Questions sur le master MEEF lettres modernes (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation)

Je ne crois pas avoir parlé de situation scandaleuse. Cependant le master rajoute deux ans d'étude et toutes les difficultés que cela entraîne pour les étudiants (pas la peine de développer, si vous êtes concernés vous comprendrez, sinon, tant mieux pour vous).

Mais ce n'est pas le master en lui-même qui me dérange (après tout, 5 ans d'étude pour enseigner dans le secondaire ne me semble pas aberrant) c'est plutôt tout le reste que j'ai énuméré. Toutes ces conditions cumulées, ça fait vraiment beaucoup et c'est extrêmement décourageant.

Un cours de trampoline ne serait pas pour me déplaire non plus (à la place de certains cours d'IUFM par exemple!) 

Anne345 a écrit :

C'est bien, il y en a qui suivent...

Pour le coup, c'est vous que je ne suis pas. Je ne pense pas avoir été désagréable avec qui que ce soit ici, mais votre remarque ne me semble pas particulièrement bienveillante...(mais je peux me tromper  )

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J'aurais dû ajouter un smiley souriant, je ne voulais pas être désagréable mais seulement reconnaître mon erreur. Sans rancune ?

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Il est vrai que les smileys peuvent être bien utiles dans certains cas, c'est l'inconvénient des communications "virtuelles", hélas, le clavier ne transmet pas toujours ce que l'on veut exprimer. Sans rancune, bien sûr ! 

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J'ai aussi l'impression que le candidat au CAPES semble requis d'aimer tous les classiques.
En effet , pour l'oral de l'explication de texte , vous devez choisir entre deux textes.
Or, imaginons qu'aucun des deux ne vous plaise: comment allez-vous avoir le courage d'en commenter un, sachant qu'il me semble à peu près impossible de parler  d'un texte que l'on aime pas ?
Est-il vraiment essentiel pour un candidat de maitriser tous ses classiques, et jugez-vous cela légitime ?

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Arrivé devant une classe, le prof (peu importe la matière) devra enseigner le programme officiel en vigueur, qu'il aime ou qu'il n'aime pas ! Et d'ailleurs le fait de montrer aux élèves qu'il n'aime pas ne les motive pas ! Après c'est comme pour tout métier : voilà une partie de ce à quoi le (futur) prof doit s'attendre, et si on n'adhère pas du tout, alors on ne se lance pas dans le métier !

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certes, mais en dehors de prof aucun métier ne me tente vraiment .

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Bonjour,

Mais finalement, êtes-vous sûr(e) que le métier de professeur vous attire vraiment ? Il me semble qu'enseigner, c'est aussi partager la passion de l'étude...

Quant au plaisir ressenti à la lecture d'un texte, vous êtes - malheureusement ? - mal placé(e) pour choisir le programme... Je ne suis pas particulièrement favorable à l'organisation et à la structure même des concours, loin s'en faut, mais étant ce qu'ils sont, à l'heure actuelle, il semblerait contre-productif de questionner chaque candidat sur un sujet qu'il affectionne, l'objectif étant de départager l'ensemble des candidats sur un document neutre - qui, je vous l'accorde, ne l'est jamais vraiment. La question se pose également au niveau de l'enseignement que vous pourriez dispenser : il y a bien entendu la mise en place des programmes - qui elle aussi est discutable, mais là n'est pas le sujet - mais au-delà, proposer à une classe des textes choisis sur le seul critère de votre propre plaisir serait par trop réducteur... L'ensemble des professeurs de français, même dans le cadre de programmes, choisit sans doute ses textes parce qu'ils ont un certain écho personnel, mais, sous prétexte - au hasard - que vous n'aimez pas la littérature du XIXe siècle, vous ne pourrez pas forcément faire l'impasse lorsque vous formerez une classe.

Pourrais-je vous demander d'expliciter ce qui vous pousse à chercher à être enseignant de français ? Peut-être vous ai-je mal compris(e) et cela pourrait me permettre d'échanger d'une façon plus constructive...

Lohelia.

Questions sur le master MEEF lettres modernes (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation)

jeremy67 a écrit :

Arrivé devant une classe, le prof (peu importe la matière) devra enseigner le programme officiel en vigueur, qu'il aime ou qu'il n'aime pas ! Et d'ailleurs le fait de montrer aux élèves qu'il n'aime pas ne les motive pas ! Après c'est comme pour tout métier : voilà une partie de ce à quoi le (futur) prof doit s'attendre, et si on n'adhère pas du tout, alors on ne se lance pas dans le métier !

+1 !!!

marance19 a écrit :

J'ai aussi l'impression que le candidat au CAPES semble requis d'aimer tous les classiques.
En effet , pour l'oral de l'explication de texte , vous devez choisir entre deux textes.
Or, imaginons qu'aucun des deux ne vous plaise: comment allez-vous avoir le courage d'en commenter un, sachant qu'il me semble à peu près impossible de parler  d'un texte que l'on aime pas ?
Est-il vraiment essentiel pour un candidat de maitriser tous ses classiques, et jugez-vous cela légitime ?

Faut-il tout aimer ? Non... Faut-il les maitriser tous ? Ça me parait difficile. Faut-il les maitriser dans leur large majorité ? Bien sûr que oui, c'est essentiel et c'est légitime d'exiger cela d'un futur prof de français !

Il n'est pas impossible de parler d'un texte que l'on aime pas, d'une part ; et d'autre part, si on laissait le choix à tout le monde pour tout, ce serait l'anarchie ! Quand on veut jouer à un jeu, il faut en accepter les règles ! Au football, on joue avec un ballon et non pas avec une mongolfière ; eh bien pour le CAPES, on est face à des textes inconnus, qu'on les aime ou qu'on ne les aime pas n'est pas la question. La question, c'est de les expliquer.

Après, faut savoir ce qu'on veut... Devenir prof et se plier aux concours, ou ministre de l'éducation nationale et changer les concours à sa façon...

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Tenno a écrit :

Il n'est pas impossible de parler d'un texte que l'on aime pas, d'une part ; et d'autre part, si on laissait le choix à tout le monde pour tout, ce serait l'anarchie ! […] eh bien pour le CAPES, on est face à des textes inconnus, qu'on les aime ou qu'on ne les aime pas n'est pas la question. La question, c'est de les expliquer.

Tout est dit, je plussoie.

Bon, mon message ne sert à rien, mais je trouve qu'un professeur de français n'est pas là pour parler des livres qu'il a aimés lire, et qu'à tout prendre, si on est capable d'expliquer (au sens fort) un texte qu'on aime, on est capable d'expliquer un texte qu'on n'aime pas. Or, le concours du CAPES établit justement qui a les meilleures compétences disciplinaires.

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Est-ce que pour vous la mission d'un enseignant est d'incarner l'excellence, ou à tout le moins une certaine idée de l'excellence ?