Molière, L'École des femmes, acte III, scène 4

Bonjour, ma prof de français nous a donné un commentaire composé à faire sur un extrait de l'acte III scène 4 de l'École des femmes.

HORACE
Mais il faut qu'en ami je vous montre sa lettre.
Tout ce que son coeur sent, sa main a su l'y mettre,
Mais en termes touchants et tout pleins de bonté,
De tendresse innocente et d'ingénuité,
De la manière enfin que la pure nature
Exprime de l'amour la première blessure.

ARNOLPHE, bas, à part.
Voilà, friponne, à quoi l'écriture te sert;
Et, contre mon dessein, l'art t'en fut découvert.

HORACE lit.
"Je veux vous écrire, et je suis bien plus en peine par où je m'y prendrai. J'ai des pensées que je désirerais que vous sussiez; mais je ne sais comment faire pour vous les dire, et je me défie de mes paroles. Comme je commence à connaître qu'on m'a toujours tenue dans l'ignorance, j'ai peur de mettre quelque chose qui ne soit pas bien, et d'en dire plus que je ne devrais. En vérité, je sais ce que vous m'avez fait, mais je sens que je suis fâchée à mourir de ce qu'on me fait faire contre vous, et j'aurai toutes les peines du monde à me passer de vous. Peut-être qu'il y a du mal à dire cela; mais enfin je ne puis m'empêcher de le dire, et je voudrais que cela se pût faire sans qu'il y en eût. On me dit fort que tous les jeunes hommes sont des trompeurs, qu'il ne les faut point écouter, et que tout ce que vous me dites n'est que pour m'abuser; mais je vous assure que je n'ai pu encore me figurer cela de vous, et je suis si touchée de vos paroles, que je ne saurais croire qu'elles soient menteuses. Dites-moi franchement ce qu'il en est: car enfin, comme je suis sans malice, vous auriez le plus grand tort du monde si vous me trompiez; et je sens que j'en mourrais de déplaisir."

ARNOLPHE, à part.
Ho! chienne!

HORACE
Qu'avezvous ?

ARNOLPHE
Moi? rien. C'est que je tousse.

J'ai analyser le texte dans tous les sens je n'arrive pas à trouver l'idée directrice qui peut axer mon commentaire.
J'ai trouvé que la présence d'une lettre au théâtre a tendance a ralentir l'action or dans ce contexte elle permet d'accentuer le ridicule d'Arnolphe en voyant ses réactions mais elle permet aussi au spectateur de partager le plaisir d'Horace face a cette lettre. La lettre produit un comique de situation elle aussi par le quiproquo entre les deux hommes (Horace croit partager sa joie avec son ami alors qu'arnolphe devient de plus en plus furieux)
Les apartés d'arnolphe permettent un comique de situation et renforcent le quiproquo initial (il a une double identité)
grâce a cette lettre on voit aussi qu'Agnès qui a été tenue dans l'ignorance depuis sa tendre enfance n'est pas aussi bête que l'on pourrait croire. se métamorphose-t-elle?
aidez-moi s'il vous plaît a trouver une hypothèse de lecture c'est urgent et j'avoue que de chercher depuis 4jours commence a me faire perdre mes moyens et tout se mélange

merci a ceux qui voudront bien m'éclairer
ps: je ne demande pas a ce que mon commentaire soit fait par vous mais à ce que vous m'aidiez a démarer en trouvant mon idée directrice qui me donneras un plan

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Molière, L'École des femmes, acte III, scène 4

Bonjour Cece,

Tu pourrais essayer une de ces problématiques :

En quoi cette scène est révélatrice
- de l'utilité dramatique et psychologique de la lettre privée rendue publique,
- ou de la mise en oeuvre de la double énonciation,
- ou de la sincérité mise à l'épreuve ?
en n'oubliant pas que ces perspectives, pour certaines pathétiques, sont traitées à des fins comiques et morales tout à la fois.

Molière, L'École des femmes, acte III, scène 4

pour ce commentaire j'ai reussi a dégager une problématique
dans quelle mesure la lettre joue-t-elle un rôle comique?

et comme plan:
I les différents rires:
a) le rire critique à travers les réactions d'Arnolphe
b) le rire libérateur à travers les emotions d'Horace

II les effets comiques:
a) le comique de mot à travers les apartés
b) le comique de situation à travers le quiproquo qui se renforce


Pensez vous que ça rentre dans le sujet et que ça tienne debout?
merci a toi jean-luc pour ta reponse

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Molière, L'École des femmes, acte III, scène 4

Bonjour Cece,

Ton plan exclut le rôle psychologique de la lettre, de plus la 2e partie ne rentre pas directement dans la problématique, enfin il ne restitue pas la présence d'Agnès par lettre interposée.

