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Sujets du bac de français 2012, séries ES et S, centres étrangers : Maroc

Bonjour,

j'ai passé l'épreuve de français vendredi au Maroc et je tenais à partager le sujet qui a été donné aux S et ES. Il a aussi été posé en Algérie. 

[Lien invalide.]

Objet d'étude: écriture poétique et quête du sens du Moyen-Age à nos jours.

- Texte A : Arthur Rimbaud, "Ophélie", Poésies, 1871.
- Texte B : Aloysius Bertrand, "Ondine", Gaspard de la nuit, 1842.
- Texte C : Guillaume Apollinaire, "La Loreley", Alcools, 1913.
- Texte D : Jean Lorrain, "Mélusine" , l'ombre ardente, 1897.

- Question du corpus:

Comparez les figures féminines et la manière dont elles sont évoquées dans les quatre textes.


- Commentaire :

Vous commenterez le poème de Jean Lorrain (texte D).

- Sujet de dissertation:

La poésie vous semble-t-elle le genre privilégié pour évoquer l'univers du rêve et du surnaturel ?
Vous justifierez votre réponse en vous appuyant sur les poèmes du corpus proposé ainsi que sur d'autres textes que vous connaissez.

- Ecriture d'invention :

Dans un texte en prose, relatez un rêve où apparaîtra une figure étrange ou surnaturelle.
Vous veillerez à employer des procédés et des images poétiques.

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Sujets du bac de français 2012, séries ES et S, centres étrangers : Maroc

Salut, l'écriture d'invention avait pas l'air évidente du tout, je croise les doigts pour en avoir une plus simple mercredi... Cela dit merci de faire partager l'épreuve que tu as eu, ça fait un bon entraînement 

Sujets du bac de français 2012, séries ES et S, centres étrangers : Maroc

Moi je le trouve génial le sujet de l'invention. Pas évident mais super intéressant, je crois que je l'aurais pris 

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Sujets du bac de français 2012, séries ES et S, centres étrangers : Maroc

Pouvez vous me donnez des exemples d'axe pour le commentaire s'il vous plaît 

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Sujets du bac de français 2012, séries ES et S, centres étrangers : Maroc

C'est le sujet du Groupe Maghreb et Europe du Sud également ^^

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Sujets du bac de français 2012, séries ES et S, centres étrangers : Maroc

Bonjour !
Je sais que je m'y prends un tout petit peu tard pour demander des avis sur mon commentaire littéraire mais je suis en plein doute malgré l'enthousiasme de tous mes anciens professeurs de français lorsque je leur ai annoncé la couleur

Le texte est disponible ici : [Lien invalide.]

       La figure féminine a de tout temps inspiré les poètes : glorifiant la beauté ils les qualifient de muses. Jean LORRAIN, poète français du XIXè retranscrit dans son poème "Melusine" extrait du recueil "L'ombre ardente" toute l'essence de la beauté et du lien etroit qu'elle entretient avec la nature. En quoi ce poème est-il un reflet de la beauté chez les poètes ? Pour répondre à cela, nous analyserons tout d'abord la figure féminine puis le lien qu'entretient ce poème avec la nature et enfin l'oscillation de ce poème entre tradition et modernité.

      Ce poème s'ouvre sur la description d'une femme, le poète fait l'éloge de sa beauté à l'aide du nom " splendeur " (v.5) hissant cette femme au rang d'oeuvre d'art. Comparant ses cheveux à des brocarts, " froissant le brocart " le poète insiste sur la richesse physique de Mélusine. LORRAIN la présente comme les anciennes muses grecques, vêtues simplement de leurs robes " robes argentées " (v.2) à la clarté et à l'éclat dominant " clarté divine " (v.6). Cette étrange beauté se profile dans les traits physiques de celle-ci : " email de ses dents " , " gorge eblouit ", ce constant rappel à la blancheur implique la pureté naïve de cette jeune fille en osmose avec la nature. La beauté de la nature déteint en fait sur Mélusine, cette-dernière est bercée par cette flore maternelle. La nature constitue un lit où le bien-être est de mise " apparaît entre les herbes fines " (v.3). Melusine est en fait morte, cette même mort libère toute la beauté enfermée de celle-ci : La mort est quelque peu salvatrice. Le poète n'est pas insensible à cette mort : pour l'atténuer il use de la rîme féminine afin d'apaiser ce contexte élegiaque. La nature récupère ici son bien le plus précieux, son plus beau chef-d'oeuvre. Cette beauté est moins réelle qu'imaginée, le poète fasciné par cette figure de splendeur doute de sa réelle appartenance au genre humain " charme étrange " (v.10) et va jusqu'à la glorifier, la qualifiant de " fée " (v.9).

        Par ailleurs, de cette beauté humaine emmerge la nature, occupant autant de vers que la déscription de Melusine : Le poète glorifie non pas la beauté ravageuse de humaine mais bel et bien la nature et son oeuvre magistrale. Cette femme gît au sein de la nature entourée de la faune " renards et loups " (v.11) et de la flore " glaïeul " (v.14) : La nature recueille son enfant et la berce. Cet effet d'harmonie est justifié par les rîmes embrassées dénotant une parfaite symbiose avec cette nature maternelle. Cette mort sensibilise toute l'assemblée, " enchante les hiboux " (v.12), la beauté est docn universelle. L'infinie substitution entre Melusine et la nature crée le parfait couple et canon de la beauté aux yeux des poètes et de LORRAIN.

        De plus, ce poème oscille entre tradition et modernité, d'une part à cause de la variabilité des thèmes choisis ( Mort, Vie, Nature, Beauté Féminine ) rappelle l'héritage des anciens poètes. Cette noblesse du thème se mêle habilement avec la modernité de ce poème qui consiste en son apport surnaturel : " charme etrange " " fée elle-même ". Les Symboles sont également présents, Mélusine de part son nom est un clien d'Oeil à la mythologie celtique pouvant se métamorphoser en serpent. La déscription quant à elle la déifie " splendeur " " email " soulignant le besoin continuel de la recherche de la pureté. Une entorse à la tradition se remarque, la présence du sang " saignante " ce sang est quelque peu l'ambroisie de cette beauté désormais éteinte mais qui se renouvèle cycliquement comme le veut la nature. C'est dans un dernier vers ancré de toute l'essence de la splendeur que la nature reprend forme " jaillit un glaïeul rose " (v.14). La couleur fait de nouveau écho à la féminité et le glaïeul représente à son tour l'Oeuvre créatrice de la nature. C'est dans un dernier clin d'oeil à la mythologie celtique que le poète décrit le glaïeul avec autour de lui " des feuilles de houx " (v.14) le serpent qu'incarne Melusine est transformé, c'est l'infinie création qui se profile dans ce poème, la nature protegeant son joyau le plus précieux, elle lui reserve le dernier vers du poème


Par contre, j'ai perdu mon brouillon de conclusion, je me souviens avoir évoqué l'alexandrin et la forme du sonnet ( je n'y ai pensé que dans la conclusion impossible de refaire ma feuille il ne restait que 10 minutes  ) j'avais également rappelé pourquoi le besoin d'évoquer la nature était important chez les Symbolistes  et ouvert sur l'Oeuvre de Baudelaire.

Si vous deviez me noter, ce serait combien ? ( Je suis en Première S. )

Sujets du bac de français 2012, séries ES et S, centres étrangers : Maroc

dans l'invention quand il dise "relatez", c'est à dire raconter à la première personne??

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Sujets du bac de français 2012, séries ES et S, centres étrangers : Maroc

Bonjour, est-ce que quelqu'un aurait la correction avec le plan détaillé de la question sur le corpus svp!