Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Bonjour à tous!
Je pense ne pas avoir vu ce sujet alors j'espère pas me tromper!

Je dois faire un commentaire composé sur l'acte V scène 7.
J'ai mes grandes parties mais j'ai du mal à trouver les sous parties. Si quelqu'un pourrait me donner des idées mais pas me les données toutes faites (Je sais pas si c'est bien formulé... )

I/Le déséspoir de Thésée
II/La confession de Phèdre
   1°) La confession du crime
   2°) La jsutification de la mort qu'elle se donne
   3°) Rend la gloire d'Hippolyte
III/Un dénouement tragique

Scène 7

Thésée, Phèdre, Théramène, Panope, gardes
THÉSÉE
Eh bien ! vous triomphez, et mon fils est sans vie !
Ah ! que j’ai lieu de craindre, et qu’un cruel soupçon,
L’excusant dans mon cœur, m’alarme avec raison !
Mais, madame, il est mort, prenez votre victime ;
Jouissez de sa perte, injuste ou légitime :
Je consens que mes yeux soient toujours abusés.
Je le crois criminel, puisque vous l’accusez.
Son trépas à mes pleurs offre assez de matières
Sans que j’aille chercher d’odieuses lumières,
Qui, ne pouvant le rendre à ma juste douleur,
Peut-être ne feraient qu’accroître mon malheur.
Laissez-moi, loin de vous, et loin de ce rivage,
De mon fils déchiré fuir la sanglante image.
Confus, persécuté d’un mortel souvenir,
De l’univers entier, je voudrais me bannir.
Tout semble s’élever contre mon injustice ;
L’éclat de mon nom même augmente mon supplice :
Moins connu des mortels, je me cacherais mieux.
Je hais jusques aux soins dont m’honorent les dieux ;
Et je m’en vais pleurer leurs faveurs meurtrières,
Sans plus les fatiguer d’inutiles prières.
Quoi qu’ils fissent pour moi, leur funeste bonté
Ne me saurait payer de ce qu’ils m’ont ôté.
PHÈDRE
Non, Thésée, il faut rompre un injuste silence ;
Il faut à votre fils rendre son innocence :
Il n’était point coupable.
THÉSÉE
Ah ! père infortuné !
Et c'est sur votre foi que je l'ai condamné !
Cruelle ! pensez-vous être assez excusée…
PHÈDRE
Les moments me sont chers ; écoutez-moi, Thésée :
C’est moi qui sur ce fils, chaste et respectueux,
Osai jeter un œil profane, incestueux.
Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste :
La détestable Œnone a conduit tout le reste.
Elle a craint qu’Hippolyte, instruit de ma fureur,
Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur :
La perfide, abusant de ma faiblesse extrême,
S’est hâtée à vos yeux de l’accuser lui-même.
Elle s’en est punie, et fuyant mon courroux,
A cherché dans les flots un supplice trop doux.
Le fer aurait déjà tranché ma destinée ;
Mais je laissais gémir la vertu soupçonnée :
J’ai voulu, devant vous exposant mes remords,
Par un chemin plus lent descendre chez les morts.
J’ai pris, j’ai fait couler dans mes brûlantes veines
Un poison que Médée apporta dans Athènes.
Déjà jusqu’à mon cœur le venin parvenu
Dans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;
Déjà je ne vois plus qu’à travers un nuage
Et le ciel et l’époux que ma présence outrage ;
Et la mort à mes yeux dérobant la clarté,
Rend au jour qu'ils souillaient toute sa pureté.
PANOPE
Elle expire, seigneur !
THÉSÉE
D'une action si noire
Que ne peut avec elle expirer la mémoire !
Allons, de mon erreur, hélas ! trop éclaircis,
Mêler nos pleurs au sang de mon malheureux fils !
Allons de ce cher fils embrasser ce qui reste,
Expier la fureur d'un vœu que je déteste :
Rendons-lui les honneurs qu'il a trop mérités ;
Et, pour mieux apaiser ses mânes irrités,
Que, malgré les complots d'une injuste famille,
Son amante aujourd'hui me tienne lieu de fille !

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Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Bonjour Hamtaro,

Quelques éléments complémentaires dont tu pourras t'inspirer.

