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Dans ces textes, quels sont les rapports qui s'instaurent entre les personnages ?

Bonjour,
Mon corpus est composé de 4 textes de théatre, avec lequel je dois répondre aux questions suivantes : Dans ces textes, quels sont les rapports qui s'instaurent entre les personnages ? Quels aspects de l'amour ou du pouvoir ces scènes de comédie cherchent-elles à montrer ?

Voici mes textes :

Le Bourgeois gentilhomme, Acte III, scène 12 (extrait) :

MONSIEUR JOURDAIN: Touchez là, Monsieur: ma fille n'est pas pour vous.

CLÉONTE: Comment?

MONSIEUR JOURDAIN: Vous n'êtes point gentilhomme, vous n'aurez pas ma fille.

MADAME JOURDAIN: Que voulez-vous donc dire avec votre gentilhomme? Est-ce que nous sommes, nous autres, de la côte de saint Louis?

MONSIEUR JOURDAIN: Taisez-vous, ma femme: je vous vois venir.

MADAME JOURDAIN: Descendons-nous tous deux que de bonne bourgeoisie?

MONSIEUR JOURDAIN: Voilà pas le coup de langue?

MADAME JOURDAIN: Et votre père n'était-il pas marchand aussi bien que le mien?

MONSIEUR JOURDAIN: Peste soit de la femme! Elle n'y a jamais manqué. Si votre père a été marchand, tant pis pour lui; mais pour le mien, ce sont des malavisés qui disent cela. Tout ce que j'ai à vous dire, moi, c'est que je veux avoir un gendre gentilhomme.

MADAME JOURDAIN: Il faut à votre fille un mari qui lui soit propre, et il vaut mieux pour elle un honnête homme riche et bien fait, qu'un gentilhomme gueux et mal bâti.

NICOLE: Cela est vrai. Nous avons le fils du gentilhomme de notre village, qui est le plus grand malitorne et le plus sot dadais que j'aie jamais vu.

MONSIEUR JOURDAIN: Taisez-vous, impertinente. Vous vous fourrez toujours dans la conversation. J'ai du bien assez pour ma fille, je n'ai besoin que d'honneur, et je la veux faire marquise.

MADAME JOURDAIN: Marquise?

MONSIEUR JOURDAIN: Oui, marquise.

MADAME JOURDAIN: Hélas! Dieu m'en garde!

MONSIEUR JOURDAIN: C'est une chose que j'ai résolue.

MADAME JOURDAIN: C'est une chose, moi, où je ne consentirai point. Les alliances avec plus grand que soi sont sujettes toujours à de fâcheux inconvénients. Je ne veux point qu'un gendre puisse à ma fille reprocher ses parents, et qu'elle ait des enfants qui aient honte de m'appeler leur grand-maman. S'il fallait qu'elle me vînt visiter en équipage de grand-dame, et qu'elle manquât par mégarde à saluer quelqu'un du quartier, on ne manquerait pas aussitôt de dire cent sottises. "Voyez-vous, dirait-on, cette Madame la Marquise qui fait tant la glorieuse? C'est la fille de Monsieur Jourdain, qui était trop heureuse, étant petite, de jouer à la Madame avec nous. Elle n'a pas toujours été si relevée que la voilà, et ses deux grands-pères vendaient du drap auprès de la porte Saint-Innocent. Ils ont amassé du bien à leurs enfants, qu'ils payent maintenant peut-être bien cher en l'autre monde, et l'on ne devient guère si riches à être honnêtes gens." Je ne veux point tous ces caquets, et je veux un homme, en un mot, qui m'ait obligation de ma fille, et à qui je puisse dire: "Mettez-vous là, mon gendre, et dînez avec moi".

MONSIEUR JOURDAIN: Voilà bien les sentiments d'un petit esprit, de vouloir demeurer toujours dans la bassesse. Ne me répliquez pas davantage: ma fille sera marquise en dépit de tout le monde; et si vous me mettez en colère, je la ferai duchesse.

