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Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 4

Bonjour, bonsoir,
Pour lundi, je dois présenter un extrait de Lorenzaccio de Musset à l'oral (qui va me permettre de remonter ma moyenne j'espère..)
Je n'ai jamais fait un oral et je ne sais pas si ce que je vais présenter est bon ou pas. Surtout la manière dont je dois présenter l'introduction, si j'ai oublié ou mit des éléments en trop...
Le développement me perturbe, j'ai du mal à interpréter. J'ai tout mit dans ces fichiers.
S'il vous plait, j'ai besoin de votre aide.
PS : Je n'ai pas le droit de changer les éléments du développement.
Merci d'avance pour votre aide.

L'extrait :

https://lut.im/8K5DIimF/J7ymDM7P

Le plan d'après la prof : http://up.sur-la-toile.com/i18hv
Ce que j'ai fait : http://up.sur-la-toile.com/i18hw

Je pense que l'introduction et la conclusion sont bons. Il me reste alors le développement.
J'ai refait le développement, mais j'ignore si le problème est le manque d'explications de ma part ou le manque de citations ? Même à l'écrit, j'ai beaucoup de mal avec le développement, c'est pour ça que je n'ai pas la moyenne...

Développement :
Nous allons commencer par étudier par comment se manifeste la colère du Duc ?
D'abord, il ne laisse pas parler ses interlocuteurs.
Ensuite, il déprécie ses interlocuteurs, comme nous pouvons le voir dans la ligne 66, en disant « ces monsieurs ».
Puis par Il utilise aussi le registre polémique, comme nous pouvons le voir dans la ligne 63 « ils prétendent » et la ligne 80 « Plaisantez vous cardinal » avec l'emploie de l'exclamatif et de l' impératif
Enfin, par sa grossièreté provocatrice se traduit dans des expressions comme,à la ligne 75 « corps de Bacchus » représentant le dieu du vin et à la ligne 77 « par la mort de Dieu »
Maintenant que nous avons vu comment se manifeste la colère du Duc, nous allons maintenant voir par comment s'explique cette colère ?
Tout d'abord, Alexandre exprime sa colère par volonté de puissance avec l'emploi du futur « il restera » dans la ligne 77 et il ne cache pas sa débauche en disant « mon entremetteur » dans la ligne 87
Puis il exprime les sentiments qu'il éprouve pour Lorenzo, quand il fait son portrait, il a pitié de lui et dit qu'il est affaibli physiquement comme nous pouvons le constater dans la ligne 70 « l'ombre d'1 ruffian énervé », la ligne 90 « ce petit corps maigre » et la ligne 91 « ce lendemain d'orgie ambulant » Lorenzo apparaît alors comme un héros romantique, il a une identité complexe. Il a plusieurs noms, Lorenzo, Lorenzino, Lorenzaccio, il a en outre plusieurs rôles, philosophe, intellectuel, lâche, débauché, ami du duc...
La faiblesse de Lorenzo est assimilée à la féminité comme nous pouvons le voir dans les lignes 91« mains fluettes... éventail », ligne 76 « J'aime Lorenzo » et ligne 91 avec l'accumulation « ce petit cors maigre...
Lorenzo est lâche et pleutre, et moralement, il est faible et manque de courage comme nous pouvons le voir dans les lignes 69 « le plus fuffé poltron », 63 « ce pauvre Renzo » ; 70« femmelette ».Ce n'est pas un homme d'action car il est dit qu'il est « 1 rêveur »dans la ligne 72 et « 1 philosophe » dans la ligne 70. Nous retrouvons ainsi le thème du double, nous avons deux hommes en un, Lorenzo est pur tandis que Lorenzaccio est débauché.

