Camus, L’Étranger, II, 4 - Et j'ai essayé d'écouter encore parce que le procureur...

Bonjour,

Je dois rédiger pour Lundi 20 lignes, mais je n'en ai fais que 6 pour l'instant pourriez-vous m'aider? Que puis-je mettre en plus?

Consigne: Rédigez 20 lignes sur 1) Qu'est-ce qui rend ce procès absurde? ou 2) Comment Camus fait-il une satire de la justice?

Voici l'extrait:

Et j'ai essayé d'écouter encore parce que le procureur s'est mis à parler de mon âme.
Il disait qu'il s'était penché sur elle et qu'il n'avait rien trouvé, messieurs les jurés. Il disait qu'à la vérité, je n'en avais point, d'âme, et que rien d'humain, et pas un des principes moraux qui gardent le cœur des hommes ne m'était accessible. « Sans doute, ajoutait-il, nous ne saurions le lui reprocher. Ce qu'il ne saurait acquérir, nous ne pouvons nous plaindre qu'il en manque. Mais quand il s'agit de cette cour, la vertu toute négative de la tolérance doit se muer en celle, moins facile, mais plus élevée, de la justice. Surtout lorsque le vide du cœur tel qu'on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber. » C'est alors qu'il a parlé de mon attitude envers Maman. Il a répété ce qu'il avait dit pendant les débats. Mais il a été beaucoup plus long que lorsqu'il parlait de mon crime, si long même que, finalement, je n'ai plu senti que la chaleur de cette matinée. Jusqu'au moment, du moins, où l'avocat général s'est arrêté et, après un moment de silence, a repris d'une voix très basse et très pénétrée :« Cette même cour, messieurs, va juger demain le plus abominable des forfaits : le meurtre d'un père. » Selon lui, l'imagination reculait devant cet atroce attentat. Il osait espérer que la justice des hommes punirait sans faiblesse. Mais il ne craignait pas de le dire, l'horreur que lui inspirait ce crime le cédait presque à celle qu'il ressentait devant mon insensibilité. Toujours selon lui, un homme qui tuait moralement sa mère se retranchait de la société des hommes au même titre que celui qui portait une main meurtrière sur l'auteur de ses jours. Dans tous les cas, le premier préparait les actes du second, il les annonçait en quelque sorte et il les légitimait. « J'en suis persuadé, messieurs, a t-il ajouté en élevant la voix, vous ne trouverez pas ma pensée trop audacieuse, si je dis que l'homme qui est assis sur ce banc est coupable aussi du meurtre que cette cour devra juger demain. Il doit être puni en conséquence. »

Voici ce que j'ai fais:

Le procureur rend le procès absurde en usant de son pouvoir, et nous remarquons que c'est un texte parataxique. Il s’intéresse à son âme alors que ce n'est pas un psychologue et dit qu'il n'a pas d'âme. Il lui reproche son inssenssibilitée envers sa mère et considère sa mort comme un meurtre moral. Celui-ci est comparé au parricide qui sera jugé le lendemain.


Merci!!

Pouvez-vous m'aider???? Merci!!!! 

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Camus, L’Étranger, II, 4 - Et j'ai essayé d'écouter encore parce que le procureur...

Bonjour j’ai un commentaire à faire mais je n’arrive pas à trouver les figures de style !
Est ce que quelqu’un pourrait m’y aider ?

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Voici l’extrait :

Et j'ai essayé d'écouter encore parce que le procureur s'est mis à parler de mon âme.
Il disait qu'il s'était penché sur elle et qu'il n'avait rien trouvé, messieurs les jurés. Il disait qu'à la vérité, je n'en avais point, d'âme, et que rien d'humain, et pas un des principes moraux qui gardent le cœur des hommes ne m'était accessible. « Sans doute, ajoutait-il, nous ne saurions le lui reprocher. Ce qu'il ne saurait acquérir, nous ne pouvons nous plaindre qu'il en manque. Mais quand il s'agit de cette cour, la vertu toute négative de la tolérance doit se muer en celle, moins facile, mais plus élevée, de la justice. Surtout lorsque le vide du cœur tel qu'on le découvre chez cet homme devient un gouffre où la société peut succomber. » C'est alors qu'il a parlé de mon attitude envers Maman. Il a répété ce qu'il avait dit pendant les débats. Mais il a été beaucoup plus long que lorsqu'il parlait de mon crime, si long même que, finalement, je n'ai plu senti que la chaleur de cette matinée. Jusqu'au moment, du moins, où l'avocat général s'est arrêté et, après un moment de silence, a repris d'une voix très basse et très pénétrée :« Cette même cour, messieurs, va juger demain le plus abominable des forfaits : le meurtre d'un père. » Selon lui, l'imagination reculait devant cet atroce attentat. Il osait espérer que la justice des hommes punirait sans faiblesse. Mais il ne craignait pas de le dire, l'horreur que lui inspirait ce crime le cédait presque à celle qu'il ressentait devant mon insensibilité. Toujours selon lui, un homme qui tuait moralement sa mère se retranchait de la société des hommes au même titre que celui qui portait une main meurtrière sur l'auteur de ses jours. Dans tous les cas, le premier préparait les actes du second, il les annonçait en quelque sorte et il les légitimait. « J'en suis persuadé, messieurs, a t-il ajouté en élevant la voix, vous ne trouverez pas ma pensée trop audacieuse, si je dis que l'homme qui est assis sur ce banc est coupable aussi du meurtre que cette cour devra juger demain. Il doit être puni en conséquence. »

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Camus, L’Étranger, II, 4 - Et j'ai essayé d'écouter encore parce que le procureur...

Meursault raconte une partie de son procès.

Meursault est-il concerné ou étranger à son procès ?

Le réquisitoire du procureur
- la longueur rendue par le discours indirect et le discours direct
- ce qui est reproché
- au delà des faits, l'outrance des mots

Meursault en spectateur
- on lui reproche son insensibilité
- son ressenti pendant l'acte d'accusation (surprise quand on parle de l'âme, longueur, chaleur ...)
- "j'ai essayé d' écouter"

Camus et la justice
- la satire de la justice