Marivaux, Le jeu de l'amour et du hasard, Acte I, scène 8 et 9

SCÈNE 7 : DORANTE, SILVIA, ARLEQUIN

ARLEQUIN
Ah, te voilà, Bourguignon ; mon porte-manteau et toi, avez-vous été bien reçus ici ?
DORANTE
Il n'était pas possible qu'on nous reçût mal, Monsieur.
ARLEQUIN
Un Domestique là-bas m'a dit d'entrer ici, et qu'on allait avertir mon beau-père qui était avec ma femme.
SILVIA
Vous voulez dire Monsieur Orgon et sa fille, sans doute, Monsieur ?
ARLEQUIN
Eh oui, mon beau-père et ma femme, autant vaut ; je viens pour épouser, et ils m'attendent pour être mariés, cela est convenu, il ne manque plus que la cérémonie, qui est une bagatelle.
SILVIA
C'est une bagatelle qui vaut bien la peine qu'on y pense.
ARLEQUIN
Oui, mais quand on y a pensé on n'y pense plus.
SILVIA, bas à Dorante.
Bourguignon, on est homme de mérite à bon marché chez vous, ce me semble ?
ARLEQUIN
Que dites-vous là à mon valet, la belle ?
SILVIA
Rien, je lui dis seulement, que je vais faire descendre Monsieur Orgon.
ARLEQUIN
Et pourquoi ne pas dire mon beau-père, comme moi ?
SILVIA
C'est qu'il ne l'est pas encore.
DORANTE
Elle a raison, Monsieur, le mariage n'est pas fait.
ARLEQUIN
Eh bien, me voilà pour le faire.
DORANTE
Attendez donc qu'il soit fait.
ARLEQUIN
Pardi, voilà bien des façons pour un beau-père de la veille ou du lendemain.
SILVIA
En effet, quelle si grande différence y a-t-il entre être mariée ou ne l'être pas ? Oui, Monsieur, nous avons tort, et je cours informer votre beau-père de votre arrivée.
ARLEQUIN
Et ma femme aussi, je vous prie ; mais avant que de partir, dites-moi une chose, vous qui êtes si jolie, n'êtes-vous pas la soubrette de l'hôtel ?
SILVIA
Vous l'avez dit.
ARLEQUIN
C'est fort bien fait, je m'en réjouis : croyez-vous que je plaise ici, comment me trouvez-vous ?
SILVIA
Je vous trouve... plaisant.
ARLEQUIN
Bon, tant mieux, entretenez-vous dans ce sentiment-là, il pourra trouver sa place.
SILVIA
Vous êtes bien modeste de vous en contenter ; mais je vous quitte, il faut qu'on ait oublié d'avertir votre beau-père, car assurément il serait venu, et j'y vais.
ARLEQUIN
Dites-lui que je l'attends avec affection.
SILVIA, à part.
Que le sort est bizarre ! Aucun de ces deux hommes n'est à sa place.
SCÈNE 9 : DORANTE, ARLEQUIN

ARLEQUIN
Eh bien, Monsieur, mon commencement va bien, je plais déjà à la soubrette.
DORANTE
Butor que tu es !
ARLEQUIN
Pourquoi donc, mon entrée est si gentille !
DORANTE
Tu m'avais tant promis de laisser là tes façons de parler sottes et triviales, je t'avais donné de si bonnes instructions, je ne t'avais recommandé que d'être sérieux. Va, je vois bien que je suis un étourdi de m'en être fié à toi.
ARLEQUIN
Je ferai encore mieux dans les suites, et puisque le sérieux n'est pas suffisant, je donnerai du mélancolique, je pleurerai, s'il le faut.
DORANTE
Je ne sais plus où j'en suis ; cette aventure-ci m'étourdit : que faut-il que je fasse ?
ARLEQUIN
Est-ce que la fille n'est pas plaisante ?
DORANTE
Tais-toi ; voici Monsieur Orgon qui vient.