LE DUC — Paix ! tu oublies que Lorenzo de Médicis est cousin d’Alexandre. (Entre le cardinal cibo.) Cardinal, écoutez un peu ces messieurs qui disent que le pape est scandalisé des désordres de ce pauvre Renzo, et qui prétendent que cela fait tort à mon gouvernement.
LE CARDINAL — Messire Francesco Molza vient de débiter à l’Académie romaine une harangue en latin contre le mutilateur de l’arc de Constantin.
LE DUC — Allons donc, vous me mettriez en colère ! Renzo un homme à craindre ! le plus fieffé poltron ! une femmelette, l’ombre d’un ruffian énervé ! un rêveur qui marche nuit et jour sans épée, de peur d’en apercevoir l’ombre à son côté ! d’ailleurs un philosophe, un gratteur de papiers, un méchant poète, qui ne sait seulement pas faire un sonnet ! Non, non, je n’ai pas encore peur des ombres. Eh ! corps de Bacchus ! que me font les discours latins et les quolibets de ma canaille ! J’aime Lorenzo, moi, et, par la mort de Dieu, il restera ici.
LE CARDINAL — Si je craignais cet homme, ce ne serait pas pour votre cour, ni pour Florence, mais pour vous, duc.
LE DUC — Plaisantez-vous, cardinal, et voulez-vous que je vous dise la vérité ? (il lui parle bas.) Tout ce que je sais de ces damnés bannis, de tous ces républicains entêtés qui complotent autour de moi, c’est par Lorenzo que je le sais. Il est glissant comme une anguille ; il se fourre partout, et me dit tout. N’a-t-il pas trouvé moyen d’établir une correspondance avec tous ces Strozzi de l’enfer ? Oui, certes, c’est mon entremetteur ; mais croyez que son entremise, si elle nuit à quelqu’un, ne me nuira pas. Tenez ! (Lorenzo paraît au fond d’une galerie basse.) Regardez-moi ce petit corps maigre, ce lendemain d’orgie ambulant. Regardez-moi ces yeux plombés, ces mains fluettes et maladives, à peine assez fermes pour soutenir un éventail ; ce visage morne, qui sourit quelquefois, mais qui n’a pas la force de rire. C’est là un homme à craindre ? Allons, allons, vous vous moquez de lui.

Aidez moi s'il vous plait.

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Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 4

Bonjour, l'oral de français approche et j'ai 3 textes qui se trouvent dans Lorenzaccio sur le descriptif mais il y en a un qui n'a pas été expliqué par ma prof et je galère pour retouver des Axe, voici l'extrait :

LE CARDINAL — Messire Francesco Molza vient de débiter à l'Académie romaine une harangue en latin contre le mutilateur de l'arc de Constantin.

LE DUC — Allons donc, vous me mettriez en colère ! Renzo un homme à craindre ! le plus fieffé poltron ! une femmelette, l'ombre d'un ruffian énervé ! un rêveur qui marche nuit et jour sans épée, de peur d'en apercevoir l'ombre à son côté ! d'ailleurs un philosophe, un gratteur de papier, un méchant poète, qui ne sait seulement pas faire un sonnet ! Non, non, je n'ai pas encore peur des ombres. Eh ! corps de Bacchus ! que me font les discours latins et les quolibets de ma canaille ! J'aime Lorenzo, moi, et, par la mort de Dieu, il restera ici.

LE CARDINAL — Si je craignais cet homme, ce ne serait pas pour votre cour, ni pour Florence, mais pour vous, Duc.

LE DUC — Plaisantez-vous, cardinal, et voulez-vous que je vous dise la vérité ? (Il lui parle bas.) Tout ce que je sais de ces damnés bannis, de tous ces républicains entêtés qui complotent autour de moi, c'est par Lorenzo que je le sais. Il est glissant comme une anguille ; il se fourre partout et me dit tout. N'a-t-il pas trouvé moyen d'établir une correspondance avec tous ces Strozzi de l'enfer ? Oui, certes, c'est mon entremetteur ; mais croyez que son entremise, si elle nuit à quelqu'un, ne me nuira pas. Tenez ! (Lorenzo paraît au fond d'une galerie basse.) Regardez-moi ce petit corps maigre, ce lendemain d'orgie ambulant. Regardez-moi ces yeux plombés, ces mains fluettes et maladives, à peine assez fermes pour soutenir un éventail, ce visage morne, qui sourit quelquefois, mais qui n'a pas la force de rire. C'est là un homme à craindre ? Allons, allons, vous vous moquez de lui. Hé ! Renzo, viens donc ici ; voilà sire Maurice qui te cherche dispute.
LORENZO monte l'escalier de la terrasse. — Bonjour, messieurs les amis de mon cousin.

LE DUC — Lorenzo, écoute ici. Voilà une heure que nous parlons de toi. Sais-tu la nouvelle ? Mon ami, on t'excommunie en latin, et sire Maurice t'appelle un homme dangereux, le cardinal aussi ; quant au bon Valori, il est trop honnête pour prononcer ton nom.

LORENZO — Pour qui dangereux, Eminence ? pour les filles de joie, ou pour les saints du paradis ?

LE CARDINAL — Les chiens de cour peuvent être pris de la rage comme les autres chiens.

LORENZO — Une insulte de prêtre doit se faire en latin.

SIRE MAURICE — Il s'en fait en toscan, auxquelles on peut répondre.

LORENZO — Sire Maurice, je ne vous voyais pas ; excusez-moi, j'avais le soleil dans les yeux ; mais vous avez bon visage et votre habit me paraît tout neuf.

