Émile Verhaeren, Dimanche matin

Bonjour à tous, je suis entrain d'analyser le poème d'Emile Verhaeren (poète flamand).
J'ai trouvé certaine figure de style:

V1: personnification: l'or des branches
V2: Lumière et ombre: Oxymore
V3: les aiguilles d'or des des instectes: personnification
V3 à V6: ET+determinant+nom commun+ det+nom commun... Anaphore

Pourriez-vous m'aider à trouver le reste Voici le poème :


1 Oh ! Les éveils des bourgades sous l'or des branches,
2 Où courent la lumière et l'ombre - et les roseaux
3 Et les aiguilles d'or des insectes des eaux
4 Et les barres des ponts de bois et leurs croix blanches.

5 Et le pré plein de fleurs et l'écurie en planches
6 Et le bousculement des baquets et des seaux
7 Autour de la mangeoire où grouillent les pourceaux,
8 Et la servante, avec du cru soleil aux manches.

9 Ces nets éveils dans les matins ! - Des mantelets,
10 Des bonnets blancs et des sarraus, par troupelets,
11 Gagnaient le bourg et son clocher couleur de craie.

12 Pommes et bigarreaux ! - Et, par-dessus la haie
13 Luisaient les beaux fruits mûrs, et, dans le verger clair,
14 Brusque, comme un sursaut, claquait du linge en l'air

Émile Verhaeren, Dimanche matin

Bonsoir.

D'accord pour l'anaphore...
Mais lumière et ombre n'est pas un oxymore : il n'est pas inattendu de les rapprocher; c'est une antithèse.
Mais dire que la lumière et l'ombre courent, c'est une personnification.

Pas de personnification  dans L'or des branches... Rien n'agit comme une personne, ici.
C'est simplement une métaphore (la couleur est comparée à un métal).

Dans les vers 9-10-11, tu as une métonymie : les personnes qui gagnent le bourg sont désignés par leurs coiffures, leurs vêtements.

comme un sursaut est une comparaison.

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Émile Verhaeren, Dimanche matin

Bonjour,

Je ne suis pas sûr d'avoir compris ce que vous attendez de nous.
Voulez-vous que nous vous montrions les figures de style ?
Voici celles que j'ai trouvé dans le premier vers, il faut que vous partiez à leur recherche dans tout le poème.
Personnellement, je perçois cette activité comme un grand jeu de piste, un puzzle.

Oh ! Les éveils des bourgades sous l'or des branches,

Dans ce vers, nous pouvons noter l'interjection "oh" accompagnée de la modalité exclamative. Comme Jehan l'a dit, le vers 'se ferme' sur une métaphore. Les allitérations en 'b' et 'r' rapprochent "bourgades" et "branches". L'assonance en 'é' crée une sorte de rime intérieur et confirme la musicalité de l'oeuvre.

Après avoir relevé ces figures de style, il faut interprétez l'effet qu'elles produisent dans le vers et dans le poème. Quels effets 'directs' produisent-elles ? Pourquoi l'auteur a chois de tourner sa phrase comme ceci, qu'est ce que cela apporte au poème ?

J'espère avoir été clair et avoir pu vous aider.

A.S.

Émile Verhaeren, Dimanche matin

Bonsoir, Anastasius... Tu réponds à un message vieux de cinq ans !   

Émile Verhaeren, Dimanche matin

En même temps, il a précisé qu'il n'était pas sûr  ; mais je trouve la réponse belle, telle une résurrection.