Feydeau, ON purge bébé, Acte 1 scène 1

Follavoine, son dictionnaire ouvert devant lui sur la table.— Voyons : "Iles Hébrides ?… Iles Hébrides ?… Iles Hébrides ?…" (On frappe à la porte.— Sans relever la tête et avec humeur.) Zut! entrez! (À Rose qui paraît.) Quoi ? Qu’est-ce que vous voulez ?
Rose, arrivant du pan coupé de gauche.— C’est Madame qui demande Monsieur.
Follavoine, se replongeant dans son dictionnaire et avec brusquerie.— Eh! bien, qu’elle vienne!… Si elle a à me parler, elle sait où je suis.
Rose, qui est descendue jusqu’au milieu de la scène,— Madame est occupée dans son cabinet de toilette ; elle ne peut pas se déranger.
Follavoine.— Vraiment ? Eh bien, moi non plus! Je regrette! je travaille.
Rose, avec indifférence,— Bien, Monsieur.
Elle fait mine de remonter.
Follavoine, relevant la tête, sans lâcher son dictionnaire.— Sur le même ton brusque.— D’abord, quoi ? Qu’est-ce qu’elle me veut ?
Rose, qui s’est arrêtée à l’interpellation de Follavoine.— Je ne sais pas, Monsieur.
Follavoine.— Eh! bien, allez lui demander!
Rose.— Oui, Monsieur,
Elle remonte.
Follavoine.— C’est vrai ça!… (Rappelant Rose au moment où elle va sortir.) Au fait, dites donc, vous…
Rose, redescendant.— Monsieur ?
Follavoine.— Par hasard, les… les Hébrides… ?
Rose, qui ne comprend pas.— Comment ?
Follavoine.— Les Hébrides ?… Vous ne savez pas où c’est ?
Rose, ahurie.— Les Hébrides ?
Follavoine.— Oui.
Rose.— Ah! non!… non!… (Comme pour se justifier.) C’est pas moi qui range ici!… c’est Madame.
Follavoine, se redressant en refermant son dictionnaire sur son index de façon à ne pas perdre la page.— Quoi! quoi, "qui range"! les Hébrides!… des îles! bougre d’ignare!… de la terre entourée d’eau… vous ne savez pas ce que c’est ?
Rose, ouvrant de grands yeux.— De la terre entourée d’eau ?
Follavoine.— Oui! de la terre entourée d’eau, comment ça s’appelle ?
Rose.— De la boue ?
Follavoine, haussant les épaules.— Mais non, pas de la boue ? C’est de la boue quand il n’y a pas beaucoup de terre et pas beaucoup d’eau ; mais, quand il y a beaucoup de terre et beaucoup d’eau, ça s’appelle des îles!
Rose, abrutie,— Ah ?
Follavoine.— Eh! bien, les Hébrides, c’est ça! c’est des îles! par conséquent, c’est pas dans l’appartement.
Rose, voulant avoir compris.— Ah! oui!… c’est dehors!
Follavoine, haussant les épaules.— Naturellement! c’est dehors !
Rose.— Ah! ben, non! non je les ai pas vues.
Follavoine, quittant son bureau et poussant familièrement Rose vers la porte pan coupé.— Oui, bon, merci, ça va bien!
Rose, comme pour se justifier.— Y a pas longtemps que je suis à Paris, n’est-ce pas… ?
Follavoine.— Oui!… oui, oui!
Rose.— Et je sors si peu!
Follavoine.— Oui! ça va bien! allez… Allez retrouver Madame.
Rose.— Oui, Monsieur!
Elle sort.
Follavoine.— Elle ne sait rien cette fille! Rien! qu’est-ce qu’on lui a appris à l’école ? (Redescendant jusque devant la table contre laquelle il s’adosse.) "C’est pas elle qui a rangé les Hébrides"! Je te crois, parbleu! (Se replongeant dans son dictionnaire.) "Z’Hébrides… Z’Hébrides…" (Au public.) C’est extraordinaire! je trouve zèbre, zébré, zébrure, zébu!… Mais de Zhébrides, pas plus que dans mon œil! Si ça y était, ce serait entre zébré et zébrure. On ne trouve rien dans ce dictionnaire!

Par acquit de conscience, il reparcourt des yeux la colonne qu’il vient de lire.