SIRE MAURICE — Comme votre esprit ; je l'ai fait faire d'un vieux pourpoint de mon grand-père.

LORENZO — Cousin, quand vous aurez assez de quelque conquête des faubourgs, envoyez-la donc chez sire Maurice. Il est malsain de vivre sans femme, pour un homme qui a, comme lui, le cou court et les mains velues.

SIRE MAURICE — Celui qui se croit le droit de plaisanter doit savoir se défendre. À votre place, je prendrais une épée.

LORENZO — Si l'on vous a dit que j'étais un soldat, c'est une erreur ; je suis un pauvre amant de la science.

SIRE MAURICE — Votre esprit est une épée acérée, mais flexible. C'est une arme trop vile ; chacun fait usage des siennes. (Il tire son épée.)

VALORI — Devant le duc, l'épée nue !

LE DUC, riant — Laissez faire, laissez faire. Allons, Renzo, je veux te servir de témoin — qu'on lui donne une épée !

LORENZO — Monseigneur, que dites-vous là ?

LE DUC — Eh bien ! ta gaieté s'évanouit si vite ? Tu trembles, cousin ? Fi donc ! tu fais honte au nom des Médicis, je ne suis qu'un bâtard, et je le porterais mieux que toi, qui es légitime ? Une épée, une épée ! un Médicis ne se laisse point provoquer ainsi. Pages, montez ici ; toute la cour le verra, et je voudrais que Florence entière y fût.
LORENZO — Son Altesse se rit de moi.

LE DUC — J'ai ri tout à l'heure, mais maintenant je rougis de honte. Une épée ! (Il prend l'épée d'un page et la présente à Lorenzo.)

VALORI — Monseigneur, c'est pousser trop loin les choses. Une épée tirée en présence de votre Altesse est un crime punissable dans l'intérieur du palais.

LE DUC — Qui parle ici, quand je parle ?

VALORI — Votre Altesse ne peut avoir eu autre dessein que celui de s'égayer un instant, et sire Maurice lui-même n'a point agi dans une autre pensée.

LE DUC — Et vous ne voyez pas que je plaisante encore ! Qui diable pense ici à une affaire sérieuse ? Regardez Renzo, je vous en prie ; ses genoux tremblent ; il serait devenu pâle, s'il pouvait le devenir. Quelle contenance, juste Dieu ! je crois qu'il va tomber. (Lorenzo chancelle ; il s'appuie sur la balustrade et glisse à terre tout d'un coup.)

Pour l'instant, ce que j'ai c'est :

I. Portrait physique de Lorenzo
manque de virilité, femmelette, petit corps maigre, mains fluettes, éventail(accessoire féminin)
II. Portrait moral
fêtard triste, lâche : "peur de son épée", "intellectuel raté"

Après la prof nous a dicté une sorte de conclusion incompréhensible : Le duc veut nous montré la lâcheté de Lorenzo, il ne peut pas se battre, il décide le jeu, il commente ce qui arrive à Lorenzo. Mais la dimension théâtrale de sa démonstration se retourne contre lui, le cardinal doute qu'il s'adresse aussi au spectateur.

Le problème c'est que je n'ai pas vraiment de problématique et ça me bloque un peu pour trouver des bons axes et les approfondir. Je suis donc complètement perdue

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Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 4

Il s'agit du portrait en mouvement de Lorenzo.
Comme le cardinal, le spectateur ne peut que s'interroger sur le personnage car certains traits sont contradictoires.
De plus il commence à découvrir la relation équivoque entre le duc et son cousin.
Tu as là encore une suite des scènes d'exposition.

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Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 4

J'aurai choisi plutôt :

I- Le pouvoir du duc :
   1- qui repose sur la faiblesse de Lorenzo (vocabulaire familier + adj dévalorisant + surnom qui compare lorenzo à une femme)
   2- représentée par sa volonté et sa puissance (c'est lui qui choisit , interpelle des personnages présentes sur scène en utilisant la 3ème personne du pluriels : ces messieurs+ jure par la mort de dieu -antithèse opposant la mort à l'éternité-)
   3- son amour pour lorenzo qui le rend en quelque sorte aveugle (contradiction : au début métaphore de l'aiguille et la fin polyptote : entremetteur/entremise = ne se rend pas compte de la ruse du pnj de lorenzo)


II- Portrait de Lorenzo :
   1- un être qui a besoin d'un protecteur
   2- un personnage dotée d'une intelligence + l'exemple de l'héros romantique par perfection (jeu de masque ect)

Voilà si ça peut toujours t'aider

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Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 4

Oui merci beaucoup