Le poète est un mage

Bonjour ! Urgent !

J'ai besoin de votre aide car mon professeur de français a donné une dissertation a faire pendant les vacances dont le sujet est : Que pensez-vous de la définition que propose Victor Hugo du poète : « Le poète est un mage »

Le problème est que c'est ma première dissertation et donc je n'ai pas d'idée, j'ai déjà commencé l'introduction mais ensuite je n'y arrive pas. J'aurais vraiment besoin de votre aide !

Voici le début de mon introduction :
Victor Hugo était un poète, romancier et dramaturge appartenant au mouvement romantique. Ce fut aussi un homme politique. La figure de cet homme public occupe une bonne partie du XIXème siècle. Victor Hugo a toujours eu une très haute idée du rôle du poète dans la société.

La définition d’un mage est de faire rêver avec la magie et les science occultes, alors en quoi Victor Hugo peut-il dire qu’un poète peut être un mage ?
Le poète est doté de diverses missions, qui ont évolué au cours du temps : pour les romantiques, il est un « mage » qui guide le peuple ; mais il peut être aussi ce « poète maudit » au ban de la société, ou un « voyant », qui révèle au lecteurs les beautés cachées du monde.


Merci d'avance ! 

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Le poète est un mage

Bonjour,

Attention à ta définition de mage : "La définition d’un mage est de faire rêver avec la magie et les science occultes, alors en quoi Victor Hugo peut-il dire qu’un poète peut être un mage ?"

Oui, au sens premier. Mais Victor l'utilise au sens figuré : un mage connaît les secrets qui relient la terre et le ciel (ou l'enfer...).

Les poètes évoquent souvent une Muse qui leur parle et les inspire. 

Ne seraient-ils pas un lien privilégié entre ce monde et l'autre ? Voilà ce que pense l'auteur.

D'ailleurs, tu l'énonces ainsi plus haut    : "... et lui permet de voir des réalités inaccessibles aux autres humains. Le poète devient alors ce « mage » investi d’une mission presque sacrée."

Le poète est un mage

Merci pour cette réponse tout d'abord ! Pour l'intro ça ira mais aurait tu une idée pour les idées car la je suis totalement perdue !

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Le poète est un mage

Bonjour.

Je dois faire pour ce Jeudi qui arrive une Dissertation en Français sur "Le poète est un mage". J'avais préparé mon plan détaillé depuis longtemps, mais en me relisant, je ne me dis pas convaincu par celui-ci. Je souhaiterais avoir votre avis, ce que je dois supprimer, enlever, rajouter, pour que ma dissertation puisse avoir une meilleure note. J'aimerais une réponse au plus vite !! Merci.

