'artagnan.

*elle cherche de l'espoir par ses 2 sens la vue et l'ouïe mais ne trouve rien.
*cette espoir elle le trouve car elle s’échappe mais ne parvient pas a partir loin impression d'un deus ex machina ) ordre de la divinité donc même dieu veut sa mort.
*le nom du bourreau change et devient l’exécuteur, on connait donc le rôle du personnage.
*champ lexicale de la mort : " mourez en paix, exécution,exécuteur,bourreau "

j'ai regrouper ce que je mettrai ensemble pensez vous que cela suffit svp ? Merci de votre aide en avance ^^

Athos fit un pas vers Milady.
« Je vous pardonne, dit-il, le mal que vous m’avez fait ; je vous pardonne mon avenir brisé, mon honneur perdu, mon amour souillé et mon salut à jamais compromis par le désespoir où vous m’avez jeté. Mourez en paix. »
Lord de Winter s’avança à son tour.
« Je vous pardonne, dit-il, l’empoisonnement de mon frère, l’assassinat de Sa Grâce Lord Buckingham ; je vous pardonne la mort du pauvre Felton, je vous pardonne vos tentatives sur ma personne. Mourez en paix.
– Et moi, dit d’Artagnan, pardonnez-moi, madame, d’avoir, par une fourberie indigne d’un gentilhomme, provoqué votre colère ; et, en échange, je vous pardonne le meurtre de ma pauvre amie et vos vengeances cruelles pour moi, je vous pardonne et je pleure sur vous. Mourez en paix.
– I am lost ! murmura en anglais Milady. I must die. »
Alors elle se releva d’elle-même, jeta tout autour d’elle un de ces regards clairs qui semblaient jaillir d’un oeil de flamme.
Elle ne vit rien.
Elle écouta et n’entendit rien.
Elle n’avait autour d’elle que des ennemis.
« Où vais-je mourir ? dit-elle.
– Sur l’autre rive », répondit le bourreau.
Alors il la fit entrer dans la barque, et, comme il allait y mettre le pied, Athos lui remit une somme d’argent.
« Tenez, dit-il, voici le prix de l’exécution ; que l’on voie bien que nous agissons en juges.
– C’est bien, dit le bourreau ; et que maintenant, à son tour, cette femme sache que je n’accomplis pas mon métier, mais mon devoir. »
Et il jeta l’argent dans la rivière.
Le bateau s’éloigna vers la rive gauche de la Lys, emportant la coupable et l’exécuteur ; tous les autres demeurèrent sur la rive droite, où ils étaient tombés à genoux.
Le bateau glissait lentement le long de la corde du bac, sous le reflet d’un nuage pâle qui surplombait l’eau en ce moment.
On le vit aborder sur l’autre rive ; les personnages se dessinaient en noir sur l’horizon rougeâtre.
Milady, pendant le trajet, était parvenue à détacher la corde qui liait ses pieds : en arrivant sur le rivage, elle sauta légèrement à terre et prit la fuite.
Mais le sol était humide ; en arrivant au haut du talus, elle glissa et tomba sur ses genoux.
Une idée superstitieuse la frappa sans doute ; elle comprit que le Ciel lui refusait son secours et resta dans l’attitude où elle se trouvait, la tête inclinée et les mains jointes.
Alors on vit, de l’autre rive, le bourreau lever lentement ses deux bras, un rayon de lune se refléta sur la lame de sa large épée, les deux bras retombèrent ; on entendit le sifflement du cimeterre et le cri de la victime, puis une masse tronquée s’affaissa sous le coup.

2

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

Comme problématique vois plutôt quelque chose comme: "En quoi ce passage constitue t-il un acmé majeur de l'oeuvre ?" Quelque chose de légèrement plus large comme ça, en tout cas.

*   "  "  "  "  "  "  "  "  accepte le pardon de Milady car c'est dernier savent qu'elle va mourir d’où la répétition de " mourez en paix " permettant ainsi d'insister sur le fait quelle va mourir

On insiste aussi surtout sur la miséricorde dont ils font preuve, plus que mourir "simplement" ils veulent qu'elle meurt en paix. Et attention, ici ils n'acceptent pas le pardon de Milady ! Athos et Lord de Winter accorde le pardon et d'Artagnan le demande, mais Milady n'exprime pas une quelconque demande de repentance.

