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Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves... (Proust)

Bonjour,

J'ai une dissertation à faire sur le sujet suivant et j'aimerais que vous me donniez votre avis sur les arguments que je propose et puis si vous aussi vous avez des arguments sur ce sujet je vous remercie d'avance de me les proposer.

Le sujet

Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves devant l'empereur : d'un mot, il peut nous affranchir. Par lui, nous perdons notre ancienne condition pour connaître celle du général, du tisseur, de la chanteuse, du gentilhomme campagnard, la vie des champs, le jeu, la chasse, la haine, l'amour, la vie des camps. Par lui, nous sommes Napoléon, Savonarole, un paysan, bien plus - existence que nous aurions pu ne jamais connaître - nous sommes nous-même. Il prête une voix à la foule, à la solitude, au vieil ecclésiastique, au sculpteur, à l'enfant, au cheval, à notre âme. Par lui nous sommes le véritable Protée qui revêt successivement toutes les formes de la vie.

Marcel Proust

La question est :
Votre expérience de lecteur correspond-elle à la position exprimée par Marcel Proust ?


Moi comme argument je pense à :
- oui car quand on voit l'attente qu'il y a pour certains livres des millions de fans les attendent il sont esclaves de cela
- non car dans le monde d'aujourd'hui beaucoup de monde ne lisent et ce à cause de l'arrivée de nouvelles technologies qui retiennent l'attention du lecteur potentiel

  Quand pensez-vous ?
je vous remercie d'avance d'exprimer votre avis
(excusez-moi pour l'orthographe ce n'est pas mon point fort)

Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves... (Proust)

moi j'ai mis oui car la lecture est un moment d'evasion reference quand proust dit on perd notre ancienne condition et non car l'auteur nous propose parfois une image tres differentes de ceus que la realité propose,ce qui fait que nous sommes pas accro au livre

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Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves... (Proust)

noyade-dansle59 a écrit :

Moi comme argument je pense à :
- oui car quand on voit l'attente qu'il y a pour certains livres des millions de fans les attendent il sont esclaves de cela
- non car dans le monde d'aujourd'hui beaucoup de monde ne lisent et ce à cause de l'arrivée de nouvelles technologies qui retiennent l'attention du lecteur potentiel

Vous comprenez mal la question. Dans un cas, vous parlez d’attendre un livre, dans l’autre de ne pas le lire. Il ne s’agit pas de cela.

« Nous sommes tous devant le romancier… » signifie déjà que vous lisez son livre, il n’est donc question ni de l’attendre ni de ne pas le lire.

Proust veut dire par là que le lecteur a tendance à s’identifier au héros pendant sa lecture, qu’il soit empereur ou balayeur, enfant ou adulte, c’est-à-dire quels que soient son âge ou sa position sociale. Le lecteur perd donc en quelque sorte sa propre identité pour devenir quelqu’un autre. Il est donc « esclave » en tant qu’il n’est plus lui-même, d’autant qu’il n’a pas droit à la réponse étant donné qu’écrire est une façon de ne pas être interrompu !

D’un côté, le lecteur est l’esclave du romancier puisqu’en s’identifiant au héros, il perd son identité et est à la merci de ce qu’il lit. Mais d’un autre côté, comme le dit Proust lui-même dans « Le Temps retrouvé » vers la fin : « en réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même », la perte d’identité n’est pas totale puisque ce que vous lisez, vous l’interprétez par rapport à vous-même en vous lisant vous-même.

À vous de trouver d’autres idées sur cette base, l’important est d’éviter les contresens.

À bientôt
Gilles

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Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves... (Proust)

sujet citation de proust " nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves devant l'empereur: d'un mot , il peut nous affranchir . par lui , nous perdons notre ancienne condition pour connaitre celle du général, du tisseur , de la chanteuse, du gentihomme campagnard , la vie des champs , le jeu , la chasse , la haine , la haine […]. Par lui ,  nous sommes Napoléon , Savonarole , un paysan […].  Par lui , nous sommes la véritable Protée qui revet successivement toutes les formes de la vie.

aider moi svp c pour lundi 19/11 je vous emprie

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves... (Proust)

Moi j'en déduis que tu as passé cinq minutes pour le travail personnel posté ici.

Je t'aiderais néanmoins sur ta problématique. voici la définition de "identifier" :

Considérer, déclarer identique, assimilable à quelqu'un/quelque chose d'autre.

Si le romancier identifiait le lecteur à des personnages, il n'agirait aucunement sur le lecteur... (tout ceci reste passif).
Il faut prendre le problème dans l'autre sens, à mon sens.

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Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves... (Proust)

Oui il faut le prendre dans l'autre sens, je crois : le lecteur s'identifie-t-il toujours aux personnages ? quelles sont les conséquences de cette identification ?
Proust pense que oui d'après ta citation et affirme donc que le lecteur est l'esclave de l'auteur puisque le personnage est l'esclave de l'auteur et que le lecteur = le personnage.

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Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves... (Proust)

Et c'est là que tu réfléchis

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Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves... (Proust)

Ce n'est pas la notion de nécessité qui est contenue dans la citation, c'est plutôt l'obligation Tu devrais reformuler ta problématique !

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Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves... (Proust)

Voici l'introduction de Wikipédia sur Sainte-Beuve :

La méthode critique de Sainte-Beuve se fonde sur le fait que l'œuvre d'un écrivain serait avant tout le reflet de sa vie et pourrait s'expliquer par elle. Elle se fonde sur la recherche de l'intention poétique de l'auteur (intentionnisme) et sur ses qualités personnelles (biographisme). Cette méthode a été critiquée par la suite. Marcel Proust, dans son essai Contre Sainte-Beuve, est le premier à contester cette méthode.

Voici ton texte :

Selon plusieurs critiques littéraires, l'oeuvre d'un écrivain serait avant tout le reflet de sa vie et pourrait s'expliquer par elle. La méthode critique de Charles-Augustin Sainte-Beuve se fonde sur la recherche de l'intention poëtique de l'auteur: l'intentionnisme et sur ses qualités personnelles: la biographisme. Par la suite, celle-ci a été critiquée. Marcel Proust a été le premier à contester cette méthode positiviste dans un recueil d'essais, Contre Sainte-Beuve. D'après lui, " Nous sommes tous devant le romancier comme des esclaves devant l'empereur: d'un mot il peut nous affranchir". Alors est-il vraiment nécessaire ou non pour le lecteur de roman de s'identifier au héros pendant sa lecture ? Quelles en sont les conséquences ?

Félicitation, tu es très fort pour copier-coller wikipédia (l'introduction en plus).
Soit tu prends ta professeur pour une idiote, soit tu penses que les intervenants le sont.

Je ne répondrai plus, et je pense que les autres non plus.