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Hugo, Les Misérables, II, 3, chapitre 5 - L’enfant regardait d’un œil égaré cette grosse étoile...

Bonjour ,
Voila j'ai un commentaire a rendre pour la semaine prochaine et voila 4h que j'esseye de trouver un plan sur le texte de Victor Hugo des Misérables ,c 'est pour sa que j'aurais vraiment besoin d'une aide s'il vous plait
. Voici le texte , :

L’enfant regardait d’un œil égaré cette grosse étoile qu’elle ne connaissait pas et qui lui faisait peur. La planète, en effet, était en ce moment très près de l’horizon et traversait une épaisse couche de brume qui lui donnait une rougeur horrible. La brume, lugubrement empourprée, élargissait l’astre. On eût dit une plaie lumineuse.
Un vent froid soufflait de la plaine. Le bois était ténébreux, sans aucun froissement de feuilles, sans aucune de ces vagues et fraîches lueurs de l’été. De grands branchages s’y dressaient affreusement. Des buissons chétifs et difformes sifflaient dans les clairières. Les hautes herbes fourmillaient sous la bise comme des anguilles. Les ronces se tordaient comme de longs bras armés de griffes cherchant à prendre des proies. Quelques bruyères sèches, chassées par le vent, passaient rapidement et avaient l’air de s’enfuir avec épouvante devant quelque chose qui arrivait. De tous les côtés il y avait des étendues lugubres.
L’obscurité est vertigineuse. Il faut à l’homme de la clarté. Quiconque s’enfonce dans le contraire du jour se sent le cœur serré. Quand l’œil voit noir, l’esprit voit trouble. Dans l’éclipse, dans la nuit, dans l’opacité fuligineuse, il y a de l’anxiété, même pour les plus forts. Nul ne marche seul la nuit dans la forêt sans tremblement. Ombres et arbres, deux épaisseurs redoutables. Une réalité chimérique apparaît dans la profondeur indistincte. L’inconcevable s’ébauche à quelques pas de vous avec une netteté spectrale. On voit flotter, dans l’espace ou dans son propre cerveau, on ne sait quoi de vague et d’insaisissable comme les rêves des fleurs endormies. Il y a des attitudes farouches sur l’horizon. On aspire les effluves du grand vide noir. On a peur et envie de regarder derrière soi. Les cavités de la nuit, les choses devenues hagardes, des profils taciturnes qui se dissipent quand on avance, des échevellements obscurs, des touffes irritées, des flaques livides, le lugubre reflété dans le funèbre, l’immensité sépulcrale du silence, les êtres inconnus possibles, des penchements de branches mystérieux, d’effrayants torses d’arbres, de longues poignées d’herbes frémissantes, on est sans défense contre tout cela. Pas de hardiesse qui ne tressaille et qui ne sente le voisinage de l’angoisse. On éprouve quelque chose de hideux comme si l’âme s’amalgamait à l’ombre. Cette pénétration des ténèbres est inexprimablement sinistre dans un enfant.
Les forêts sont des apocalypses ; et le battement d’ailes d’une petite âme fait un bruit d’agonie sous leur voûte monstrueuse.
Sans se rendre compte de ce qu’elle éprouvait, Cosette se sentait saisir par cette énormité noire de la nature. Ce n’était plus seulement de la terreur qui la gagnait, c’était quelque chose de plus terrible même que la terreur. Elle frissonnait. Les expressions manquent pour dire ce qu’avait d’étrange ce frisson qui la glaçait jusqu’au fond du cœur. Son œil était devenu farouche. Elle croyait sentir qu’elle ne pourrait peut-être pas s’empêcher de revenir là à la même heure le lendemain.
Alors, par une sorte d’instinct, pour sortir de cet état singulier qu’elle ne comprenait pas, mais qui l’effrayait, elle se mit à compter à haute voix un, deux, trois, quatre, jusqu’à dix, et, quand elle eut fini, elle recommença. Cela lui rendit la perception vraie, des choses qui l’entouraient. Elle sentit le froid à ses mains, qu’elle avait mouillées en puisant de l’eau. Elle se leva. La peur lui était revenue, une peur naturelle et insurmontable. Elle n’eut plus qu’une pensée, s’enfuir ; s’enfuir à toutes jambes, à travers bois, à travers champs, jusqu’aux maisons, jusqu’aux fenêtres, jusqu’aux chandelles allumées.

Alors je suis arriver a un plan qui me semble bizarre au niveau de la deuxière partie :

I-    V.H crée Un environnement malveillant.
A)    Atmosphère hostile rappelant les enfers.
B)    Déclanchement d’une peur Innommable.

II-    V.H présente une morale ( je n'arrive pas a trouver de titre ou d'axe )
B)    Généralisation de causette a tous le monde
C)    Géneralisation qui entraine une opposition entre bien et mal ( je voulais parler du contraste qu'il y a entre cosette : bien / innocence et l'atmosphère de la foret : grand / mal mais je ne sais pas comment faire )

J'ai chercher les champs lexicaux : peur , mort / enfer , univers , ; les figure de style ; les conjugaisons ( Tout au passer sauf le 3ème paragraphe qui est au present : Present de veriter génarale var c'est a cette endroit qu'il y a la généralisation ?

Merci d'avance de votre aide  ! 

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Hugo, Les Misérables, II, 3, chapitre 5 - L’enfant regardait d’un œil égaré cette grosse étoile...

Bonsoir,

Définis d'abord une problématique : Victor Hugo veut faire réagir son lecteur en décrivant le martyre d'une pauvre enfant  qui doit affronter la nuit pour aller chercher de l'eau.

Dans une première partie tu pourrais montrer comment l'auteur évoque un paysage fantastique.
Ensuite regarde comment par la focalisation interne il nous fait participer à la panique de l'enfant.
Enfin note comment il dénonce la souffrance intolérable que Cosette parvient à dominer instinctivement.

S'il y a jugement moral, c'est à l'encontre des adultes, les Thénardier, qui imposent une tyrannie cruelle à des enfants sans défense.