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Flaubert, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier - Puis il s’avança dans une avenue de grands arbres...

Bonsoir ! Je suis actuellement en seconde et je dois faire un commentaire composé.

J'aimerai de l'aide si c'est possible pour réaliser un commentaire composé sur l'extrait où Julien chasse

Extrait

"Puis il s'avança dans une avenue de grands arbres, formant avec leurs cimes comme un arc de triomphe, à l'entrée d'une forêt. Un chevreuil bondit hors d'un fourré, un daim parut dans un carrefour, un blaireau sortit d'un trou, un paon sur le gazon déploya sa queue ; - et quand il les eut tous occis, d'autres chevreuils se présentèrent, d'autres daims, d'autres blaireaux, d'autres paons, et des merles, des geais, des putois, des renards, des hérissons, des lynx, une infinité de bêtes, à chaque pas plus nombreuses. Elles tournaient autour de lui, tremblantes, avec un regard plein de douceur et de supplication. Mais Julien ne se fatiguait pas de tuer, tour à tour bandant son arbalète, dégainant l'épée, pointant du coutelas, et ne pensait à rien, n'avait souvenir de quoi que ce fût. Il était en chasse dans un pays quelconque, depuis un temps indéterminé, par le fait seul de sa propre existence, tout s'accomplissant avec la facilité que l'on éprouve dans les rêves. Un spectacle extraordinaire l'arrêta. Des cerfs emplissaient un vallon ayant la forme d'un cirque ; et tassés, les uns près des autres, ils se réchauffaient avec leurs haleines que l'on voyait fumer dans le brouillard.

L'espoir d'un pareil carnage, pendant quelques minutes, le suffoqua de plaisir. Puis il descendit de cheval, retroussa ses manches, et se mit à tirer.
Au sifflement de la première flèche, tous les cerfs à la fois tournèrent la tête. Il se fit des enfonçures dans leur masse ; des voix plaintives s'élevaient, et un grand mouvement agita le troupeau.

Le rebord du vallon était trop haut pour le franchir. Ils bondissaient dans l'enceinte, cherchant à s'échapper. Julien visait, tirait ; et les flèches tombaient comme les rayons d'une pluie d'orage. Les cerfs rendus furieux se battirent, se cabraient, montaient les uns par-dessus les autres ; et leurs corps avec leurs ramures emmêlées faisaient un large monticule, qui s'écroulait, en se déplaçant.

Enfin ils moururent, couchés sur le sable, la bave aux naseaux, les entrailles sorties, et l'ondulation de leurs ventres s'abaissant par degrés. Puis tout fut immobile.

La nuit allait venir ; et derrière le bois, dans les intervalles des branches, le ciel était rouge comme une nappe de sang.

Julien s'adossa contre un arbre. Il contemplait d'un oeil béant l'énormité du massacre, ne comprenant pas comment il avait pu le faire.

De l'autre côté du vallon, sur le bord de la forêt, il aperçut un cerf, une biche et son faon.

Le cerf, qui était noir et monstrueux de taille, portait seize andouillers avec une barbe blanche. La biche, blonde comme les feuilles mortes, broutait le gazon ; et le faon tacheté, sans l'interrompre dans sa marche, lui tétait la mamelle.

L'arbalète encore une fois ronfla. Le faon, tout de suite, fut tué. Alors sa mère, en regardant le ciel, brama d'une voix profonde, déchirante, humaine. Julien exaspéré, d'un coup en plein poitrail, l'étendit par terre.

Le grand cerf l'avait vu, fit un bond. Julien lui envoya sa dernière flèche. Elle l'atteignit au front, et y resta plantée.

Le grand cerf n'eut pas l'air de la sentir ; en enjambant par-dessus les morts, il avançait toujours, allait fondre sur lui, l'éventrer ; et Julien reculait dans une épouvante indicible. Le prodigieux animal s'arrêta ; et les yeux flamboyants, solennel comme un patriarche et comme un justicier, pendant qu'une cloche au loin tintait, il répéta trois fois :

- « Maudit ! maudit ! maudit ! Un jour, coeur féroce, tu assassineras ton père et ta mère ! »

Il plia les genoux, ferma doucement ses paupières, et mourut.

Julien fut stupéfait, puis accablé d'une fatigue soudaine ; et un dégoût, une tristesse immense l'envahit. Le front dans les deux mains, il pleura pendant longtemps.

Son cheval était perdu ; ses chiens l'avaient abandonné ; la solitude qui l'enveloppait lui sembla toute menaçante de périls indéfinis. Alors, poussé par un effroi, il prit sa course à travers la campagne, choisit au hasard un sentier, et se trouva presque immédiatement à la porte du château."

J'ai beaucoup de mal pour définir une deuxième partie pour mon commentaire et pour la première partie je galères également ..

Mon introduction
~> Au XXIème siècle ,le courant réaliste sa développe avec les romans de Balzac.
Ainsi dans Trois Contes roman de Gustave Flaubert ,publié en 1877, l'auteur propose au chapitre I , une partie de chasse, où l'auteur fais le récit d'un (je n'ai pas trouvé)
Nous analyserons d'abord le carnage de Jason qui découle à faire bascaler son destin et là je ne sais pas du tout quoi faire comme seconde partie ....>-<"

Mon Plan

I-Un carange Cruel

a) Les éléments du décor: une entrée dans le merveilleux
b) Julien dans une cruauté inconsciente
c) Personnification des animaux


J'espère que vous pourriez m'aider

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Flaubert, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier - Puis il s’avança dans une avenue de grands arbres...

Bonjour;

Ce qu'il y a d'intéressant justement dans ce conte est qu'il n'est pas réaliste.
Flaubert produit un récit fantastique.
Ce texte a un caractère onirique très prononcé.
Ton analyse ne rend pas compte de la progression dramatique ni des sentiments de Julien.

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Flaubert, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier - Puis il s’avança dans une avenue de grands arbres...

D'accord , il ne l'est pas. Et qu'est-ce que je devrais mettre alors ? (je suis désolé je ne vous demande pas de le faire à ma place mais juste une grande aide )

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Flaubert, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier - Puis il s’avança dans une avenue de grands arbres...

Je t'ai indiqué des pistes précédemment :
- le rêve,
- l'attitude, les sentiments de Julien,
- le sens symbolique du récit...

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Flaubert, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier - Puis il s’avança dans une avenue de grands arbres...

Merci beaucoup