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Baudelaire, Tristesses de la lune

Je suis en 3eme jai se poeme a étudier je dois trouver les figures de style pourriez vous maider svp ou m'orienter je suis vraiment perdus !
Merci d'avance


Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d’une main distraite et légère caresse
Avant de s’endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l’azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poëte pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d’opale,
Et la met dans son cœur loin des yeux du soleil.Baudelaire, Les Fleurs du mal

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Baudelaire, Tristesses de la lune

Bonjour,

Tu as des personnifications, plusieurs figures d'image et un attelage...
A toi de les repérer !

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Baudelaire, Tristesses de la lune

Bonjour je dois analyse un poème de Baudelaire qui est Tristesse de la lune
Si j'ai bien compris, Baudelaire personnifie la lune, la lune devient une femme. La femme pleurs et le poète ramasse une de ses larmes et la garde pour lui car il est amoureux d'elle. Mais pourquoi cette larme, a cause de quoi la femme est-elle triste ? (J'en dégage les choses romantiques, la lune, l'amour ...)

Ce soir, la Lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui, d’une main distraite et légère, caresse
Avant de s’endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l’azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poëte pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d’opale,
Et la met dans son cœur loin des yeux du Soleil.

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Baudelaire, Tristesses de la lune

le premier vers c'est une personification ,car Baudelaire parle de la paresse de la lune.
Je pourrais te donner les autres réponses mais je préfère te donner ce lien pour que tu connaisses toutes les figures de style,bonne chance! :

https://www.google.gp/url?sa=t&rct= … kGy6bAsYpQ

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Baudelaire, Tristesses de la lune

Le poète est seul dans sa nuit.
Le jour, il éprouve les affres du spleen.
La nuit, il jouit d'une certaine paix parce que les aspérités douloureuses du réel s'estompent.
La lune est la complice de sa rêverie triste dans un monde alangui proche de la mort.

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Baudelaire, Tristesses de la lune

Pourquoi la lune est-elle triste ?

Baudelaire, Tristesses de la lune

Si j'en crois la réponse de Jean-Luc, par complicité avec le poète triste...

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Baudelaire, Tristesses de la lune

D'accord, merci.

Baudelaire, Tristesses de la lune

Bonjour, je prépare des textes pour les oraux à venir (Licence 2) et j'aimerais avoir quelques précisions, surtout techniques (mais pas que) sur ce poème de Baudelaire :

Tristesses de la lune

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse
Avant de s'endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.


En ce qui concerne l'analyse même, je pense que ce poème fait d'une certaine manière échos à celui des Correspondances. Pour résumer je dirais que cette lune personnifiée en une femme indolente et sensuelle(Mais aussi maternelle -> sein, larme(de lait? isotopie de la blancheur, rondeur etc.. s'opposant à la femme initiatrice)) laissant tomber du ciel un fragment précieux (que mécaniquement le poète récupère et assimile) représente le monde des idées. Cette larme, ce fragment représente le lien entre matière et idée, en somme c'est une chose concrète(mais fragmentée, partielle) permettant au poète (seulement au poète) d'atteindre le spirituel. Le mouvement se fait de la nature au poète, C'est la lune qui enclenche le processus des correspondances, pas l'inverse, le poète ne peut qu'attendre les signes, les « confuses paroles »(Correspondances) du monde spirituel. L'inspiration ne vient donc pas quand le poète le décide, il faut pour cela que le spirituel le guide de manière abstraite vers l'idéal au moyen d'éléments ou de procédés naturels permettant ce transport de l'esprit et des sens. Seulement cela n'est pas chose aisée, pour plusieurs raisons, et pas seulement à cause du caractère fragmenté de la possibilité de percevoir l'Idéal. : il y a l'idée de "Quand parfois", l'adverbe parfois employé seul a déjà une fréquence fleurtant avec la rareté mais postposé à la conjonction quand il y a volonté d'insister sur la rareté de l'évènement. Ensuite il y a l'idée d'une vision partielle, que permet la lumière de la lune, subtilement, en dissimulant une partie de la matière elle permet l'instauration d'une atmosphère spirituelle, elle livre un infime apercu du néant en conscillant sa lumière avec la nuit, le noir.. La lumière de la lune dévoile, tandis que celle du Soleil cache l'idée en ne rendant visible que la matière → « et la met dans son cœur loin des yeux du soleil » idée que ce fragment d'idéal pour rester idéal ne doit pas être vu à la lumière du jour, il y perdrait tous ses caractéristiques du Beau. Autrement dit pour appréhender l'écho du monde céleste il faut aller au delà des perceptions classiques et communes, la clarté de la lune permet de ressentir. Elle dissimule la matière mais ne dévoile pas pour autant l'idéal, elle ouvre simplement la voie pour la compréhension/perception de l'Idéal.

