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Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

Bonjour,
Je suis en seconde et j'ai une écriture d'invention à faire. Je l'ai fait mais je voudrais votre avis car je la trouve assez courte et maladroite. Merci d'avance.

Le texte :

"Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque.
   Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles, éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.
   Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l’avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants, ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n’oubliant jamais mademoiselle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu’on y était chrétien, il ne douta pas qu’on ne le traitât aussi bien qu’il l’avait été dans le château de monsieur le baron avant qu’il en eût été chassé pour les beaux yeux de mademoiselle Cunégonde."

L'énoncé : Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre adressée à son précepteur Pangloss qui dénonce la guerre, sa violence et ses conséquences funestes. Vous rédigerez cette lettre en prenant garde de respecter la mise en page et l’énonciation propres au genre de la lettre, et en  utilisant le registre oratoire, grâce auquel Candide clamera son horreur de la guerre, ainsi que sa colère et son indignation devant ce dont il a été témoin.

Mon écriture : "Mon cher Pangloss,
Je m’adresse à vous car je suis bouleversé,  chamboulé, indigné !  J’ai traversé seulement deux villages, mais il ne m’en a pas fallu plus. Là-bas, rien n’est comme dans notre beau château de Thunder-ten-tronckh. C’est la guerre. Une guerre dévastatrice qui ne laisse rien derrière elle. Trouvez-vous normal que pareille atrocité se passe sans que personne ne fasse quoi que ce soit pour se révolter ? J’ai vu je ne sais combien de corps entassés les uns sur les autres souffrant encore parce qu’ils n’ont pas été fini d’achever. Sans compter des membres, des organes et toutes sortes de choses dont je n’ai pas envie de citer, éparpillés sur le sol, et dont les survivants de cette bataille piétinaient sans s’en préoccuper. Je l’avoue, tout cela m’a terrifié. Je ne sais pas comment j’ai réussi à continuer d’avancer malgré ce désastre, je n’avais qu’une seule envie : m’enfuir au plus vite. Qui aurait contemplé ce champ de bataille sans être en horreur ?
En fuyant du premier village pour me conduire au second, je pensais y trouver de la paix et de la sérénité car, ne m’avez-vous pas sans cesse enseigné cette phrase : « Tout est bien dans le meilleur des mondes » ? Mais ce ne fut guère le cas. Le village était autant dévasté que le premier, sinon pire. Mais, je réussis tout de même à récolter quelques provisions pour mon périple. Provisions qui n'ont pas tenu bien longtemps mais assez pour que je parvienne jusqu'en Hollande sain et sauf. Pendant ce voyage, je n'ai cessé de penser à mademoiselle Cunégonde et y pense encore à ce jour. J'espère la revoir au plus vite. En attendant, me voilà dans le beau pays qu'est l'Hollande, et je pense bien y être très bien traité.

Candide, votre élève dévoué."

Merci encore ! 

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Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

Bonjour 
Actuellement en terminale littéraire je pense pouvoir te donner une bonne appréciation de ton travail.
Ta plume est de bonne qualité, tu as su retranscrire la langue de Voltaire malgré quelques fautes de syntaxe simples à rectifier Nonobstant, ton texte s'avère bien trop court.
Au baccalauréat, tu ne pourrais obtenir la moyenne avec un court paragraphe sachant que tu disposes de quatre heures pour le produire. Insiste davantage sur les descriptions, présentées par l'innocent Candide elles n'auront pas le même impact que jaillissant de la plume ironique de Voltaire. Ta citation est intéressante, tu pourrais approfondir par son usage, la réflexion de Candide sur l'essence de la guerre et ses conséquences mais tente de l'introduire d'une manière plus subtile.
J'espère t'avoir apporté une aide quelconque
Bonne chance 

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Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

Merci beaucoup de tes conseils !  . Ils m'aident vraiment beaucoup et je vais (essayer) de les appliquer au mieux ! Encore merci ! 

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Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

Je t'en prie 
Tant mieux si j'ai pu t'apporter une aide quelconque et n'hésite pas si tu as d'autres questions.