Molière, L'École des femmes, acte III, scène 4

Bonjour, j'aimerais avoir votre avis sur mon plan, j'ai beaucoup de mal à l'organiser. Il  concerne ce passage de l'École des femmes de Molière : (acte III, scène 4)

Oui, ce dernier miracle éclate dans Agnès
Car, tranchant avec moi par ces termes exprès:
"Retirez-vous, mon âme aux visites renonce
Je sais tous vos discours, et voilà ma réponse".
Cette pierre ou ce grès dont vous vous étonnez
Avec un mot de lettre est tombée à mes pieds;
Et j'admire de voir cette lettre ajustée
Avec le sens des mots et la pierre jetée.
D'une telle action n'êtes-vous pas surpris?
L'Amour sait-il pas l'art d'aiguiser les esprits?
Et peut-on me nier que ses flammes puissantes
Ne fassent dans un coeur des choses étonnantes?
Que dites-vous du tour et de ce mot d'écrit?
Euh! n'admirez-vous point cette adresse d'esprit?
Trouvez-vous pas plaisant de voir quel personnage
A joué mon jaloux dans tout ce badinage?
Dites.

ARNOLPHE
Oui, fort plaisant.

HORACE
Riez-en donc un peu.

(Arnolphe rit d'un ris forcé.)

Cet homme, gendarmé d'abord contre mon feu
Qui chez lui se retranche, et de grès fait parade,
Comme si j'y voulais entrer par escalade;
Qui, pour me repousser, dans son bizarre effroi,
Anime du dedans tous ses gens contre moi,
Et qu'abuse à ses yeux, par sa machine même,
Celle qu'il veut tenir dans l'ignorance extrême!
Pour moi, je vous l'avoue, encor que son retour
En un grand embarras jette ici mon amour,
Je tiens cela plaisant autant qu'on saurait dire:
Je ne puis y songer sans de bon coeur en rire;
Et vous n'en riez pas assez, à mon avis.

ARNOLPHE, avec un ris forcé.
Pardonnez-moi, j'en ris tout autant que je puis.

HORACE
Mais il faut qu'en ami je vous montre sa lettre.
Tout ce que son coeur sent, sa main a su l'y mettre,
Mais en termes touchants et tout pleins de bonté,
De tendresse innocente et d'ingénuité,
De la manière enfin que la pure nature
Exprime de l'amour la première blessure.

ARNOLPHE
Voilà, friponne, à quoi l'écriture te sert;
Et, contre mon dessein, l'art t'en fut découvert.

HORACE lit.
"Je veux vous écrire, et je suis bien plus en peine par où je m'y prendrai. J'ai des pensées que je désirerais que vous sussiez; mais je ne sais comment faire pour vous les dire, et je me défie de mes paroles. Comme je commence à connaître qu'on m'a toujours tenue dans l'ignorance, j'ai peur de mettre quelque chose qui ne soit pas bien, et d'en dire plus que je ne devrais. En vérité, je sais ce que vous m'avez fait, mais je sens que je suis fâchée à mourir de ce qu'on me fait faire contre vous, et j'aurai toutes les peines du monde à me passer de vous. Peut-être qu'il y a du mal à dire cela; mais enfin je ne puis m'empêcher de le dire, et je voudrais que cela se pût faire sans qu'il y en eût. On me dit fort que tous les jeunes hommes sont des trompeurs, qu'il ne les faut point écouter, et que tout ce que vous me dites n'est que pour m'abuser; mais je vous assure que je n'ai pu encore me figurer cela de vous, et je suis si touchée de vos paroles, que je ne saurais croire qu'elles soient menteuses. Dites-moi franchement ce qu'il en est: car enfin, comme je suis sans malice, vous auriez le plus grand tort du monde si vous me trompiez; et je sens que j'en mourrais de déplaisir."

ARNOLPHE
Ho! chienne!

HORACE
Qu'avezvous ?

ARNOLPHE
Moi? rien. C'est que je tousse.

INTRODUCTION sur l'auteur

...Ainsi, nous pouvons nous poser la question suivante : en quoi cette scène est révélatrice de la mise en œuvre de la double énonciation théâtrale ?
Dans un premier temps nous étudierons l’attitude des deux personnages Horace et Arnolphe ; puis secondement l’émancipation d’Agnès, (sa lettre). Enfin, nous étudierons le comique de cette scène grâce à tous ces éléments.