« Fonction du poète », Victor Hugo
Les rayons et les ombres
Introduction :
Pour les romantiques, le poète est un mage, un voyant, une sorte d’intermédiaire entre Dieu et
les hommes  idée déjà vu avec la pléiade : celui de l’inspiration divine du poète. Mais c’est
également quelqu’un qui doit conduire les hommes vers le progrès et le bonheur : la plupart
des romantiques se sont engagés dans la société de leurs époques. Le poème extrait de Les
ombres et les lumières où Victor Hugo désigne quel doit être la place et le rôle du poète dans
la société.
Axe I : Le côté solennel et sacré du poète : un poème oratoire et un hymne au poète.
C’est un texte avec un caractère fortement oratoire, notamment par l’énonciation : le poète
s’adresse à l’ensemble de l’humanité. Il veut faire passer un message. Le coté solennel est
renforcé par la ponctuation : des points d’exclamations qui engendre un genre jamais neutre,
une opposition singulier / pluriel : celui qui s’exprime et les destinataires, même si le locuteur
ne s’exprime pas directement.
 Utilisation des impératifs avec une structure de phrases identiques (parallélisme).
 Présence d’apostrophes « Peuples ! » (v.1)
 Présence d’anaphores « lui seul » « il »
 Présence de présentatifs « c’est lui qui »
 Balancement dans la troisième strophe « ville et désert … »
 Présence d’accumulations
 Présence d’une anadiplose « tradition » (v. 14 – 15)
C’est une glorification, un hymne au poète, mais avec une mise en abyme : celui qui parle de
poète l’est lui-même.
Axe II : La place du poète dans la société et dans l’histoire.
Le poète est un être à part. C’est un visionnaire, lui seul a « le front éclairé ». Sans le poète,
les gens vivraient dans la nuit, c'est-à-dire dans l’ignorance. Par ailleurs lui seul peut voir « le
germe éclore » : il a une relation privilégié avec Dieu, ce qui est typiquement romantique, et
la nature est quelque chose de sacrée, une sorte de refuge. Le romantisme remet à l’honneur le
sacré.
C’est un élu, quelqu'un choisi par Dieu et lui seul voit l’avenir, comme un mage ou un voyant.
C’est le seul qui a accès à l’éternelle vérité (strophe 3). Il est un guide pour les hommes et les
mènent vers la lumière avec l’étoile qui guide le poète et le poète est ainsi comme une étoile
qui guide l’humanité.
Le poète, en plus d’assurer entre Dieu et les hommes, est celui qui assure le lien entre le passé
et l’avenir. Il ne néglige pas le passé, la tradition, bien au contraire : il est respectueux de
l’héritage de ceux qui l’on précédé. Il prend ainsi en compte la tradition en se tournant vers
l’avenir, ce qui est symbolisé par la métaphore de l’arbre (strophe 2).
C’est un homme qui a des pouvoirs mais qui marginalisé (caractéristique romantique, 2ème s.).
Les épines renvois à la passion du christ.
Axe III : Le symbolisme de l’ombre et de la lumière.
Il y a dans le poème un mouvement de l’ombre vers la lumière avec au début la nuit et les
flancs sombres puis à la fin la clarté et l’étoile. Le poète est une guide qui conduit de l’ombre
à la lumière, un passeur entre le passé et l’avenir : c’est un trait d’union indispensable avec
l’ombre qui représente l’ignorance et la lumière qui signifie le progrès, l’avenir : idée des
lumières.
Les romantiques ont conservés une idée des lumières malgré leurs volontés de rupture car
pour eux le progrès est lié au bonheur.
La poète a un rôle civilisateur qui set celui de conduire les hommes vers un monde meilleurs,
plus juste. Cette lumière va être donnée à tous, c’est l’aspect fraternel et universel (v. 25 et
sq.). Elle concerne tous les lieux et tous les hommes, aussi bien les puissants (Louvre) et que
pauvres (chaumières), ce qui est reprit dans l’antithèse de la fin « roi et pasteur ».
Le poète a une mission et un devoir.
Conclusion :
C’est un texte typique du romantisme avec l’importance de la religion, l’évocation de la
nature, les visions d’un poète et son inspiration. C’est un texte qui rappel que les romantiques
sont en révolte contre la société et n’hésite pas à s’engager avec une mission civilisatrice et le
progrès. Même si le romantisme est en rupture avec le rationalisme du siècle des Lumières, il
reprend de cette époque une notion chère à tous les hommes de cette époque, celui du progrès
symbolisé par la lumière.

Le poète est un mage

La Fonction du poète

Dieu le veut, dans les temps contraires,
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert !
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité !
Honte au penseur qui se mutile
Et s'en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité !

Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
ll est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C'est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
Comme une torche qu'il secoue,
Faire flamboyer l'avenir !

Il voit, quand les peuples végètent !
Ses rêves, toujours pleins d'amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour.
On le raille. Qu'importe ! il pense.
Plus d'une âme inscrit en silence
Ce que la foule n'entend pas.
Il plaint ses contempteurs frivoles ;
Et maint faux sage à ses paroles
Rit tout haut et songe tout bas !

Peuples! écoutez le poète !
Ecoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

C'est lui qui, malgré les épines,
L'envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine,
A pour feuillage l'avenir.

Il rayonne! il jette sa flamme
Sur l'éternelle vérité !
Il la fait resplendir pour l'âme
D'une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
A tous d'en haut il la dévoile;
Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs !

Victor Hugo, Les Rayons et les ombres