Quel est l'intérêt d'actualiser le mythe et la tragédie à l'époque contemporaine ?

Bonsoir je m'appelle Adeline je suis de la Réunion eh bien voilà j'ai une dissertation à rendre mais je bloque sur le sujet je m'embrouille et j'ai vraiment l'impression que mon plan est hors sujet!
Voici le sujet : Le XXe siècle réintroduit les mythes dans le théâtre. Jean Cocteau choisit de réécrire le mythe d'Oedipe dans une tragédie moderne: La Machine Infernale .
Quel est l'intérêt d'actualiser le mythe et la tragédie à l'époque contemporaine?

J'avais pensé à ce plan-ci:

I- Le mythe dans le théâtre
a) définition
b) le mythe d'Oedipe au théâtre ( divertissant, connaissance)

II- L'actualisation du mythe par la réécriture
a) définition de la réécriture et de l'actualisation
b) le changement de contexte donc le point de vue de l'auteur (contexte historique pour La Machine Infernale: la guerre)

Mais je ne crois pas répondre au sujet avec ce plan.
Besoin d'un bon coup de pouce s'il vous plaît.

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Quel est l'intérêt d'actualiser le mythe et la tragédie à l'époque contemporaine ?

Bonjour Adeline,

Le sujet te demande de rechercher l'intérêt d'actualiser le mythe et la tragédie aujourd'hui.

1 - Implicitement, mythe et tragédie appartiendraient au passé, pourquoi ?
2 - Quels avantages de réactualiser ces deux formes ? pour l'auteur ? pour le spectateur ?
3 - Avec en corollaire les risques encourus par ces deux formes lorsqu'elles sont réactualisées.

Quel est l'intérêt d'actualiser le mythe et la tragédie à l'époque contemporaine ?

Eh bien merci beaucoup même si j'ai déjà fait un plan mais c'est vramient gentil de m'avoir répondue.
Voici mon plan
I-Le mythe réactualisé
1)la définition du mythe
2)L'apport de connaissance,les conflits retrouvés à toutes les époques, le théâtre est la meilleure manière de représenter le mythe

II-La tragédie moderne
1)la définition de la tragédie
2)empreints et différences dans la réecriture d'Oedipe Roi

Quel est l'intérêt d'actualiser le mythe et la tragédie à l'époque contemporaine ?

bonjour je m'appelle malki et je sui etudian en sciences social et jaimerai un peu d'aide a propos du mythe d'oedipe ; 2 valeurs qui sont defendues dans le mythe et explique comment elles sont explique ...
et une actualisation du mythe

c'est assez urgent svp.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Quel est l'intérêt d'actualiser le mythe et la tragédie à l'époque contemporaine ?

Il me semble assez inévitable de ménager une place dans ta dissertation aux enjeux d'une réécriture.

=> Tu peux expliquer en quoi toute réécriture est une réappropriation du passé, en même temps qu'une dénaturation de ce dernier. Ce qui fait la qualité d'une bonne réécriture, ce n'est pas sa fidélité à l'original, c'est sa capacité à mettre en place tout un réseau de continuités et de ruptures. C'est ainsi que Jean Anouilh et Bertold Brecht peuvent dénoncer la montée du nazisme en reprenant respectivement les figures mythiques d'Antigone et de Jeanne d'Arc. Jean Anouilh théorise du reste l'acte de réécriture dans la préface de son Oedipe: "Et je me suis glissé dans la tragédie de Sophocle comme un voleur, mais un voleur amoureux de son butin".
=> Insister sur le caractère intemporel du mythe: une histoire forte, connue de tous, héritée au sens strict d'une tradition ancienne, mais que bon nombre d'auteurs - à commencer par Cocteau - vont chercher dans la modernité. L'un des ouvrages les plus révélateurs de ce dernier phénomène, c'est le célèbre Mythologie de Roland Barthes, qui se présente comme un recueil d'articles portant sur tout et n'importe quoi: cela va de la symbolique du vin et de la viande rouge, aux matchs de catch, en passant par les enveloppes. Le mythe originel possède une valeur poétique, une fonction d'élucidation du monde, sens qui perdure aujourd'hui encore, alors même le mythe ne fait plus partie de nos conceptions religieuses.

Puisque ton texte de référence est la Machine Infernale de Cocteau, il ne serait pas idiot de glisser un mot sur les conceptions esthétiques de ce dernier. La réécriture du mythe devient pour Cocteau un moyen de "réenchanter" le monde. Il ne s'agit pas de montrer le réel, ni même de le sublimer, mais d'exagérer ce qu'il peut avoir de comique et de sensible, afin de mettre en lumière ce que le monde, en soi, peut avoir de poétique. Un idéal très proche finalement de celui des surréalistes. Je te cite deux extraits qui sont répondent parfaitement: le premier vient de la préface aux Mariés de la tour Eiffel in les Arguments chorégraphiques de Cocteau, le second est une tirade de la Répétition ou l'amour puni de Jean Anouilh:

Je dis ridicule, parce qu'au lieu de chercher à me tenir en deçà du ridicule de la vie, de l'atténuer, de l'arranger, comme nous arrangeons, en racontant une aventure où nous jouons un rôle défavorable, je l'accentue au contraire, je le pousse au-delà, et je cherche à peindre plus vrai que le vrai.
Le poète doit sortir objets et sentiments de leurs voiles et de leurs brumes, les montrer soudain, si nus et si vite, que l'homme a peine à les reconnaître. Ils le frappent alors avec leur jeunesse, comme s'ils n'étaient jamais devenus des vieillards officiels.
C'est le cas des lieux communs, vieux, puissants et universellement admis à la façon des chefs-d'oeuvre, mais dont la beauté, l'originalité, ne nous surprennent plus à force d'usage.

Le naturel, le vrai, celui du théâtre, est la chose la moins naturelle du monde […]. N’allez pas croire qu’il suffit de retrouver le ton de la vie. D’abord dans la vie le texte est toujours si mauvais ! Nous vivons dans un monde qui a complètement perdu l’usage du point-virgule, nous parlons, tous par phrases inachevées, avec trois petits points sous-entendus, parce que nous ne trouvons jamais le mot juste. Et puis le naturel de la conversations, que les comédiens prétendent retrouver : ces balbutiements, ces hoquets, ces hésitations, ces bavures, ce n’est vraiment pas la peine de réunir cinq ou six cents personnes dans une salle et de leur demander de l’argent pour leur en donner le spectacle. Ils adorent cela, je le sais, ils s’y reconnaissent. Il n’empêche qu’il faut écrire et jouer la comédie mieux qu’eux. C’est joli la vie, mais cela n’a pas de forme. L’art a pour objet de lui en donner une précisément et de faire, par tous les artifices possibles - plus vrai que le vrai.

Ne peut-on rapprocher cette opération de "réanchantement" du monde, de "poétisation" de la vie, à la réécriture de mythe, qui est, somme toute, irruption d'une fiction éthérée, poétique, saturée par ce que Gide appelle "la part de Dieu", au sein même du prosaïsme de la vie quotidienne ? La réécriture d'un mythe n'est-elle pas une actualisation de ce que Cocteau appelle le "lieu commun" ?