Cette analyse ne suffit pas, il faut la lier à la musicalité du poème. Je dois donc maintenant voir si mon interprétation correspond à cette musicalité, le sens par le son.. Et là je manque beaucoup de pratique... pour commencer il faudrait au moins que je sois certain de la cadence prosodique du poème, pouvez-vous rectifier mes erreurs? :

Ce soir / la lune rêv//e avec plus / de paresse ; 2/4//3/3
Ainsi / qu'une beauté//, sur de nombreux / coussins, 2/4//4/2
Qui/ d'une main distrai//te et légè/re caresse 1/5//3/3 -> Pouvons nous voir un 4/4/4?
Avant / de s'endormir // le contour / de ses seins, 2/4//3/3

Sur le dos / satiné // des mo/lles avalanches, 3/3//2/4
Mouran/te, elle se li//vre aux lon/gues pâmoisons, 2/4//2/4
Et promè/ne ses yeux// sur les vi/sions blanches ->3/3//3/3 Besoin d'aide avec ce vers, vision-> diérèse?
Qui mon/tent dans l'azur// comme des/ floraisons.2/4//3/3

Quand parfois/ sur ce globe//, en sa langueur/ oisive,3/3//4/2
Elle lai/sse filer// une lar/me furtive,3/3//3/3
Un poè/te pieux(diérèse)//, ennemi/ du sommeil,3/3//3/3

Dans le creux/ de sa main// prend cette/ larme pâle,3/3//3/3
Aux reflets/ irisés// comme un frag/ment d'opale,3/3//3/3
Et la met/ dans son coeur// loin des yeux/ du soleil.3/3//3/3

Il doit y avoir pas mal d'erreurs mais si je me réfère à ça on voit qu'il y a un jeu de reprise en chiasme de la cadence de chaque vers de fin de strophe dans le premier vers de la strophe suivante -> 2/4//3/3 donne 3/3//2/4 donc pas un chiasme total, mais c'est gradable puisqu'ensuite 2/4//3/3 donne 3/3//4/2 puis 3/3//3/3 bien sur reste identique.
J'ai du mal à voir ce que cela pourrait représenter, pour valider mon interprétation je dois normalement retrouver des éléments me permettant de faire valoir la molesse, le caractère indolent, le caractère idéal de l'assimilation de l'idée, de l'inspiration, le caractère d'effort de la part du poète pour percevoir le monde céleste, ou encore le caractère subtil de la lumière lunaire..
J'ai aussi des questions quant aux termes : "pieux", outre le sentiment de fervence donc d'effort, de rigueur, peut-on dire quelque chose ?
"ennemi du sommeil"? faut-il le voir comme étranger à la beauté? dans la mesure où la déesse de la Lune Séléné aurait permis de Zeus que son amant (Endymion), au lieu d'être tué, soit plongé dans un sommeil éternel pour préserver sa beauté. Ennemi du sommeil → Ennemi de la beauté → étranger à la beauté. En tout cas qui ne peut en récupérer que des fragments laissés tombés au sol. La situation maudite du poète contraste avec la position céleste de la Lune. D'ailleurs Séléné va chaque nuit en passant au dessus de son amant endormi pleurer -> D'où l'idée de la larme? mais peut-on dire autre chose la dessus? cette larme doit avoir une signification, je ne trouve pas grand chose sur la lune.. J'ai lu un autre poème qui parle de la déesse des songes taillant une larme brillante pour créer la lune, serait-ce exact? En ce sens la lune qui a été faite à partir d'une larme verserait elle aussi une larme que le poète utiliserait pour lui aussi créer..
En tout cas si vous avez des informations à me donner j'en serai trés reconnaissant, surtout des informations techniques (prosodie...). Merci à vous
PS: peut-être auriez-vous des élements théoriques sur la poétique de Baudelaire : sur le fait que c'est la nature qui permet au poète de saisir un instant l'Idéal, que c'est le poète qui doit faire un effort de compréhension etc..

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Baudelaire, Tristesses de la lune

Tu connais sans doute les réactions de Flaubert et Sainte Beuve ...

http://www.revue-texto.net/Inedits/Miss … _chap3.pdf