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En quoi le sujet d'une tragédie s'accorde-t-il autant avec les règles de la tragédie ?

Bonjour.
J'ai un sujet de réflexion pour demain mais je n'arrive pas à y répondre. Pouvez-vous m'aider svp ?
Voici le sujet: En quoi le sujet d'une tragédie s'accorde-t-il autant avec les règles de la tragédie ? Montrez en quoi ces règles aident à écrire une tragédie. Donnez des exemples de sujets de tragédie.
PS: Je suis en seconde.

Voilà où j'en suis: (Ce n'est pas très bien organisé mais je cherche tout d'abord à trouver des arguments et des exemples)

Il n'est pas toujours facile de respecter les règles de la tragédie classique. Dans ses "Trois Discours", où il réfléchit sur l'art dramatique, Corneille avoue qu'il n'a jamais été très à l'aise avec les règles des unités. Cependant, ce sont ces règles qui permettent d'écrire une tragédie. Chez certains auteurs notamment chez Racine, l'application des règles de la tragédie a magnifiquement servi l'art de la tragédie.

En premier lieu, il existe la règle des trois unités. L'unité d'action précise que l'intérêt doit être contré sur une seule intrigue principale. L'unité de lieu précise que l'action doit se dérouler dans un lieu unique et l'unité de temps qu'elle doit se passer en une journée.

L'unité d'action permet à l'intrigue de la pièce d'être claire et cohérente. Racine par exemple, réduit l'intrigue au minimum de façon à se focaliser sur une seule action principale qui induit une crise. L'unité de temps et de lieu sont de ce fait respectées car la crise n'a logiquement pas besoin de beaucoup de temps ni de beaucoup d'espace pour éclater et être résolue. Le lieu tragique, qui est donc unique, est ainsi mis en valeur, comme le Temple de Jerusalem dans "Athalie". Racine nous montre la fatalité destructrice des passions, telle que la volonté de puissance dans "Athalie", ou la jalousie dans "Phèdre", qui amène les héros tragiques à leur ruine.
C'est ainsi sans doute grâce aux règles, et non pas malgré elles, que les dramaturges comme Racine atteindent la perfection de la tragédie. Mais les trois unités ne sont pas les seules règles: il s'y ajoute les bienséances et le vraisemblable.

Les bienséances consistent à ne pas choquer le goût ni les préjugés du public...

« Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable », dit Boileau. La tragédie doit offrir aux spectateurs une histoire crédible et bannir de l'intrigues des éléments impossibles.

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En quoi le sujet d'une tragédie s'accorde-t-il autant avec les règles de la tragédie ?

Bonjour,

Il faut montrer en quoi les règles servent le projet tragique.
Note préalablement que ce que nous appelons tragédie classique et qui est considéré comme le sommet de l'art ne représente en fait que trente ans dans l'histoire littéraire, de plus certains auteurs dramatiques s'en sont plus ou moins affranchis.

Tu as rappelé ce qu'elles sont. Tu as oublié l'écriture en vers.

Examine ce qu'elles apportent :
- la théorie du noeud, le paroxysme,
- la focalisation spatiale et temporelle,
- la distanciation à l'égard des trivialités de l'existence...

D'autres auteurs ont cherché d'autres fondements plus psychologiques : la terreur et la pitié pour Racine, victimes et bourreaux, la quête impossible pathétique, l'aveuglement passionnel...

Il te faut alors définir ce qui constitue l'essence de la tragédie : la fatalité, l'inéluctabilité, la défaite plus ou moins assumée, le héros grandi ou brisé, admirable ou inquiétant, l'aura sacrée, la grandeur et la misère de la condition humaine, le poème fascinant à la mort...