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Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

Ok, merci  . Et est ce que tu pourras de nouveau regarder mon texte une fois qu'il sera arrangé s'il te plaît ?

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Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

Promis 

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Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

Merci  . J'ai essayé de rajouter quelques phrases et descriptions, mais c'est pas encore ça. Je n'ai plus du tout d'inspiration..

Mon cher Pangloss,
Je m’adresse à vous car je suis bouleversé,  chamboulé, indigné !  J’ai traversé seulement trois villages, mais il ne m’en a pas fallu plus. Là-bas, rien n’est comme dans notre beau château de Thunder-ten-tronckh. C’est la guerre. Une guerre dévastatrice qui ne laisse rien derrière elle, à part les cadavres de milliers d'hommes innocents. Trouvez-vous normal que pareille atrocité se passe sans que personne ne fasse quoi que ce soit pour se révolter ?
Ou que les armées pillent ces villages et tuent des hommes sans aucun scrupule ?
Je continuais mon chemin, espérant pouvoir faire réfléchir la population d'un autre village. Mais les Bulgares étaient arrivés avant moi. Ils avaient tout détruit ! Quelle est la nécessité de détruire tous ces villages ?
Est-ce qu'ils sont acculés de réaliser cette tâche ou le font-ils par simple plaisir ?
J'étais encerclé par des corps entassés les uns sur les autres, souffrant et n'ayant toujours pas succombé à leur blessure, ou par des dépouilles gisant sur le sol, couvert de sang et de bleus. Sans compter des membres, des organes et toutes sortes de choses dont je n’ai guère envie de citer, éparpillés aux quatre coins du village. Les derniers chanceux de cette bataille les piétinaient sans réellement s’en préoccuper. Leur seul but étant de sauver leur peau.
Je l’avoue, tout cela m’a terrifié. Je me cachais au mieux que je le pouvais, sans cesser de trembler. Je ne sais pas comment j’ai réussi à continuer d’avancer malgré ce désastre, je n’avais qu’une seule envie : m’enfuir au plus vite.  Jamais je n'oublierai toutes ces images, elle me hanteront à jamais. Qui aurait contemplé ce champ de bataille sans être en horreur ?
En fuyant du premier village pour me conduire au second, je pensais y trouver de la paix et de la sérénité car, ne m’avez-vous pas sans cesse enseigné cette phrase : « Tout est bien dans le meilleur des mondes » ? Mais, comme vous pouvez le constater, ce ne fut guère le cas. Je suis navré de vous le dire, mais vous n'aviez pas tout juste. Là-bas, nulle chose n'est "bien", mais je garde toutefois espoir pour la suite de mon voyage.
Le troisième village était autant dévasté que les deux autres, sinon pire. Il était rempli de ruines, et on ne pouvait contourner les tas de membres. Mais, je réussis tout de même à récolter quelques provisions pour mon périple. Provisions qui n'ont pas tenu bien longtemps mais assez pour que je parvienne jusqu'en Hollande sain et sauf. Pendant ce voyage, je n'ai cessé de penser à mademoiselle Cunégonde et y pense encore à ce jour. J'espère la revoir au plus vite. En attendant, me voilà dans le beau pays qu'est la Hollande, et je pense y être très bien traité car je crois encore en votre belle philosophie.

Candide, votre élève dévoué.

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Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

C'est encore un peu court à mon sens. Comme j'ai un peu de temps libre, je te propose le paragraphe suivant à  incorporer dans ton écrit:

Votre enseignement étant gravé dans ma mémoire, je suis conscient qu'il n'y a point d'effet sans cause. Nonobstant, je ne puis, malgré une intense et réelle réflexion, entendre la cause d'un tel massacre. Des milliers d'hommes s'affrontent, éventrent les femmes qu'ils souillent sans pitié, laissent de jeunes et innocents enfants orphelins, les condamnant à une mort certaine. J'avoue rester perplexe devant cette inconcevable situation à laquelle, jamais mon esprit n'eût pu un jour oser songer. Quel est la finalité de ces sacrifices? Est-elle honorable au point de justifier les souffrances de ces villageois? J'espère que votre admirable sagesse trouvera les réponses qui apaiseront mon esprit et résoudront mon questionnement.

