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Arrêter la prépa pour aller en licence

Bonjour

Je viens de rentrer en hypokhâgne lettres cette année dans une bonne prépa parisienne.
La somme de travail m'a tout de suite semblé démesurée de telle sorte que je me sens déjà submergé, au point d'être complètement bloqué pour me mettre au travail. Le retard commence à s'accumuler et augmente d'autant le stress initial...bref, cercle vicieux et impossibilité de continuer de la sorte...
J'envisage de partir en fac de lettres, bien que sache qu'en première année ce n'est pas l'idéal et que je risque de regretter les cours de qualité.
Que me conseillez-vous ? Est-il préférable de faire une L1 à Paris IV ou Paris X ? Plus généralement, est-il judicieux de faire une bi-licence anglais-lettres ?
Merci pour vos réponses ou/ et vos suggestions

Arrêter la prépa pour aller en licence

Bonsoir,

Une "bi-licence" n'est pas une très bonne idée dans la mesure où elle ne délivre qu'un seul diplôme à la fin du cursus. Mieux vaut préférer deux vraies licences indépendantes, quitte à subir quelques problèmes administratifs (chevauchement d'examens, etc.) dont on peut normalement toujours s'arranger.

Et bien sûr, cela dépend aussi de vos intérêts et perspectives d'orientation.

Pour l'université, décidez-vous (assez rapidement) en fonction des lieux (attention, les cours de première année à Paris IV ne sont pas dans le Ve), et des programmes. Vous pourrez changer ensuite si cela vous paraît vraiment profitable. Il y a aussi d'autres universités que ces deux-là qui proposent ce type de licences.

Cordialement,

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Arrêter la prépa pour aller en licence

Bonsoir,

Pour ma part, j'ai fait Hypotaupe.
Il me semble que presque tous les élèves, même ceux qui s'avèreraient les meilleurs, se sentaient un peu assommés le premier mois.
C'est une ré-action normale.
Je suppose que presque tous ceux qui ont bien réussi dans ta voie ont hypokhâgné dans la douleur le premier mois.
Ta sensation d'être assommé (ou assommée si tu es une fille) est normale, les autres l'éprouvent aussi, elle ne doit donc pas être un critère pour abandonner.
Et ça vaut le coup: au bout de quelques mois on est surpris par sa propre capacité de travail (pour Khâgne je ne sais pas, mais en Taupe, on va encore plus vite qu'en Hypotaupe et les élèves ne le remarquent même pas!).

En tout état de cause, je te suggère de rester en HK, de foncer et de n'éventuellement partir pour la fac que le dernier jour où l'on puisse entrer en fac. Et que jusque-là, tu restes où tu es en donnant ton maximum. Si tu te laisses flotter dès le début et que tu vas voir ailleurs, tu t'en voudras peut-être par la suite. Tu as déjà fait beaucoup pour arriver sur ta chaise, et tu savais que tu aurais énormément de boulot; maintenant que tu as cette évidente confirmation de la quantité de boulot, pourquoi dire "tiens? si c'est comme ça, je m'en vais voir ailleurs!"? Pense à tous ceux qui ont voulu, en vain, qu'une prépa littéraire leur donne une chance. Pense à l'élève que ta prépa n'a pas accepté(e) car elle a préféré t'accepter toi. Cet(te) élève voudrait bien ramer à ta place.

Courage et succès!

H

Arrêter la prépa pour aller en licence

Bonjour,

Je ne crois pas que l'argument du "pense à l'autre qui n'a pas été pris" tienne très longtemps : ce n'est pas parce qu'il ou elle a été accepté(e) qu'il ou elle n'a pas le droit de revenir sur son choix d'orientation. Même si la masse de travail en HK est bien connue avant d'y entrer, il n'est possible d'en prendre plus ou moins la mesure qu'une fois bien admis, assis sur sa chaise dans un cours de philo dont presque chaque mot est incompréhensible ou en sortant d'une colle avec un 02/20 qui demeurera une énigme insoluble. Je suis profondément convaincue que c'est une fois entré en prépa que se fait le choix d'orientation, et pas, surtout pas, avant. Les partenariats avec les universités sont en partie faits pour pouvoir changer. Quant aux autres étudiants, il y a toujours une liste d'attente, qui se débloque souvent au cours du premier mois : s'il veut avoir une chance de faire une HK, l'étudiant qui n'a pas été pris peut toujours entrer avec un mois de retard, c'est certes dommage, je vous l'accorde, mais mieux que rien s'il veut vraiment intégrer une prépa...