*"horizon rougeâtre"  = didascalie interne ont sait donc que c'est le coucher du soleil. " rayon de lune sur la lame"= didascalie interne l'action a donc lieu le soir.

Pourquoi didascalie interne ? Attention, c'est un langage propre au théâtre ! Ici on a juste affaire à des indications implicites qui témoignent du moment où cela se passe. Remarque également que l'horizon rougeâtre préfigure le sang qui sera versé par Milady + analogie entre la fin de journée et la fin de la vie de Milady.

*utilisation de l'anglais par Milady pour nous faire rappeler que en plus de sa elle est dans le camp adverse car la France et Angleterre son en guerre , raison de plus pour sa mort.

Je ne dirais pas que c'est une raison de plus pour sa mort, Milady s'exprime tout simplement en anglais car c'est son langage maternelle ce qui montre qu'elle est troublée, fortement touchée et au bord du malaise. Elle s'exprime donc dans le langage qui lui est le plus familier, c'est-à-dire l'anglais. Par la suite comme tu l'as remarqué, elle en perd ses sens, ici c'est pareil, sa raison est trop faible pour faire directement appel au français, et donc à ses connaissances non-spontanés de la langue.

*cette espoir elle le trouve car elle s’échappe mais ne parvient pas a partir loin  impression d'un deus ex machina ) ordre de la divinité donc même dieu veut sa mort.

Attention, le deus ex machina désigne l'intervention d'une personne, d'un élément clé qui dénoue l'intrigue, donc ici pas de deus ex machina.

Sinon c'est un bon début mais je pense que tu devrais plus creuser le texte ! Il y a beaucoup de choses à dire dessus, tu y arriveras. Par exemple essaie de te pencher sur le rythme du texte, les constructions syntaxiques... Beaucoup de personnes oublient d'analyser ces choses là et pourtant ça livre beaucoup d'informations. Par exemple tu peux voir que Milady s'exprime peu mais qu'elle se montre plus agitée que ses ennemis, elle use d'une élocution exclamative/interrogative contrairement aux autres qui ont des tournures de phrases plus neutres, ce qui révèle une certaine froideur à son égard, il n'y aucune présence de sentiments de la part des trois hommes. Ou même par exemple les accumulations de reproches d'Athos, de Lord de Winter et de d'Artagnan qui expriment une certaine violence, une souffrance des trois hommes, une accumulation qui est surtout là pour accabler Milady.

Voilà ! Bonne continuation pour la suite !

3

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

ok merci beaucoup de ton aide je vais continuer ^^

4

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

Bonjour
J'ai un commentaire a faire en français sur le texte des Trois mousquetaires d'Alexandre Dumas. On me demande dans quelles mesures Milady est représentée comme une héroïne tragique.

Je n'ai pas trouver grand chose, hormis ceci:
-qui est confrontée à la fureur (folie) et à la mort
-une femme de haut rang
-la fatalité d’un destin

Pourriez vous m'aider s'il vous plait? Merci d'avance ! 

5

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

La question porte-t-elle sur toute l'oeuvre ou sur un extrait ?

6

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

J'avais oublié de mettre l'extrait de l’œuvre, il porte sur ce passage :