THESEE
Hé bien ! vous triomphez, et mon fils est sans vie.
Ah ! que j'ai lieu de craindre ! et qu'un cruel soupçon,
L'excusant dans mon coeur, m'alarme avec raison !
Mais, Madame, il est mort, prenez votre victime :
Jouissez de sa perte, injuste ou légitime.
Je consens que mes yeux soient toujours abusés.
Je le crois criminel puisque vous l'accusez.
Son trépas à mes pleurs offre assez de matières,
Sans que j'aille chercher d'odieuses lumières,
Qui ne pouvant le rendre à ma juste douleur,
Peut-être ne feraient qu'accroître mon malheur.
Laissez-moi, loin de vous et loin de ce rivage,
De mon fils déchiré fuir la sanglante image.
Confus, persécuté d'un mortel souvenir,
De l'univers entier je voudrais me bannir.
Tout semble s'élever contre mon injustice.
L'éclat de mon nom même augmente mon supplice.
Moins connu des mortels, je me cacherais mieux.
Je hais jusques au soin dont m'honorent les Dieux ;
Et je m'en vais pleurer leurs faveurs meurtrières,
Sans plus les fatiguer d'inutiles prières.
Quoi qu'ils fissent pour moi, leur funeste bonté
Ne me saurait payer de ce qu'ils m'ont ôté.

PHEDRE
Non, Thésée, il faut rompre un injuste silence ;
Il faut à votre fils rendre son innocence.
Il n'était point coupable.

THESEE
Ah ! père infortuné !
Et c'est sur votre foi que je l'ai condamné !
Cruelle, pensez-vous être assez excusée...

PHEDRE
Les moments me sont chers, écoutez-moi, Thésée.
C'est moi qui sur ce fils chaste et respectueux
Osai jeter un oeil profane, incestueux.
Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste ;
La détestable OEnone a conduit tout le reste.
Elle a craint qu'Hippolyte, instruit de ma fureur,
Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur.
La perfide, abusant de ma faiblesse extrême,
S'est hâtée à vos yeux de l'accuser lui-même.
Elle s'en est punie, et fuyant mon courroux,
A cherché dans les flots un supplice trop doux.
Le fer aurait déjà tranché ma destinée ;
Mais je laissais gémir la vertu soupçonnée.
J'ai voulu, devant vous exposant mes remords,
Par un chemin plus lent descendre chez les morts.
J'ai pris, j'ai fait couler dans mes brûlantes veines
Un poison que Médée apporta dans Athènes.
Déjà jusqu'à mon coeur le venin parvenu
Dans ce coeur expirant jette un froid inconnu ;
Déjà je ne vois plus qu'à travers un nuage
Et le ciel, et l'époux que ma présence outrage ;
Et la mort, à mes yeux dérobant la clarté,
Rend au jour, qu'ils souillaient, toute sa pureté.

PANOPE
Elle expire, Seigneur.

THESEE
D'une action si noire
Que ne peut avec elle expirer la mémoire !
Allons, de mon erreur, hélas, trop éclaircis,
Mêler nos pleurs au sang de mon malheureux fils.
Allons de ce cher fils embrasser ce qui reste,
Expier la fureur d'un voeu que je déteste.
Rendons-lui les honneurs qu'il a trop mérités ;
Et pour mieux apaiser ses mânes irrités,
Que malgré les complots d'une injuste famille,
Son amante aujourd'hui me tienne lieu de fille.

Introduction : Aricie a détrompé Thésée : Hippolyte n'est pas coupable du crime dont on l'accuse. Oenone s'est jetée à la mer. et Phèdre est entrée en agonie, "La pâleur de la mort est déjà sur son teint". Théramène vient rapporter la mort d'Hippolyte emporté par un monstre marin. Les événements se précipitent. Phèdre, accablée par le remords, vient avouer la vérité à son époux. Un climat funèbre enveloppe les personnages.

Pistes de lecture :
- la tentation du mensonge surmontée : un époux qui accepterait d'être abusé, une amante qui rend hommage à sa victime
- la confession sans paix : une exigence de vérité, les forces de destruction liguées contre Phèdre, Phèdre veut assumer sa responsabilité mais atténue la force de son désir de possession destructeur,
- la mort du "monstre" : ombre et lumière, salissure et pureté restaurée, le chant funèbre en forme de plainte qui s'épuise.
- les derniers actes royaux et paternels : soins au mort et adoption de l'ennemie, clin d'oeil du courtisan Racine au monarque Louis XIV ?

