Musset, Lorenzaccio, acte III, scène 3 - Une scène centrale

Bonsoir,

Je suis nouvelle sur le forum. Je me permet de demander votre aide au sujet d'un devoir que j'ai à rendre.
En fait, je dois analyser l'acte III de la scène 3 de l'oeuvre Lorenzaccio et expliquer pourquoi elle est considérée comme la scène centrale de l'oeuvre.
Bien sur, j'ai déjà avancé dans mes recherches mais quelque petites choses me posent problème. Je voulais déjà savoir ce que vous pensiez de mes pistes :

On sait déjà que c'est là où les deux intrigues principales (Strozzi & Lorenzo) sont mêlées et que c'est là les plus important enjeux de la pièce. On sait aussi que c'est le centre du déroulement de l'intrigue et même de la pièce : elle se situe au milieu et  c'est la plus longue. (je ne sais pas vraiment comment l'intégrer dans une partie)

En premier je pensais que cette scène était le centre de l'oeuvre parce que Lorenzo annonce son projet mais il devient conscient du fait que cela ne changera rien à la situation mais que c'est pour lui un besoin. Par exemple, il énonce pour la première fois son acte et il l'a bien préparé. On se rend compte que c'est son seul but et que c'est ici que (après l'arrestation des Strozzi) le peuple feint le début d'une révolte.

En second, je voulais parler du fait qu'ici Lorenzo se confie sur son passé. En se rappelant son passé, il se souvient de ce qui l'a fait changé et donc de ses motivations pour tuer Alexandre. Il se remet en question et regrette sa vie d'avant mais une autre partie de lui l'appelle absolument à la débauche et à la vengeance. Il se rend compte ici qu'il n'a plus d'espoir et plus aucun échappatoire.

Voilà mes pistes de réflexion. Je ne sais pas vraiment ce que cela vaut c'est pour ça que je me permet de vous solliciter. Deuxièmement, je voulais savoir si c'est possible d'avoir une aide quant à la manière de procéder. Est-ce que ça doit être traiter comme une question type bac ou... Je ne sais pas vraiment.

J'espère que vous pourrez m'éclairer. Je vous remercie d'avance.

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Musset, Lorenzaccio, acte III, scène 3 - Une scène centrale

Bonsoir,

Vous êtes déjà bien partie, et je puis essayer de vous conseiller quelque peu :

-Cette scène est un tournant car l'on passe enfin de l'extériorité du personnage à son intériorité, le masque tombe, et l'on constate l'ampleur du vide qu'il y a derrière lui, et le mal qu'il masquait.

-Si l'acte de Lorenzo est vain, c'est parce qu'il sait qu'il ne reviendra pas à la pureté car il s'est enfin rendu compte que ce vice, il l'avait déjà dans le corps et il s'y est jeté, il se rend compte qu'il est devenu le personnage qu'il s'était lui-même créé. Insistez également sur l'idée que Lorenzo est une marionnette qui n'agit même plus par but, mais de façon mécanique : Il est devenu une machine à tuer. (observez bien la métaphore de la foudre et de la statue)

-Mais si ce meurtre est vain, pourquoi le commet-il ? Regardez les figures qu'il invoque : Brutus et Erostrate. Lorenzo énonce des figures de l'Antiquité il pense ainsi qu'il entrera dans l'histoire et il va même jusqu'à juger l'Humanité toute entière, il est mégalomane : c'est l'orgueil qui le pousse à tuer Alexandre.

-Enfin, et cela est peut-être moins important, regardez la figure de Philippe Strozzi, il continue de croire à la vertu et à la liberté : il peut être interprété comme un double de Lorenzo, comme Tebaldeo. Mais ne perdez pas de vue qu'il incarne la fausse sagesse de la vieillesse, il se réfugie derrière les mots pour cacher sa lâcheté.

Toutefois ce que vous dites sur le fait que ça soit la pièce la plus longue, réservez cela à une introduction ou si vous souhaitez réellement l'intégrer à une partie, faites cela de la façon la plus courte possible, mais ne réservez pas une partie entière là-dessus ce serait du temps perdu et ce serait survoler le sujet selon moi.

J'espère que cela pourra vous aider, je vous souhaite bonne chance, étant également dans les préparations pour cette oeuvre à l'épreuve de littérature.

Musset, Lorenzaccio, acte III, scène 3 - Une scène centrale

Merci pour la réponse mais j'ai un dernier soucis.

En fait je viens d'apprendre que pour traiter ce sujet je dois partir de la citation d'Anne Ubersfeld :

" Qu'on puisse lire ce drame aussi comme un conflit centré autour du héros Lorenzo, comme le drame d'une conscience romantique n'enlève rien à cette constatation que la fable est d'abord politique. "

Suis-je toujours dans la bonne voie? Je ne comprends pas vraiment cette citation du moins je ne sais pas si elle est en rapport avec le travail que j'avais déjà effectué et les pistes de réflexions que j'avais envisagé.