La virgule suffit-elle à distinguer épithète et apposition ?

Bonsoir !

Voici quelques énoncés où se trouvent des épithètes détachées.

* EMPRISONNÉ dans chaque homme gras, un homme maigre fait des signes désespérés pour qu’on le libère. (CYRIL CONNOLLY)
* Ah ! la belle pleine lune, / GROSSE comme une fortune. (JULES LAFORGUE)
* NUE, ce n’était pas un tableau vivant mais un tableau vécu. (ALFRED CAPUS)
* Les compliments sont des bonbons dont les femmes raffolent toute leur vie : JEUNES, pour les croquer à belles dents ; VIEILLES, pour les laisser fondre doucement. (AUGUSTE RODIN)
* ÉLEVÉ à la rude école du malheur, il y remportait tous les prix. (ALPHONSE ALLAIS)
* JEUNE, on conserve pour la vieillesse ; VIEUX, on épargne pour la mort. (JEAN DE LA BRUYÈRE)
* ANALOGUE à la faim en général, la libido désigne la force avec laquelle se manifeste l'instinct sexuel. (SIGMUND FREUD)
* LIMOGÉ, on lui donna la cravate, comme on met du persil dans les naseaux des veaux décapités. (HENRY DE MONTHERLANT)
* MÉDIOCRE et RAMPANT, on arrive à tout. (BEAUMARCHAIS)
* Non CONTENTS d’avoir à leur disposition les femmes et les filles de leurs prolétaires, nos bourgeois ont pour principale distraction de séduire les épouses les uns des autres. (KARL MARX)
* PRÉSENTE, je vous fuis ; ABSENTE, je vous trouve. (JEAN RACINE)
* INSTRUITE, la vertu calcule aussi bien que le vice. (HONORÉ DE BALZAC)