Athos fit un pas vers Milady.
« Je vous pardonne, dit-il, le mal que vous m’avez fait ; je vous pardonne mon avenir brisé, mon honneur perdu, mon amour souillé et mon salut à jamais compromis par le désespoir où vous m’avez jeté. Mourez en paix. »
Lord de Winter s’avança à son tour.
« Je vous pardonne, dit-il, l’empoisonnement de mon frère, l’assassinat de Sa Grâce Lord Buckingham ; je vous pardonne la mort du pauvre Felton, je vous pardonne vos tentatives sur ma personne. Mourez en paix.
– Et moi, dit d’Artagnan, pardonnez-moi, madame, d’avoir, par une fourberie indigne d’un gentilhomme, provoqué votre colère ; et, en échange, je vous pardonne le meurtre de ma pauvre amie et vos vengeances cruelles pour moi, je vous pardonne et je pleure sur vous. Mourez en paix.
– I am lost ! murmura en anglais Milady. I must die. »
Alors elle se releva d’elle-même, jeta tout autour d’elle un de ces regards clairs qui semblaient jaillir d’un oeil de flamme.
Elle ne vit rien.
Elle écouta et n’entendit rien.
Elle n’avait autour d’elle que des ennemis.
« Où vais-je mourir ? dit-elle.
– Sur l’autre rive », répondit le bourreau.
Alors il la fit entrer dans la barque, et, comme il allait y mettre le pied, Athos lui remit une somme d’argent.
« Tenez, dit-il, voici le prix de l’exécution ; que l’on voie bien que nous agissons en juges.
– C’est bien, dit le bourreau ; et que maintenant, à son tour, cette femme sache que je n’accomplis pas mon métier, mais mon devoir. »
Et il jeta l’argent dans la rivière.
Le bateau s’éloigna vers la rive gauche de la Lys, emportant la coupable et l’exécuteur ; tous les autres demeurèrent sur la rive droite, où ils étaient tombés à genoux.
Le bateau glissait lentement le long de la corde du bac, sous le reflet d’un nuage pâle qui surplombait l’eau en ce moment.
On le vit aborder sur l’autre rive ; les personnages se dessinaient en noir sur l’horizon rougeâtre.
Milady, pendant le trajet, était parvenue à détacher la corde qui liait ses pieds : en arrivant sur le rivage, elle sauta légèrement à terre et prit la fuite.
Mais le sol était humide ; en arrivant au haut du talus, elle glissa et tomba sur ses genoux.
Une idée superstitieuse la frappa sans doute ; elle comprit que le Ciel lui refusait son secours et resta dans l’attitude où elle se trouvait, la tête inclinée et les mains jointes.
Alors on vit, de l’autre rive, le bourreau lever lentement ses deux bras, un rayon de lune se refléta sur la lame de sa large épée, les deux bras retombèrent ; on entendit le sifflement du cimeterre et le cri de la victime, puis une masse tronquée s’affaissa sous le coup.
alors le bourreau détacha son manteau rouge, l’étendit à terre, y coucha le corps, y jeta la tête, le noue par les quatre coins, le rechargea sur son épaule et remonta dans le bateau.
Arrivé au milieu de la Lys, il arrêta la barque, et suspendant son fardeau au dessus de la rivière
- Laisser passer la justice de Dieu ! cria-t-il à haute voix.
Et il laissa tomber le cadavre au plus profond de l'eau, qui se referma sur lui

7

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

Ce que tu as trouvé convient.
Je suppose que tu as cherché dans ton cours les caractéristiques du personnage tragique.
C'est une bonne démarche.
Il ne te reste plus qu'à l'approfondir et à l'appliquer au texte à commenter.
Quelques remarques supplémentaires :
Il convient de préciser préalablement que Dumas utilise certains clichés mélodramatiques.
D'abord remarque que Milady est présentée indirectement par ceux qui la jugent. Apprécie leurs propos et tu conviendras que le personnage est redoutable, qu'il est une héroïne noire habitée par le mal...
Mais elle fait preuve d'une énergie indomptable.
Relève les détails concrets de son exécution dont la mise en scène est significative : coucher de soleil sanglant, nuit, traversée du fleuve (Achéron ? Bourreau qui pourrait représenter Charon ?)... Eléments qui confèrent un caractère sacré à la cérémonie funèbre.
Mais il existe aussi des détails morbides.
Elle n'a pas droit à une inhumation, elle ne doit pas laisser de trace, elle subit donc le châtiment d'être vouée à une errance perpétuelle après sa mort selon les croyances païennes antiques...
Il y a donc une certaine grandeur fascinante dans cette femme démoniaque dont la punition est à la hauteur de ses crimes.

8

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

Merci beaucoup pour l'aide ! je vous pouvoir enfin avancer dans mon commentaire.

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

Bonsoir, j'ai un commentaire à faire sur ce texte.
Voici mes deux axes : I/ Une mort morale
II/ Une mort dramatisée
Mais je n'arrive pas à trouver des sous-parties pour mon premier axe, pourriez-vous m'aider?

10

Dumas, Les Trois Mousquetaires, chapitre 66 - Athos fit un pas vers milady...

La mort comme fonction morale ou narrative ?

La mort comme un jugement, une condamnation
La mort comme un passage
La mort d'un personnage, comme une fin de roman