Beaumarchais, le Barbier de Séville, acte I, scène 2 (extrait)
FIGARO : J'ai vu cet abbé-là quelque part.
LE COMTE, à part. Cet homme ne m'est pas inconnu.
FIGARO. Eh non, ce n'est pas un abbé ! Cet air altier et noble...
LE COMTE. Cette tournure grotesque...
FIGARO. Je ne me trompe point, : c'est le comte Almaviva.
LE COMTE. Je crois que c'est ce coquin de Figaro.
FIGARO. C'est lui-même, Monseigneur.
LE COMTE. Maraud ! si tu dis un mot...
FIGARO. Oui, je vous reconnais ; voilà les bontés familières dont vous m'avez toujours honoré.
LE COMTE. Je ne te reconnaissais pas, moi. Te voilà si gros et si gras...
FIGARO. Que voulez-vous, Monseigneur, c'est la misère.
LE COMTE. Pauvre petit ! Mais que fais-tu à Séville ? Je t'avais autrefois recommandé dans les bureaux pour un emploi.
FIGARO. Je l'ai obtenu, Monseigneur ; et ma reconnaissance...
LE COMTE. Appelle-moi Lindor. Ne vois-tu pas, à mon déguisement, que je veux être inconnu ?
FIGARO. Je me retire.
LE COMTE. Au contraire. J'attends ici quelque chose, et deux hommes qui jasent sont moins suspects qu'un seul qui se promène. Ayons l'air de jaser. Eh bien, cet emploi ?
FIGARO. Le ministre, ayant égard à la recommandation de Votre Excellence, me fit nommer sur-le-champ garçon apothicaire.
LE COMTE. Dans les hôpitaux de l'armée ?
FIGARO. Non ; dans les haras d'Andalousie.
LE COMTE, riant. Beau début !
FIGARO. Le poste n'était pas mauvais, parce qu'ayant le district des pansements et des drogues, je vendais souvent aux hommes de bonnes médecines de cheval...
LE COMTE. Qui tuaient les sujets du roi !
FIGARO. Ah, ah, il n'y a point de remède universel - ... mais qui n'ont pas laissé de guérir quelquefois des Galiciens, des Catalans, des Auvergnats.
LE COMTE. Pourquoi donc l'as-tu quitté ?
FIGARO. Quitté ? C'est bien lui-même ; on m'a desservi auprès des puissances : L'envie aux doigts crochus, au teint pâle et livide...
LE COMTE. Oh grâce ! grâce, ami ! Est-ce que tu fais aussi des vers ? Je t'ai vu là griffonnant sur ton genou, et chantant dès le matin.
FIGARO. Voilà précisément la cause de mon malheur, Excellence. Quand on a rapporté au ministre que je faisais, je puis dire assez joliment, des bouquets à Chloris, que j'envoyais des énigmes aux journaux, qu'il courait des madrigaux de ma façon ; en un mot, quand il a su que j'étais imprimé tout vif, il a pris la chose au tragique et m'a fait ôter mon emploi, sous prétexte que l'amour des lettres est incompatible avec l'esprit des affaires.
LE COMTE. Puissamment raisonné ! Et tu ne lui fis pas représenter...
FIGARO. Je me crus trop heureux d'en être oublié, persuadé qu'un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal.
LE COMTE. Tu ne dis pas tout. Je me souviens qu'à mon service tu étais un assez mauvais sujet.
FIGARO. Eh ! mon Dieu, Monseigneur, c'est qu'on veut que le pauvre soit sans défaut.
LE COMTE. Paresseux, dérangé...
FIGARO. Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?
LE COMTE, riant. Pas mal !


Voilà, si vous pouviez m'aider ça serait génial ! En ce qui concerne les relations, j'ai déjà quelques petites choses, dans le premier texte, c'est un conflit entre mari et femme, avec toujours la servante qui s'inssert dans le dialogue, dans le deuxième j'ai un peu plus de mal à décrire cete relation. dans on purge bébé, c'est une relation maître/ servante avec un quiproquo et dans le dernier, ce qui au départ aurait du être un dialogue entre un valet et son maitre devient presque une relation amicale. Par contre, la deuxième question est beaucoup plus compliquée et j'ai du mal à trouver des réponses !

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Dans ces textes, quels sont les rapports qui s'instaurent entre les personnages ?

c'est tres simple; tu dois trouver la liaison fictif dans le contexte ethypotetique dans la mesure ou ils sont liées par les événements
aussi il est tre important que tu voi l'amour sous tous ses aspects ici. tuas des indices au 10 premieres lignes

Dans ces textes, quels sont les rapports qui s'instaurent entre les personnages ?

C'est une plaisanterie ?