Propositions subordonnées introduites par "alors que"

Bonjour,

Toujours dans l'optique de préparer un concours voici mon interrogation.

Voici deux phrases:

"Les premières aires d'accueil de gens du voyage ont vu le jour au début des années 70 alors que les problèmes de stationnement commençaient à naître du fait d'une urbanisation galopante"

"En trente ans, seules 5 000 places de campement ont été créées alors que les besoins sont, au bas mot ,de 30 000 places"

Ces deux propositions subordonnées expriment-elles la même circonstance par rapport à leur proposition principale ?

Merci pour votre aide.

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Propositions subordonnées introduites par "alors que"

Bonjour Xelav.

   Pour répondre à ta question sans te mâcher la besogne, je te propose de remplacer la conj. de sub. "alors que" :

Les premières aires d'accueil de gens du voyage ont vu le jour au début des années 70 au moment où / pendant que les problèmes de stationnement commençaient à naître du fait d'une urbanisation galopante

La seconde phrase est plus difficile à modifier, tant "alors que" est ici appropriée ; on ne peut que trouver une périphrase longue, ou transformer la construction grammaticale :

En trente ans, seules 5 000 places de campement ont été créées en dépit du fait que les besoins sont, au bas mot ,de 30 000 places
   En trente ans, seules 5 000 places de campement ont été créées ; pourtant nous savons que les besoins sont, au bas mot ,de 30 000 places

  Y vois-tu plus clair ?

Propositions subordonnées introduites par "alors que"

Bonjour Pierrot11,

Puis-je dire alors

- que la première proposition est une subordonnée circonstancielle de temps

- et que la seconde est une subordonnée circonstancielle de but ?

Merci

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Propositions subordonnées introduites par "alors que"

Re-bonjour,

oui, incontestablement pour la première ; attention : grammaticalement "au moment où" introduit une relative !

Quant à la seconde, elle ne marque pas un but : je la dirais subordonnée concessive (si ce terme existe encore) [*]. Attention encore : "pourtant nous savons que" est grammaticalement une autre proposition principale.

[*] on pouvait faire plus simple : « ... 30 000 places ..., bien que nous sachions ... »

Propositions subordonnées introduites par "alors que"

Bonjour Pierrot et Xelav,

Pour la 1) :

Les premières aires d'accueil de gens du voyage ont vu le jour au début des années 70 alors que les problèmes de stationnement commençaient à naître du fait d'une urbanisation galopante

On pourrait aussi remplacer par "parce que" et en faire une circonstancielle de cause : cela me semble possible, non ? (bien qu'il y ait aussi la notion de temps...).

Muriel

Propositions subordonnées introduites par "alors que"

Bonjour

À mon avis, on peut dire que la locution adverbiale ALORS QUE correspond à la façon de marquer une « opposition » entre deux faits.

Dans les exemples proposés on peut remplacer cette locution par TANDIS QUE ou parfois par MÊME SI :

"Les premières aires d'accueil de gens du voyage ont vu le jour au début des années 70 (alors que) TANDIS QUE les problèmes de stationnement commençaient à naître du fait d'une urbanisation galopante"

"En trente ans, seules 5 000 places de campement ont été créées (alors que)  MÊME SI les besoins sont, au bas mot, de 30 000 places".

Cette locution fait partie de la « concession » rencontrée dans des propositions circonstancielles de cause.

Elle est toujours suivie de l’indicatif.

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Propositions subordonnées introduites par "alors que"

oups !

Locution conjonctive et non adverbiale comme je l'ai écrit par erreur.

Quant à l’argument de Pierrot, "je la dirais subordonnée concessive (si ce terme existe encore) [*] ". Si Pierrot tu as bien raison et on peut distinguer les circonstancielles de concession ou d’opposition, qui se trouvent introduites par des conjonctions ou des locutions conjonctives.

Les premières indiquant un fait qui aurait pu S’OPPOSER à la réalisation du fait qui se trouve indiqué dans la proposition principale.


Les secondes indiquant un fait qui CONTRASTE avec la réalisation du fait qui se trouve indiqué dans la proposition principale.

J’espère ce coup-ci ne pas avoir fourché, excuses.
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