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Le métier de professeur de français

Bonjour bonjour 
j'ai toujours voulu faire un bac L. je suis en seconde et ma demande pour un bac littéraire est accepter. j'ai toujours voulu être journaliste mais en seconde je me suis rabattu sur professeur de français.
seulement voila je ne suis pas sur d'être fait pour ça. j'adore la littérature, faire des dissertation, analysé, lire, écrire, commenté... Tout du littéraire pure et dure, mais l'enseignement n'est peut-être pas fait pour moi! On m'a dit récemment qu'il ne fallait pas faire professeur parce qu'on aimait cette matière mais parce que qu'on aimait le contact avec les gens et moi se que je veux c'est un matière littéraire, est-ce que vous me suivez? A vrai dire je ne sais pas si c'est très claire mais bon.

merci d'avance 

ps: même si j'adore la littérature je suis une vrai gourde en grammaire et conjugaisons, alors ne faites pas trop attention aux erreurs MERCI

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Le métier de professeur de français

Bonjour,

Je pense que tu devrais d'abord te demander quelles études tu aimerais faire, avant de penser au métier. En effet, ton choix professionnel va sans doute évoluer au cours de tes études.
Dans un premier temps, il peut-être intéressant de savoir ce qui te motive à aller en L. La filière littéraire est certes un peu plus "fermées" au niveau des études post-bac (par exemple, on voit souvent des scientifiques en prépa littéraire, rarement des littéraires en maths sup!). Mais mieux vaut être un très bon L qu'un S moyen... Donc si tu es motivée (prête à travailler de façon plus personnelle, à approfondir, à faire des lectures autonomes...) et surtout si tu nourris un véritable goût pour les matière littéraires, c'est déjà une très bonne chose.

Ensuite, quelles études envisages-tu de faire? Des études courtes ou longues? Fac ou prépa? A moins d'avoir une idée précise de métier, c'est mieux de penser à un type d'études assez général, qui devrait te laisser plusieurs portes ouvertes, et donc plus de temps pour réfléchir au métier que tu veux faire.

Par ailleurs, l'idée selon laquelle il ne faut pas devenir professeur parce que l'on aime une matière est totalement FAUSSE! Au contraire, c'est ce qui est le plus important. Mais cela est vrai que cela ne suffit pas : il faut bien sûr avoir une envie de transmettre, d'aider, bref une vocation pédagogique. Le plus simple serait que tu te renseignes directement auprès de ton professeur, qu'il t'explique éventuellement son parcours... En tout cas, cherche le plus d'informations possible sur ce métier!

J'espère t'avoir un peu aidée, mais il est certain que si tu vas en filière littéraire, il va falloir corriger ton orthographe et ta grammaire! Les correcteurs du bac sont intraitables avec des élèves de série L, surtout pour l'épreuve de Littérature, que seuls les L passent... Tu peux t'aider d'un Bescherelle et profiter de cette année sans examen et des vacances pour corriger tout cela! Relis bien aussi tes devoirs afin de repérer les fautes récurrentes.

Bon courage

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Le métier de professeur de français

Merci beaucoup pour tous ces conseils !!! Je vais faire tout ça et je verrais ensuite

Le métier de professeur de français

Bonsoir à tous. Je suis en classe de seconde et nous suivons un cours d’orientation pour le métier futur. Passionnée et ayant un très bon niveau en français, j’ai choisi de faire une recherche sur le métier de professeur de français. En effet, je voudrais mener des études de lettres afin d’être une prof à l’UNIVERSITE ou au lycée. Toutefois, il y a des gens qui me découragent et je n’ai pas d’informations sur le parcours à suivre (Combien d’années à la fac ? Série L ? Me trouverai-je facilement un travail si je n'habite pas en France? Pourrai-je enseigner les classes du lycée/dans mon lycée ?)             
Est-ce que quelqu’un pourrait-il m’aider s’il vous plait ?

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Le métier de professeur de français

Pour être prof de français en lycée ou université, il faut obtenir l'agrégation. (A moins d'avoir de la chance avec le capès et de tomber en lycée, mais c'est loin d'être sûr : il y a de grandes chances d'enseigner au collège de longues années avec le capès, avant d'aller en lycée). Pour avoir le plus de chances d'obtenir l'agrégation de lettres (c'est un concours où il y a un peu plus d'une centaine de places par an, seulement !), le meilleur parcours serait de commencer par une hypokhâgne, une khâgne, dans le meilleur des cas poursuivre à l'ENS (mais là bonne chance...) ou à l'université. Après 5 années (que tu peux également passer intégralement à l'université, si tu parviens à être sérieux), dont un master soit "métiers de l'enseignement" soit "recherche", tu commences à préparer l'agregation, pendant un an, et dans la majorité des cas deux années. Tu en es donc à bac +6 ou 7.
Avec l'agreg tu as des chances de devenir prof en lycée. Pour être prof en fac, il faut également faire une thèse (en lettres, elle est à faire après l'agrégation, car une thèse sans agreg ne sert à rien...). Une thèse prend 4 ans environ (tu arrives à bac +10 ou 11...). Il faut obtenir la mention très honorable avec félicitations du jury. Ensuite, il faut faire des publications. Plus tu publies dans le milieu universitaire, plus tu as de chances d'être prof en fac (d'abord maître de conférences, etc). C'est donc un très très long parcours !

