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Montaigne, Essais, I, chapitre 20

Bonsoir 

Alors voila étant en 1er S ,je passe mon oral de français mardi mais le problème est que dans mes cours il me manque une lecture analytique , les essais de Montaigne livre I chapitre XX qui commence par " Ils vont, ils viennent, ils trottent,ils dansent, de mort point de nouvelles ..." et avec la chance que j'ai, j'ai peur que l'examinateur me pose LA question dessus
Donc je demande votre aide pour avoir au moins un plan correct avec quelques idées principales, histoire d'avoir la moyenne au cas ou..... car je ne comprend vraiment pas ce texte !

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Montaigne, Essais, I, chapitre 20

Pourquoi ne pas contacter quelqu'un de ta classe ? Si tu as révisé tout le reste, il ne faut effectivement pas rester avec un seul texte mal connu, car si tu es interrogé dessus tu t'en voudras pendant très longtemps....
Essaie de commencer le travail seul avec ton texte, en t'aidant du reste de ta séquence qui doit te fournir des pistes, et contacte quelqu'un de ta classe.
Il y a peu de chance pour qu'entre aujourd'hui et demain quelqu'un puisse te mettre en ligne des explications sur ce passage précis.

Montaigne, Essais, I, chapitre 20

Le sens du passage est assez clair : l'homme agit, s'amuse sans se soucier de la mort "Ils vont, ils viennent ... de mort nulles nouvelles." Mais quand celle-ci survient ou frappe un de leurs proches, ils sont complètement dépourvus face à elle "quels tourments, quels cris, quel désespoir les accable ?" Cette "nonchalance bestiale" se fait trop cher payer, il faut avoir une autre attitude. Si la mort était un ennemi ordinaire, on pourrait le fuir "je conseillerais d'emprunter les armes de la couardise". Mais puisque ce n'est pas le cas, "apprenons à le soutenir de pied ferme". Pour cela, il faut apprivoiser l'idée de la mort et penser qu'elle peut survenir d'un moment à l'autre, sous des formes diverses, "au broncher d'un cheval, à la chute d'une tuile...". Même au milieu de nos joies, pensons qu'elle peut nous "cueillir" ; "Il est incertain où la mort nous attende, attendons-la partout". Cette préparation nous libère de l'angoisse, nous confère une liberté authentique ; "Le savoir mourir nous affranchit de toute sujétion et contrainte".
Je suppose que ton extrait s'arrête ici ?
Le plan, très simple, pourrait être le suivant
1° La mauvaise attitude des hommes face à la mort
2° La bonne attitude : apprivoiser la mort
3° Le paradoxe de l'esclavage et de la liberté : celui qui se croit libre (l'homme insouciant) est en fait esclave (la mort le terrasse)

Conclusion : belle leçon de stoïcisme. Montaigne évoluera et, au livre III, il se départira de cette attitude qui peut amener à faire de la vie l'antichambre de la mort. Il aura une belle formule : "la mort est le bout, non le but de la vie".

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Montaigne, Essais, I, chapitre 20

"Ils vont, ils viennent, ils trottent, ils dansent, de mort nulles nouvelles. Tout cela est beau : mais aussi quand elle arrive, ou à eux ou à leurs femmes, enfants et amis, les surprenant en dessoude et au découvert, quels tourments, quels cris, quelle rage et quel désespoir les accable ? Vîtes vous jamais rien si rabaissé, si changé, si confus ? Il y faut pourvoir de meilleure heure : Et cette nonchalance bestiale, quand elle pourrait loger en la tête d'un homme d'entendement (ce que je trouve entièrement impossible) nous vend trop cher ses denrées. Si c'était ennemi qui se pût éviter, je conseillerais d'emprunter les armes de la couardise : mais puis qu'il ne se peut ; puis qu'il vous attrape fuyant et poltron aussi bien qu'honnête homme […],et que nulle trempe de cuirasse vous couvre […] apprenons à le soutenir de pied ferme, et à le combattre : Et pour commencer à lui ôter son plus grand avantage contre nous, prenons voie toute contraire à la commune. Ôtons- lui l'étrangeté, pratiquons le, accoutumons- le, n'ayons rien si souvent en la tête que la mort : à tous instants représentons- la à notre imagination et en tous visages. Au broncher d'un cheval, à la chute d'une tuile, à la moindre piqûre d'épingle, remâchons soudain : «  Et bien quand ce serait la mort même ? » et là dessus, raidissons- nous, et efforçons-nous. Parmi les fêtes et la joie, ayons toujours ce refrain de la souvenance de notre condition, et ne nous laissons pas si fort emporter au plaisir, que par fois il ne nous repasse en la mémoire, en combien de sortes cette nôtre allégresse est en butte à la mort, et de combien de princes elle la menace. Ainsi faisaient les Egyptiens, qui au milieu de leurs festins et parmi leur meilleure chère, faisaient apporter l'Anatomie sèche d'un homme, pour servir d'avertissement aux conviés.

Omnem crede diem tibi diluxisse supremum,
Grata superveniet, quæ non sperabitur hora.[1]

Il est incertain où la mort nous attende, attendons- la par tout. La préméditation de la mort, est préméditation de la liberté. Qui a appris à mourir, il a désappris à servir. Il n'y a rien de mal en la vie, pour celui qui a bien compris, que la privation de la vie n'est pas mal. Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte."


C'est ce texte la donc oui tu avais raison jacquesvaissier ^^ merci pour ton aide !

Montaigne, Essais, I, chapitre 20

Je pense que tu peux faire la suite du travail toute seule ?

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Montaigne, Essais, I, chapitre 20

Je vais essayer, il le faut bien

Montaigne, Essais, I, chapitre 20

Si tu as des difficultés, n'hésite pas.

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Montaigne, Essais, I, chapitre 20

Juste pour l'intro
Montaigne est un philosophe de la Renaissance, auteur d'un livre qui a influencé toute la culture occidentale : les Essais.

ensuite je dois parler de l'extrait mais je ne sais pas comment l'abordé ( avant de passer a la lecture du texte ). un petit conseil?

Montaigne, Essais, I, chapitre 20

Le sens propre du mot essai est "expérience". Les Essais sont donc la relation des expériences de leur auteur face à tous les problèmes intéressants que la vie peut nous poser. Ce regard réflexif est celui d'un philosophe, mais Montaigne n'a pas de "système" a nous proposer (et heureusement). Pour moi, c'est d'ailleurs plus un sage qu'un philosophe dans la mesure où il ne conclut pas et où il ne rend guère compte de sa propre sagesse. Pétri de culture antique, Montaigne nous communique aussi ses expériences de lecteur !
La forme brève de l'essai, le fait qu'ils apparaissent de façon désordonnée, l'évolution de Montaigne correspondent bien à l'idée que Montaigne se fait du monde, "ondoyant et divers".

10 (Modifié par Haylen16 11/11/2016 à 13:35)

Montaigne, Essais, I, chapitre 20

Bonjour,

J'ai quelques questions auxquelles je dois répondre sur le chapitre XX du livre I des Essais de Montaigne. Le chapitre "Que philosopher c'est apprendre à mourir" commençant par la phrase suivante "Cicéron dit que philosopher ce n'est pas autre chose que s'apprêter à la mort".

Les questions sont les suivantes:

I) Mettre en évidence les différents mouvements du texte en justifiant.
II) Etudier la structure argumentative de ce texte.
II) Montrez comment la pensée de Montaigne évolue au fil du chapitre.

J'ai commencé la question II) qui me paraît plus simple que les deux autres.

Je vous remercie pour le temps que vous m'accorderiez.

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.