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Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

Bonjour, j'ai un commentaire littéraire a faire sur la seconde partie du poeme chose vue un jour de printemps. Mon plan regroupe 3 axes : 1) un monde où la nature est prolifique avec a:variete b:abondance c:complementarité
2)societe contrasté et 3)un cri contre la justice.
Je ne vois pas comment parler de la nature pour le 1er axe...
J'aimerai bien avoir de l'aide pour le 1er axe, maniere d'introduire, de lier les exemples...
Je suis en 1ereEs. Merci

Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

Bonjour et bienvenue.

Je suppose que c'est ce texte ? Pour ceux qui pourront t'aider, il est plus pratique de l'afficher.
Je suppose aussi que tu as voulu écrire "un cri contre l'injustice"... 

Oui, les buissons étaient remplis de rouges-gorges,
Les lourds marteaux sonnaient dans la lueur des forges,
Les masques abondaient dans les bals, et partout
Les baisers soulevaient la dentelle du loup ;
Tout vivait ; les marchands comptaient de grosses sommes ;
On entendait rouler les chars, rire les hommes ;
Les wagons ébranlaient les plaines, le steamer
Secouait son panache au-dessus de la mer ;
Et, dans cette rumeur de joie et de lumière,
Cette femme étant seule au fond de sa chaumière,
La faim, goule effarée aux hurlements plaintifs,
Maigre et féroce, était entrée à pas furtifs,
Sans bruits, et l’avait prise à la gorge, et tuée.

La faim, c’est le regard de la prostituée,
C’est le bâton ferré du bandit, c’est la main
Du pâle enfant volant un pain sur le chemin,
C’est la fièvre du pauvre oublié, c’est le râle
Du grabat naufragé dans l’ombre sépulcrale.
O Dieu ! la sève abonde, et, dans ses flancs troublés,
La terre est pleine d’herbe et de fruits et de blés,
Dès que l’arbre a fini, le sillon recommence ;
Et, pendant que tout vit, ô Dieu, dans ta clémence,
Que la mouche connaît la feuille du sureau,
Pendant que l’étang donne à boire au passereau,
Pendant que le tombeau nourrit les vautours chauves,
Pendant que la nature, en ses profondeurs fauves,
Fait manger le chacal, l’once et le basilic,
L’homme expire ! —— Oh ! la faim, c’est le crime public ;

C’est l’immense assassin qui sort de nos ténèbres.

Dieu ! pourquoi l’orphelin, dans ses langes funèbres,
Dit-il : —J’ai faim ! — L’enfant, n’est-ce pas un oiseau ?
Pourquoi le nid a-t-il ce qui manque au berceau ?

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Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

Ha oui c'est ça merci:)

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Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

Bonjour,

1) un monde où la nature est prolifique avec a:variete b:abondance c:complementarité

Pour la variété, il te suffit de relever le lexique des plantes, des animaux cités par Hugo.
Pour l'abondance, tu relèves le vocabulaire du trop-plein

O Dieu ! la sève abonde, et, dans ses flancs troublés,
La terre est pleine d’herbe et de fruits et de blés,
Dès que l’arbre a fini, le sillon recommence ;

ainsi que les accumulations.
Pour la complémentarité, tu repères comment les éléments de la nature interfèrent, comment tout est ressource...
Hugo, sans la nommer, fait allusion à la providence divine "ô Dieu, dans ta clémence," pour mieux dénoncer la dureté du coeur humain...

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Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

Bonjour !

J'aurais besoin d'aide pour quelques parties de mon commentaire littéraire.

Le texte:

Entendant des sanglots, je poussai cette porte.

Les quatre enfants pleuraient et la mère était morte.
(...)
Un crime en cette chambre avait été commis.
Ce crime, le voici : —— Sous le ciel qui rayonne,
Une femme est candide, intelligente, bonne ;
Dieu, qui la suit d’en haut d’un regard attendri,
La fit pour être heureuse. Humble, elle a pour mari
Un ouvrier ; tous deux, sans aigreur, sans envie,
Tirent d’un pas égal le licou de la vie.
Le choléra lui prend son mari ; la voilà
Veuve avec la misère et quatre enfants qu’elle a.
Alors, elle se met au labeur comme un homme.
Elle est active, propre, attentive, économe ;
Pas de drap à son lit, pas d’âtre à son foyer ;
Elle ne se plaint pas, sert qui veut l’employer,
Ravaude de vieux bas, fait des nattes de paille,
Tricote, file, coud, passe les nuits, travaille
Pour nourrir ses enfants ; elle est honnête enfin.
Un jour, on va chez elle, elle est morte de faim.

Oui, les buissons étaient remplis de rouges-gorges,
Les lourds marteaux sonnaient dans la lueur des forges,
(...)
La faim, goule effarée aux hurlements plaintifs,
Maigre et féroce, était entrée à pas furtifs,
Sans bruits, et l’avait prise à la gorge, et tuée.

