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Inhomogénéité de la concordance des temps

Je viens de terminer Stupeur et tremblements d'Amélie Nothomb.
J'y note ce qui me semble être une incohérence dans le choix des temps.
J'ai cru y noter d'abord le choix d'éviter l'imparfait du subjonctif : "Il fallait donc que j'aie l'air de m'occuper...".
Plus loin : "... était-il possible qu'elle me demande pourquoi...".
Encore ailleurs :" il était envisageable que je n'aie pas de motif de plainte".
Enfin : "Il fallait que j'aille la réconforter".

Mais, ailleurs je trouve :"il fallait espérer que M. Omochi ne crevât pas"...

Je me suis alors dit que l'auteur avait voulu n'utiliser l’imparfait du subjonctif qu'à la troisième personne du singulier pour éviter les asse et les usse...etc qui peuvent passer pour exagérés.
J'ai alors noté des conditionnels 2e forme à la troisième personne : "jamais elle n'eût pu concevoir". Je me suis alors dit que mon hypothèse allait peut-être se confirmer. Mais je suis tombé sur :"les employés perdaient un temps qu'ils eussent pu mettre au service de la compagnie".
Puis je tombe sur : "... il fallait bien que les sentiments de Fubuki à mon égard ne fussent pas tout à fait nets".

Bref, il y a quelque chose qui m'échappe. Pouvez-vous m'éclairer?

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Inhomogénéité de la concordance des temps

Le problème des imparfaits du subjonctif, que je trouve pour ma part très beaux, c'est qu'il ne faut quand même pas en abuser dans un texte du XXe siècle au risque de passer pour un pastiche d'un roman du XVIIIe. Amélie Nothomb a donc parsemé son texte de quelques imparfaits mais n'a peut-être pas cru bon d'en mettre partout. Qu'est-ce qui a guidé son choix ? Probablement l'harmonie de la phrase et les considérations auxquelles ta as toi-même pensé. On préfère en général éviter un "j'allasse" ou même un "j'eusse". "Fusse" passe plus facilement. On peut effectivement se demander pourquoi elle a évité l'imparfait dans "... était-il possible qu'elle me demande pourquoi...". Je ne saurais répondre à sa place !