Voili voilou 

Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

Quelques corrections (si j'en oublie pas...) :

justmwa13 a écrit :

Mon cher Pangloss,
Je m’adresse à vous car je suis bouleversé,  chamboulé, indigné !  J’ai traversé seulement trois villages, mais il ne m’en a pas fallu plus. Là-bas, rien n’est comme dans notre beau château de Thunder-ten-tronckh. C’est la guerre. Une guerre dévastatrice qui ne laisse rien derrière elle, à part les cadavres de milliers d'hommes innocents. Trouvez-vous normal que pareille atrocité se passe sans que personne ne fasse quoi que ce soit pour se révolter ?
Ou que les armées pillent ces villages et tuent des hommes sans aucun scrupule ?
Je continuais mon chemin, espérant pouvoir faire réfléchir la population d'un autre village. Mais les Bulgares étaient arrivés avant moi. Ils avaient tout détruit ! Quelle est la nécessité de détruire tous ces villages ?
Est-ce qu'ils sont acculés de à réaliser cette tâche ou le font-ils par simple plaisir ?
J'étais encerclé par des corps entassés les uns sur les autres, souffrant et n'ayant toujours pas succombé à leurs blessures, ou par des dépouilles gisant sur le sol, couvertes de sang et de bleus. Sans compter des membres, des organes et toutes sortes de choses dont que je n’ai guère envie de citer, éparpillés aux quatre coins du village (évite les phrases nominales). Les derniers chanceux de cette bataille les piétinaient sans réellement s’en préoccuper. Leur seul but étant de sauver leur peau.
Je l’avoue, tout cela m’a terrifié. Je me cachais au mieux que je le pouvais, sans cesser de trembler. Je ne sais pas comment j’ai réussi à continuer d’avancer malgré ce désastre, je n’avais qu’une seule envie : m’enfuir au plus vite.  Jamais je n'oublierai toutes ces images, elle me hanteront à jamais. Qui aurait contemplé ce champ de bataille sans être en horreur ?
En fuyant du premier village pour me conduire au second, je pensais y trouver de la paix et de la sérénité car, ne m’avez-vous pas sans cesse enseigné cette phrase : « Tout est bien dans le meilleur des mondes » ? Mais, comme vous pouvez le constater, ce ne fut guère le cas. Je suis navré de vous le dire, mais vous n'aviez pas tout juste (trop familier peut-être). Là-bas, nulle chose n'est "bien", mais je garde toutefois espoir pour la suite de mon voyage.
Le troisième village était autant dévasté que les deux autres, sinon pire. Il était rempli de ruines, et on ne pouvait contourner les tas de membres. Mais, je réussis tout de même à récolter quelques provisions pour mon périple. Provisions qui n'ont pas tenu bien longtemps mais assez pour que je parvienne jusqu'en Hollande sain et sauf. Pendant ce voyage, je n'ai cessé de penser à mademoiselle Cunégonde et y pense encore à ce jour. J'espère la revoir au plus vite. En attendant, me voilà dans le beau pays qu'est la Hollande, et je pense y être très bien traité car je crois encore en votre belle philosophie.

Candide, votre élève dévoué.

Oui Schtroumphette-lettrée, mais j'ai l'impression qu'il y a un peu une rupture de style : ton paragraphe est plus précieux que le texte de justmwa13, marqué par l'urgence de décrire son hébétude et son horreur (c'est le candide au sens propre).
[Tu utilises souvent "Nonobstant" dans tes messages. Nonobstant s'utilise plus souvent comme préposition ("bien que...", "malgré...") que comme adverbe (dans le sens de "cependant"), l'usage est très vieilli : je te conseille de ne pas en abuser car ça crée des dissonances quand le reste de message est écrit dans un registre courant...)

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Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre...

Merci beaucoup Schtroumphette-lettrée pour ton texte ! . Et merci à toi aussi Polo pour ta correction
Et si je remplace "vous n'aviez pas tout juste" par "votre philosophie est quelque peu erronée", ça va mieux ?