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Questions sur l’hypokhâgne

Merci Laoshi.

De mon temps la moitié des élèves de maths spé redoublait (en moyenne sur la France) et peu d'élèves ayant fait trois ans de prépa se retrouvaient en short car il y avait beaucoup d'écoles d'ingénieurs dont un certain nombre avait un concours d'entrée facile. Depuis, le nombre d'écoles a augmenté et le nombre d'élèves par école a beaucoup augmenté. Ce qui rend la tâche des taupins plus facile d'autant que les élèves de terminale scientifique sont moins nombreux à être attirés par maths sup car d'autres formations intéressantes les attirent comme l'HK B/L (il y a donc moins de bons matheux en maths sup).
Je peux même être précis pour les années 80. Sur 100 élèves qui entraient en maths sup, 66 finissaient par entrer dans une école d'ingénieur (ou, mais ça concernait peu de monde, dans une ENS ou à l'ENSAE). Que devenaient les 34 autres ?
Certains abandonnaient en début de maths sup pour aller faire autre chose.
Certains, idem en fin de maths sup.
Certains, peu nombreux, n'étaient pas pris en maths spé mais n'avaient perdu qu'une année (1 élève sur 50 dans ma classe).
Certains, peu nombreux, abandonnaient en fin de première année de maths spé ("3/2").
Certains, peu nombreux, abandonnaient en début de deuxième année de maths spé ("5/2").
Et, pour finir, quelques uns, peu nombreux, rataient tous les concours en fin de 5/2. C'était dur pour eux mais ils étaient peu nombreux, je l'ai dit.
À noter que certains de ceux qui abandonnaient en cours de prépa le faisaient pour aller en fac de maths puis se présentaient aux concours des écoles d'ingénieurs pour les "admissions parallèles" et en général ils obtenaient mieux que ceux qui n'avaient pas abandonné. Une histoire de fou. Je l'ai vu dans ma classe.
J'ajoute enfin que les nombreux élèves de 3/2 qui redoublaient, en tout cas dans mon lycée, étaient automatiquement repris pour faire leur année de 5/2.
Somme toute, pour ceux qui persévéraient, il était plutôt facile d'obtenir quelque chose.

Il nous semblait en revanche que le sort des khâgneux était peu enviable. Mais nous ne le savions pas précisément car il n'y avait pas de prépa littéraire dans mon lycée. Il nous semblait que les élèves excellentissimes d'HK&K entraient dans une ENS et que tous les autres partaient en fac de lettre. Pour les élèves moyens de prépa scientifique il y avait de nombreuses écoles d'ingénieurs mais pour les élèves moyens de prépa littéraire il n'y avait rien. Était-ce vrai ?
Maintenant il y a pas mal de débouchés pour les élèves de prépa littéraire, ai-je raison ?

652 (Modifié par Jehan 30/06/2019 à 22:41)

Questions sur l’hypokhâgne

Vraiment ? Comment ça se fait ? Pourquoi refuse-t-on la possibilité de khûber ? Pourquoi surtout dans les meilleurs lycées ? A-t-on le droit de khûber ailleurs si on ne peut le faire là où on est ? En a-t-il été toujours ainsi dans le passé ?
Qu'en est-il pour les prépas scientifiques ?

Comme le dit Laoshi, ça se bouscule au portillon et les classes ne sont pas extensibles. Une troisième année d'enseignement supérieur intensif, gratuit et en (relativement) petit effectif, c'est tout de même assez rare dans le monde.
L'expression consacrée sur le bulletin est "autorisé à doubler". On ne reprend pour une année de Khûbe que les élèves dont on sent qu'ils peuvent faire mieux aux concours l'année suivante, qu'ils ont encore une marge de progression chez nous, et qu'ils ont une influence positive sur l'ambiance de classe. Les Khûbes sont bien souvent les moteurs d'une Khâgne... Ceux qui ont décroché, qui souffrent, qui sont absentéistes ou mauvais esprit ne sont pas autorisés à khûber, mais en général ils ne le souhaitent pas.

On peut tout à fait khûber dans un autre établissement. Si le conseil de classe ne donne pas l'autorisation de khûber, on peut toujours tenter d'envoyer son dossier ailleurs, mais sans trop d'espoir.

Je ne sais pas si ça a toujours été comme ça.

Pour les prépas scientifiques, en général on autorise à redoubler lorsque les élèves ont des perspectives d'avoir de meilleurs concours l'année suivante.

Pour les élèves moyens de prépa scientifique il y avait de nombreuses écoles d'ingénieurs mais pour les élèves moyens de prépa littéraire il n'y avait rien. Était-ce vrai ?
Maintenant il y a pas mal de débouchés pour les élèves de prépa littéraire, ai-je raison ?

Il est vrai qu'il n'y avait rien pour les littéraires. Maintenant avec la BEL, c'est 40 écoles...

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Questions sur l’hypokhâgne

Il nous semblait que les élèves excellentissimes d'HK&K entraient dans une ENS et que tous les autres partaient en fac de lettres. Pour les élèves moyens de prépa scientifique il y avait de nombreuses écoles d'ingénieurs mais pour les élèves moyens de prépa littéraire il n'y avait rien. Était-ce vrai ?

Oui, c’était vrai. À l’époque que tu évoques, on pouvait seulement présenter les concours de deux ENS (Ulm ou Saint-Cloud) en lettres classiques, éventuellement Cachan dans les autres spécialités, et en cas d'échec au bout de trois ans, on rejoignait la faculté en quatrième année, non sans avoir passé à la va-vite la licence. Car même en cas d’admissibilité à l’ENS, elle n’était  pas acquise.

654 (Modifié par Hippocampe 01/07/2019 à 07:38)

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Eh bien quel progrès !

Et pour préparer les Chartes, il y a toujours une filière à part ? Ce qui faisait que si on se plantait à ce concours très sélectif on n'avait rien.

De mon temps, il y avait une prépa véto. Le concours des écoles vétérinaires était très dur, en cas d'échec les élèves n'avaient rien. Maintenant le concours se prépare en maths sup bio de sorte qu'il y a en cas d'échec d'autres voies possibles.

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Questions sur l’hypokhâgne

... Dont toutes les écoles de commerce de la BCE et des Ecricom, qui recrutent en prepa littéraire avec des seuils d'admission plus bas et parfois des frais d'inscription au concours plus réduits que pour leurs petits camarades de prépa economique, mais chuuuut, il ne faut pas le dire trop fort sinon ils seront jaloux...