Conclusion : Phèdre est une tragédie païenne sur laquelle règne une fatalité implacable. Méchants et justes sont entraînés dans la mort. Phèdre, consciente de sa culpabilité, ne peut supporter l'horreur d'être un monstre. Désespérée, elle se suicide. Ce n'est pas une tragédie chrétienne, car à aucun moment n'apparaît le moindre signe d'un pardon possible ni le début d'un repentir. Le sentiment de la faute est accablant. Phèdre nous donne l'impression d'être engloutie dans sa damnation. Nous avons là, au mieux, la vision pessimiste d'un univers janséniste, d'un Dieu bon cruellement absent, d'une héroïne à qui il a manqué la grâce, qui se croit rejetée et condamnée par son père Minos. Notons toutefois que les derniers mots de la tragédie appartiennent à Thésée. Le roi fait preuve de grandeur d'âme et de mansuétude en adoptant Aricie, comme si, Phèdre disparue, il cherchait à restaurer par le pardon (politique et affectif) l'ordre un moment perturbé par l'irruption des passions et du péché.

Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Désolé je suis un petit peu nouille...

I/Le déséspoir de Thésée
  1°) Un époux abusé
  2°)Neptune a exaucé son désir de vengeance
  3°)?
II/La confession de Phèdre
   1°) La confession du crime
   2°) La jsutification de la mort qu'elle se donne
   3°) Rend la gloire d'Hippolyte
III/Un dénouement tragique
   1°) Par les morts des justes
   2°)La fatalité (destin dirigé par les Dieux)
   3°) L'Atteinte de la Catharsis

Ca va comme ça?:s
Je commence à peine les commentaires...:(

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Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Bonjour Hamtaro,

C'est mieux !

I/ Le désespoir de Thésée
  1°) Un époux DESabusé
  2°) Neptune a exaucé son désir de vengeance, UN PERE MALHEUREUX
  3°) UN ROI QUI ADOPTE SON ENNEMIE POLITIQUE EN GUISE DE COMPENSATION.

II/ La confession de Phèdre
   1°) La confession du crime
   2°) La justification de la mort qu'elle se donne
   3°) Rend la gloire A Hippolyte

III/ Un dénouement tragique
   1°) Par les morts des justes et DES COUPABLES
   2°) La fatalité (destin dirigé par les Dieux ET L'AVEUGLEMENT DES HUMAINS)
   3°) L'atteinte de la Catharsis OU UNE PAIX FUNEBRE

Ne te dévalorise pas !

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Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Bonjour, je suis une élève de seconde et je viens tout juste de commencer à apprendre à faire les commentaires de texte.
Ma prof de français, nous a donné le sujet suivant :

<< Pour lundi 11 février :
Préparation de texte : Dénouement de Phèdre.
v.1617 → Fin de la pièce ( Acte V, scène 7 )

a) Situez la scène avec precision, de manière à éclairer le sens de l'extrait.
b) Développez le premier axe de commentaire sous forme de plan détaillé. Son titre sera " Un dénouement conçu pour faire éprouver terreur et pitié au spectateur " >>

Je suis sincèrement perdue, et je dois avouer que je n'ai pas franchement bien compris la pièce, & de plus je ne sais pas trop comment aborder le sujet ... Quelqu'un pourrait t'il me guider ?

Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Bonjour, Est ce que quelqu'un pourrait m'aider à faire juste une sous partie de Phèdre qui concerne la forme ( les alexandrins, les assonances, ...) Merci d'avance


Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Racine, Phèdre, acte V, scène 7

À toi de relever les assonances ! et d'étudier les effets produits
Vu que toute la pièce est en alex, il n'y a pas grand-chose à dire sur le sujet

Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Et bien justement je n'arrive pas telement à repérer les effets que les assonances produisent ou s'il y a des métaphores etc...

merci d'avance

Racine, Phèdre, acte V, scène 7

Commencent par les lister, et après étudie les effets
Pour les métaphores revois la définition (Fiches de Méthode de ce site)

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Racine, Phèdre, acte V, scène 7

bonjour je doit répondre a la question : dite en quoi il s'agit d'une scène de dénouement a propos de la dernière scène de Phèdre.
et je galère un peu donc si vous savais est- ce que vous pouvez m'aidez svp.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.