Ensuite les universitaires français peuvent assez facilement enseigner dans des universités à l'étranger (presque plus facilement qu'en France !). Prof en lycée, cela doit dépendre de chaque pays, mais il y a des lycées français à l'étranger. Si tu veux enseigner le français à des étrangers, choisis le parcours "français langue étrangère" (FLE) à l'université. Là, inutile de passer le capès ou l'agreg, mais si tu restes en France tu auras une situation très précaire...

J'espère t'avoir donné une réponse éclairante et complète... et pas trop décourageante ! Bonne continuation.

Le métier de professeur de français

Merci

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Le métier de professeur de français

Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur le forum, et je me suis présentée dans un autre sujet !

J'ai 27 ans, et je suis actuellement étudiante en Licence Administration Économique et Sociale à l'Université.
Or, j'envisage de me réorienter à la rentrée prochaine, soit en Licence de Droit, soit en Licence de Lettres.

Je suis passionnée par la littérature J'adore lire, et écrire.. Et je rêverais de poursuivre une filière littéraire.

Toutefois, j'hésite encore beaucoup (malgré mon âge), car je souhaiterai travailler dans les Ressources Humaines.. Donc, la filière adéquate serait soit de poursuivre en AES, soit en Licence de Droit puis vers un Master Ressources Humaines.

Or, depuis quelques jours, il m'est venue une idée que j'avais enfouie au fond de moi même.
Devenir, professeur de Français !

Je n'ai pas de doute quant à l'orientation à choisir : Licence Lettres Modernes, puis Master MEEF.. Je sais que j'aimerai beaucoup ces études là, et que je m’y épanouirais (du moins, je pense)
Mais ce qui me fait hésiter, c'est le métier en lui même !

Oui, il faut être passionnée par les lettres et c'est mon cas..
Il faut aimer enseigner et ça je ne sais pas si c'est mon cas ou non.

De plus, je suis en dépression pour diverses raisons depuis plusieurs année, j'ai un quotidien assez compliqué, et j'ai vu que le métier de Professeur en général, dans un collège ou un lycée n'était pas si facile psychologiquement et physiquement.
Je suppose que les professeurs ont en face d'eux parfois des élèves difficiles, et l'on peut également être mutée dans un établissement difficile.

Est ce vrai ? Faut il être résistant psychologiquement ?!
Peut on être muté vraiment n'importe où en France ?!
Quels sont les difficultés de ce métier ?!

Si je peux discuter avec des professeurs de Français, cela me serait d'une grande aide !

Merci beaucoup par avance pour vos réponses

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Le métier de professeur de français

Sans douter de tes motivations et de tes aptitudes, j'ose dire que le métier de professeur est aussi un métier physique, qui demande de l'énergie, de la disponibilité, de l'organisation, une capacité d'organisation, de renouvellement et de compétences pédagogiques. Etre dans une classe de 35 jeunes gens à intéresser, à faire travailler, à motiver, à faire progresser est un métier qui ne saurait se contenter d'une préparation exigeante en amont.  Je ne veux pas te décourager mais te dire qu'il y faut une forte dose d'enthousiasme.

9 (Modifié par PhiPhilo 10/02/2017 à 08:13)

Le métier de professeur de français

Je ne trouve rien de plus détestable que cette doxa selon laquelle, comme on dit outre-manche, "pour enseigner le latin à John il vaut mieux connaître John que le latin" (cf. Agnès Grey, d'Anne Brontë). Certes le métier est difficile, psychologiquement, physiquement, moralement, juridiquement, matériellement, etc. Il reste que, pour permettre au professeur de faire face à ces innombrables difficultés, rien ne vaut l'enthousiasme qui dérive de l'amour passionné pour sa discipline et de la parfaite maîtrise de celle-ci. Si ton métier consiste à enseigner le latin à John et que John t'emm..., pour tenir le coup, il faut aimer le latin.

Le métier de professeur de français

Je dirais que l'intérêt pour l'enseignement doit primer sur celui qu'on a pour une spécialité particulière, et que l'image qu'on peut avoir de l'enseignement quand on n'en a que ses souvenirs d'élève risque de ne pas correspondre à la réalité. La transmission d'un savoir est une chose, mais ce savoir, dans bien des cas, l'élève doit être mis en situation de l'acquérir lui-même, par des voies qui lui sont propres (dans l'absolu, mais quand on souhaite devenir enseignant, il faut raisonner en termes d'absolu). En ce sens, il n'y a pas d'élèves "faciles", à qui un discours de type magistral suffirait, et des élèves "difficiles", comme vous dites, avec lesquels on "bricolerait" : il n'y a que des cas particuliers, et les élèves "faciles" ont autant besoin d'acquérir des savoir-faire et de l'autonomie que les autres, et ce n'est pas toujours facile.
Mais la plus grosse difficulté vient sans doute du fait que la majorité des nos élèves s'emm... en classe (j'étais de ceux-là) ; il faut en être conscient, mesurer la souffrance que cet ennui peut parfois engendrer, tout en évitant les solutions de facilité qui n'en sont pas. Il faut être capable de chercher des techniques innovantes, de bâtir des projets qui nous éloignent un peu du domaine de la classe. Pour beaucoup, les formules du type "la main à la pâte", les divers stages peuvent amener un peu d'intérêt pour nos matières, souvent mal aimées et parfois rejetées.
Un conseil : faites des stages de terrain dans plusieurs établissement, et pas dans la classe de professeurs qui considèrent que les élèves de 3ème sont des étudiants d'Université. Si vous ne vous sentez par appelé(e) par le métier, faites autre chose ou visez la fac, mais ce n'est pas évident car les conditions d'enseignement n'y sont pas toujours bonnes.