Je suggère donc que vous pensiez avant tout à votre propre orientation, et que vous laissiez là où ils sont les problèmes administratifs de toutes sortes, qui ne vous concernent pas. Certes, c'est peut-être dommage pour d'autres. Mais là, la situation est avant tout dommage pour vous...

Cela dit, effectivement, la charge de travail est écrasante mais devient rapidement un lot quotidien auquel s'habituer est parfois moins difficile qu'il n'y paraît. A vous de voir...

Bonne continuation,

L.

Arrêter la prépa pour aller en licence

Cela dit, je pense qu'il vaut mieux attendre la fin du mois pour être fixé, le départ me semble encore un peu prématuré. De toute façon, les facs reprennent plus tard et rattraper les premiers cours est très loin d'être insurmontable.

Arrêter la prépa pour aller en licence

Bonjour,

D'accord avec Lohelia : l'argument "j'ai pris la place d'un autre" ne doit pas intervenir ici ; les chefs d'établissement pratiquent le surbooking en prévision justement des abandons...

Pour le reste... très difficile de conseiller... Quelques remarques cependant :

- L'abandon d'une HK aussi tôt peut être tout à fait bénéfique (certains, qui n'étaient définitivement pas faits pour le monde sclérosé de la prépa se sont épanouis à l'université, éventuellement - mais pas forcément - en suivant plusieurs cursus), comme désastreux (regrets, sentiment d'échec, mésestime de soi).

- Mais si vous deviez aller vers l'université, encore faut-il que vous ayez un projet suffisamment clair : réfléchir à une orientation "en catastrophe", alors que l'on se sent fragilisé par une première "mauvaise" expérience pourrait se solder par une réorientation ratée. C'est ainsi que certains errent de filière en filière, parfois pendant plusieurs années.

- Ce que j'ai constaté, c'est que peu de gens sont réellement très satisfaits de leurs premiers pas en classe préparatoire.  Votre sentiment de découragement peut n'être que passager. Il vous faut l'analyser, dans le calme et en sollicitant des avis sûrs. Vous semblez apprécier la qualité des cours, vous pourriez donc très bientôt la regretter... Êtes-vous réellement submergé(e), au point que votre retard vous semble définitivement irrattrapable ? Regardez autour de vous : peut-être certains se trouvent-ils dans le même état d'esprit que vous et vous serrer les coudes pourrait vous aider à franchir un cap difficile... J'ai eu connaissance de cas d'élèves qui avaient fait un break de quelques jours, avec l'accord des professeurs, et qui étaient revenus reposés, plus solides, plus sûrs d'eux (contrairement à ce que l'on pense ou à ce que l'on aimerait vous faire croire, la course est longue et ce ne sont pas quelques jours de "repos" - constructif - qui vous enfonceront plus, au contraire parfois...) Certains professeurs sont plus à l'écoute que d'autres : n'hésitez pas à les solliciter et à leur demander conseil. On peut avoir de (bonnes) surprises. Même dans les grandes prépas. Et c'est triste à dire, mais ils ont l'habitude...

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Arrêter la prépa pour aller en licence

Merci pour vos réponses sensées et sensibles. Du coup, j'hésite encore sur mon choix et me laisse jusqu'à la Toussaint pour y réfléchir.
Il est vrai que la classe prépa est difficile, qu'on n'est vraiment pas préparé à la prépa au lycée, même si on a toujours eu l'habitude de travailler -comme ce fut mon cas.
C'est une méthode et approche particulière qui ne convient définitivement pas à tout le monde.

Arrêter la prépa pour aller en licence

Non, n'attends pas la Toussaint, c'est stupide. Tu sauras bien avant si tu peux ou non rester.

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Arrêter la prépa pour aller en licence

Bonsoir,

Les élèves de CPGE peuvent basculer dans les filières universitaires même après la clôture des inscriptions administratives. Il faut alors demander au Vice Président aux Etudes de l'Université choisie une demande d'inscription dérogatoire (fin des inscriptions administratives le 23 septembre, à Nanterre, par exemple).

Dans la Licence Humanités de Nanterre, pluridisciplinaire comme les CPGE, des élèves d'hypokhâgne et de khâgne rejoignent le cursus à différents moments.

Les basculements en début d'année sont facilités par le décalage des rentrées : 3 octobre à Nanterre.

Vous pouvez également basculer après le début des cours : le mieux est de contacter le directeur de la formation, pour qu'il appuie votre demande auprès du Vice Président aux Etudes.

Autre possibilité : valider l'équivalent d'un semestre en CPGE (30 crédits), et regagner le cursus universitaire au deuxième semestre.

C'est aussi un avantage de l'inscription cumulative dans une université.

CB