I.    Attitude des personnages

1)    Horace

Horace ignore totalement qu’Arnolphe complote en secret et souhaite faire obstacle à son histoire d’amour avec Agnès. Il parle donc à Arnolphe croyant s’adresser à un ami, il se confit à lui. Horace est heureux on trouve d’ailleurs le champ lexical de la joie : « miracle », « riez », « en rire », « bonté ». Horace est amoureux d’Agnès, on trouve aussi le champ lexical de l’amour : « amour », « cœur », « mon amour », « touchants », « de bonté », « tendresse innocente », « de bon cœur », « l’amour ». Horace est beaucoup plus éloquent qu’Arnolphe, ses répliques sont plus longues, Arnolphe répond à ses questions et rit pour ne pas réveiller les soupçons.

2)    Arnolphe

Arnolphe est plutôt confiant car il pense que son plan fonctionne à merveille, il se prépare au mariage, malheureusement Agnès est tombée amoureuse d’Horace. Lorsqu’Agnès a chassé Horace avec une pierre, elle y avait attaché une lettre d’amour. Il était sûr de lui puisqu’il avait pris toutes les précautions nécessaires en rendant Agnès totalement ignorante ; mais lorsqu’il découvre l’existence de cette lettre tout bascule. Arnolphe se met en colère contre Agnès, on retrouve notamment le champ lexical de celle-ci : « friponne », « Hon ! chienne ! ». On trouve beaucoup de points d’exclamation qui accentuent la surprise et le dépit d’Arnolphe.


II.    Agnès

1)    Ses sentiments

Agnès est amoureuse d’Horace bien qu’elle ne sache pas ce que l’amour signifie « je ne sais ce que vous m’avais fait ; mais je sens que je suis fâchée à mourir de ce qu’on me fait faire contre vous, que j’aurais toutes les peines du monde à me passer de vous, que je serais bien aise d’être à vous. ».  Arnolphe croit qu’Agnès est idiote mais son ignorance renforce sa sincérité, et la rend plus crédible.
Agnès utilise un vocabulaire et une syntaxe relativement simple, sa lettre est écrite en prose contrairement aux répliques d’Horace et d’Arnolphe.

2) l’émancipation d’Agnès

On relève beaucoup de modalisateurs : « je ne sais », « faut », « peut être », « je pense », Agnès utilise aussi du conditionnel dans sa lettre ; autant d’indices qui nous font part de ses intuitions et de ses doutes. Agnès n’est plus aussi ignorante qu’auparavant, elle évolue grâce à l’amour : « Comme je commence à connaître qu’on m’a toujours tenue dans l’ignorance », « comme je suis sans malice ».


III.    La lettre d’Agnès

1)    rôle psychologique

La lettre d’Agnès fait prendre conscience à Arnolphe qu’il est amoureux d’elle, il donnerait tout pour qu’elle l’aime en retour. Malheureusement Horace et Agnès s’aiment profondément cela rend Arnolphe terriblement triste et jaloux. On voit clairement ici l’inutilité des précautions d’Arnolphe.

2)    la double énonciation

A travers cette lettre, Molière parle aux spectateurs

CONCLUSION

merci de m'aider

Molière, L'École des femmes, acte III, scène 4

Merci ! Tu m'a donné pleins d'idées !!

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Molière, L'École des femmes, acte III, scène 4

Bonjour, 

Je dois pour Lundi prochain rendre un commentaire de texte sur un passage de l'Acte 3 scène 4 de l'école des femmes mais je dois avouer, que j'aurai besoin d'aide 

J'ai donc ce passage a traiter :

HORACE :

Oui, ce dernier miracle éclate dans Agnès,
Car tranchant avec moi par ces termes exprès,
"Retirez-vous, mon âme aux visites renonce,
Je sais tous vos discours: et voilà ma réponse,"
Cette pierre ou ce grès dont vous vous étonniez,
Avec un mot de lettre est tombée à mes pieds,
Et j'admire de voir cette lettre ajustée,
Avec le sens des mots; et la pierre jetée;
D'une telle action n'êtes-vous pas surpris?
L'amour sait-il pas l'art d'aiguiser les esprits?
Et peut-on me nier que ses flammes puissantes,
Ne fassent dans un cœur des choses étonnantes?
Que dites-vous du tour, et de ce mot d'écrit?
Euh! n'admirez-vous point cette adresse d'esprit?
Trouvez-vous pas plaisant de voir quel personnage
A joué mon jaloux dans tout ce badinage?
Dites...

ARNOLPHE :

Oui, fort plaisant.