La faim, c’est le regard de la prostituée,
C’est le bâton ferré du bandit, c’est la main
Du pâle enfant volant un pain sur le chemin,
C’est la fièvre du pauvre oublié, c’est le râle
Du grabat naufragé dans l’ombre sépulcrale.
O Dieu ! la sève abonde, et, dans ses flancs troublés,
La terre est pleine d’herbe et de fruits et de blés,
Dès que l’arbre a fini, le sillon recommence ;
Et, pendant que tout vit, ô Dieu, dans ta clémence,
Que la mouche connaît la feuille du sureau,
Pendant que l’étang donne à boire au passereau,
Pendant que le tombeau nourrit les vautours chauves,
Pendant que la nature, en ses profondeurs fauves,
Fait manger le chacal, l’once et le basilic,
L’homme expire ! —— Oh ! la faim, c’est le crime public ;

C’est l’immense assassin qui sort de nos ténèbres.

Pourriez-vous me dire ce que veut dire «C’est l’immense assassin qui sort de nos ténèbres.»
Que veut dire: «L'allégorie de la mort en assassin» ?

Est ce que d'après les vers surlignés en gras je peux dire:

Dans  ce même vers, l'assasin est enfin nommé par le diérèse sur «tuée» et en fin de vers, la faim. Elle est en quelque sorte personnifier du vers 24 au vers 26, nous pouvons l'interpréter comme si la faim était le complice de la mort qui est l'assassin.

Merci d'avance

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Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

"l'immense assassin qui sort des ténèbres"
-> l'assasin, c'est la faim
-> assasin parce que la faim tue injustement et sans distinction : homme/femme, jeune/vieillard...
-> immense parce qu'en période de disette elle fait beaucoup de morts
-> elle sort des ténèbres parce que la faim personnifiée par le poète est révélée comme un fléau

"l'allégorie de la mort en assassin"
une allégorie, c'est une figure qui consiste à représenter par une réalité (l'assassin) quelque chose d'abstrait (la mort) : la mort est personnifiée et représentée sous les traits d'un tueur.

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Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

D'accord, merci beaucoup. Cela m'a bien aidé !

Pourrai-je t'envoyer mon commentaire littéraire -non terminé- par MP pour que tu puisses me dire ce que tu en penses ?

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Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

Si tu veux
précise moi ton niveau scolaire par mp, il me sera plus facile de répondre en fonction

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Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

Bonjour
Je dois pour ce texte de Victor Hugo tiré de son recueil les contemplations proposer un découpage et un titre pour chaque partie.
J'ai mis du vers un au vers onze la mort et du vers 12 jusqu'à la fin la faim, un crime public.
J'ai aussi réussi à répondre à la question suivante:
Quels sont les registres littéraires de ce poème?
Le poème est tragique envers la mère, dramatique envers les enfants, satirique envers la bourgeoisie et polémique.
En revanche je n'ai pas réussi à analyser les vers 2 à 5 et à répondre aux autres questions:
Quel est le point de vue du poète sur l'ensemble du poème?
Quels sont les personnages en scène, leur portrait?
Pourriez-vous m'éclairer à ce sujet?
Merci d'avance.

Hugo, Les Contemplations, Chose vue un jour de printemps

Affichons le texte :

Oui, les buissons étaient remplis de rouges-gorges,
Les lourds marteaux sonnaient dans la lueur des forges,
Les masques abondaient dans les bals, et partout
Les baisers soulevaient la dentelle du loup ;
Tout vivait ; les marchands comptaient de grosses sommes ;
On entendait rouler les chars, rire les hommes ;
Les wagons ébranlaient les plaines, le steamer
Secouait son panache au-dessus de la mer ;
Et, dans cette rumeur de joie et de lumière,
Cette femme étant seule au fond de sa chaumière,
La faim, goule effarée aux hurlements plaintifs,
Maigre et féroce, était entrée à pas furtifs,
Sans bruits, et l’avait prise à la gorge, et tuée.

La faim, c’est le regard de la prostituée,
C’est le bâton ferré du bandit, c’est la main
Du pâle enfant volant un pain sur le chemin,
C’est la fièvre du pauvre oublié, c’est le râle
Du grabat naufragé dans l’ombre sépulcrale.
O Dieu ! la sève abonde, et, dans ses flancs troublés,
La terre est pleine d’herbe et de fruits et de blés,
Dès que l’arbre a fini, le sillon recommence ;
Et, pendant que tout vit, ô Dieu, dans ta clémence,
Que la mouche connaît la feuille du sureau,
Pendant que l’étang donne à boire au passereau,
Pendant que le tombeau nourrit les vautours chauves,
Pendant que la nature, en ses profondeurs fauves,
Fait manger le chacal, l’once et le basilic,
L’homme expire ! —— Oh ! la faim, c’est le crime public ;

C’est l’immense assassin qui sort de nos ténèbres.

Dieu ! pourquoi l’orphelin, dans ses langes funèbres,
Dit-il : —J’ai faim ! — L’enfant, n’est-ce pas un oiseau ?
Pourquoi le nid a-t-il ce qui manque au berceau ?