Il n’y a poésie qu’autant qu’il y a méditation sur le langage, et à chaque pas réinvention de ce langage...

Bonjour à tous,

J'ai une dissertation sur cette citation d'Aragon :

[…] il n’y a poésie qu’autant qu’il y a méditation sur le langage, et à chaque pas réinvention de ce langage. Ce qui implique de briser les cadres fixes du langage, les règles de la grammaire, les lois du discours.

Cette conception permet-elle de rendre compte de la poésie d'Apollinaire dans Alcools ?

En fait, je ne trouve pas de troisième partie. Pour le sujet, j'ai traité en première partie la modernité apparente dans l'oeuvre puis dans un second temps, la présence de la tradition dans le recueil en insistant sur l'idée qu'Apollinaire la reprend à son compte de telle manière qu'il crée tout de même.

Pourriez-vous m'aider à trouver des idées pour finir le sujet s'il vous plaît ? (C'est assez urgent !)

Wario

Il n’y a poésie qu’autant qu’il y a méditation sur le langage, et à chaque pas réinvention de ce langage...

Peut-être reprendre l'idée de méditation sur le langage ; en dépassant à la fin le strict cadre d'Alcools car en fait toute la poésie et toute poésie est une méditation sur les mots.
Mais c'est peut-être plus manifeste avec la poésie contemporaine
En illustration ces mots de Philippe Jaccottet
et j'aurai beau répéter "sang" du haut en bas de la page, elle n'en sera pas tachée, ni moi blessé.C'est un sujet difficile, car Alcools est un recueil dense et significatif d'une avancée de la poésie vers la modernité
Essaie de te limiter à quelques poèmes significatifs, tels que Zone ou les Rhénanes et bien sûr Chanson du Mal-Aimé ; plus le dernier Vendémiaire qui "boucle" avec l'image de la fin et celle de Soleil cou coupé
Alcools est bâti sur l'image du Phénix c'est un poème cyclique
En intro re-situer les deux poètes et résumer  tout ce que Aragon doit à Appolinaire : le rythme (octos) la musicalité les audaces ............ (si tu connais un peu Aragon tu trouveras des exemples, sinon si tu as le temps regarde dans une antho du XXème)

Ce seul vers (mais ils sont légion chez Appolinaire !) de pure musique en second hémistiche

Et je marche Je fuis ô nuit Lilith ulule
la rime et la comparaison étoiles/pilules (dans L'ermite)

Dans les Rhénanes le poème Les femmes pour l'avénement des mots du quotidien dans un poème

Et aussi
Pardonnez-moi mon ignorance ... (p. 118 si tu as l'exemplaire Poésie/Gallimard)

Le rythme du poème II dans À la Santé