HORACE :

(Arnolphe rit d'un rire forcé.)
  Riez-en donc un peu,
  Cet homme gendarmé d'abord contre mon feu,
  Qui chez lui se retranche, et de grès fait parade*,
  Comme si j'y voulais entrer par escalade,
  Qui pour me repousser dans son bizarre effroi,
  Anime du dedans tous ses gens contre moi,
  Et qu'abuse à ses yeux par sa machine même*,
  Celle qu'il veut tenir dans l'ignorance extrême:
  Pour moi je vous l'avoue, encor que son retour
  En un grand embarras jette ici mon amour,
  Je tiens cela plaisant autant qu'on saurait dire,
  Je ne puis y songer sans de bon cœur en rire.
  Et vous n'en riez pas assez à mon avis.

ARNOLPHE :  

Avec un rire forcé.
Pardonnez-moi, j'en ris tout autant que je puis.


HORACE :

Mais il faut qu'en ami je vous montre la lettre*.
Tout ce que son cœur sent, sa main a su l'y mettre:
Mais en termes touchants, et tous pleins de bonté,
De tendresse innocente, et d'ingénuité;
De la manière enfin que la pure nature
Exprime de l'amour la première blessure.

Alors voila le passage que je dois traiter dans mon commentaire de texte , 
Je dois rédiger Une Introduction , Un Plan & La Conclusion .

Pourriez-vous m'aider s'il vous plaît .. 

  Merci encore,
 
  Bonne journée

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Molière, L'École des femmes, acte III, scène 4

Regarde les figures de styles et répartie cet extrait en deux grande partie j'aurais plutôt penché sur : Une partie concernant Horace et l'autre sur Arnolphe ! Analyse bien les césures , les mots , les champs lexicaux etc ...
Bonne chance

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Molière, L'École des femmes, acte III, scène 4

Bonjour ma professeur m'a demandé pour les vacances de faire un commentaire composé sur l'Acte III scene 4 de l'école des femmes de Molière , je n'arrive ni a trouver les axes ni a les argumenter ect ..

HORACE
Riez-en donc un peu.

(Arnolphe rit d'un ris forcé.)

Cet homme, gendarmé d'abord contre mon feu
Qui chez lui se retranche, et de grès fait parade,
Comme si j'y voulais entrer par escalade;
Qui, pour me repousser, dans son bizarre effroi,
Anime du dedans tous ses gens contre moi,
Et qu'abuse à ses yeux, par sa machine même,
Celle qu'il veut tenir dans l'ignorance extrême!
Pour moi, je vous l'avoue, encor que son retour
En un grand embarras jette ici mon amour,
Je tiens cela plaisant autant qu'on saurait dire:
Je ne puis y songer sans de bon coeur en rire;
Et vous n'en riez pas assez, à mon avis.

ARNOLPHE, avec un ris forcé.
Pardonnez-moi, j'en ris tout autant que je puis.

HORACE
Mais il faut qu'en ami je vous montre sa lettre.
Tout ce que son coeur sent, sa main a su l'y mettre,
Mais en termes touchants et tout pleins de bonté,
De tendresse innocente et d'ingénuité,
De la manière enfin que la pure nature
Exprime de l'amour la première blessure.

ARNOLPHE, bas, à part.
Voilà, friponne, à quoi l'écriture te sert;
Et, contre mon dessein, l'art t'en fut découvert.
HORACE lit.
"Je veux vous écrire, et je suis bien plus en peine par où je m'y prendrai. J'ai des pensées que je désirerais que vous sussiez; mais je ne sais comment faire pour vous les dire, et je me défie de mes paroles. Comme je commence à connaître qu'on m'a toujours tenue dans l'ignorance, j'ai peur de mettre quelque chose qui ne soit pas bien, et d'en dire plus que je ne devrais. En vérité, je sais ce que vous m'avez fait, mais je sens que je suis fâchée à mourir de ce qu'on me fait faire contre vous, et j'aurai toutes les peines du monde à me passer de vous. Peut-être qu'il y a du mal à dire cela; mais enfin je ne puis m'empêcher de le dire, et je voudrais que cela se pût faire sans qu'il y en eût. On me dit fort que tous les jeunes hommes sont des trompeurs, qu'il ne les faut point écouter, et que tout ce que vous me dites n'est que pour m'abuser; mais je vous assure que je n'ai pu encore me figurer cela de vous, et je suis si touchée de vos paroles, que je ne saurais croire qu'elles soient menteuses. Dites-moi franchement ce qu'il en est: car enfin, comme je suis sans malice, vous auriez le plus grand tort du monde si vous me trompiez; et je sens que j'en mourrais de déplaisir."


ARNOLPHE, à part.
Ho! chienne!

HORACE
Qu'avezvous ?
ARNOLPHE
Moi? rien. C'est que je tousse.

Merci d'avance

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.