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Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

Bonjour. Je voudrai savoir ce que stipulent les règles de la concordance des temps en ce qui concerne une proposition principale au passé composé. J'avais appris que le passé composé allait de pair avec le présent. Or, récemment, on m'a suggéré qu'il fallait employer l'imparfait avec le passé composé.
Par exemple: "Il a dit que la situation est grave". Faut-il privilégier absolument: "était grave"?
S'il s'agit d'une vérité immuable: "Il a toujours affirmé que la terre était ronde" ou "est ronde"?

Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

Bonjour.

Oui, en toute rigueur, si le verbe de la subordonnée exprime une action contemporaine à celle de la principale, c'est bien l'imparfait que l'on doit employer ici :
Il m'a dit que la situation était grave.

Effectivement, quand la subordonnée exprime un fait valable en tout temps, on emploie
comme il se doit le présent de vérité générale :
Il m'a dit que la Terre est ronde.
Mais à condition que le locuteur admette lui-même la réalité du fait.
En revanche, la phrase : Il m'a dit que la Terre était ronde. suggérerait que le locuteur ne prend pas cette assertion à son compte, qu'il n'y croit pas vraiment.

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Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

Merci beaucoup. Je ne connaissais pas la dernière règle que vous avez indiquée.

Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

Ce dernier imparfait a une valeur plus modale que temporelle... Il permet de prendre ses distances avec le fait présenté comme une "vérité générale" par un tiers.

Autre exemple donné par Riegel :
Il a dit que tu es un imbécile. (Sous-entendu : au fond, je suis bien d'accord avec lui.)
Il a dit que tu étais un imbécile. (C'est lui qui l'a dit et pas moi. Je me contente de rapporter ses paroles.)

Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

Bonjour,

Dans la phrase "J'ai choisi ce livre parce que j'aimais / j'aime bien la couverture", faut-il conjuguer le verbe aimer à l'imparfait (puisqu'au moment où j'ai choisi le livre, la couverture m'a plu) ou au présent (dans le cas où la couverture m'a plu et me plaît toujours) ? J'aurais tendance à dire "J'ai choisi ce livre parce que j'aimais bien la couverture", mais une personne m'a demandé "Tu ne l'aimes plus ?" (en l'occurrence, si), et je n'ai pas su argumenter. Selon moi, dire "J'ai choisi ce livre parce que j'aime bien la couverture" est un peu étrange, elle n'implique pas qu'au moment du choix, j'aimais la couverture, mais que c'est venu ensuite, du coup, cela me semble incohérent.
Quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur ce point ?

Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

"J'ai choisi ce livre parce que j'aimais bien la couverture", mais une personne m'a demandé "Tu ne l'aimes plus ?" (en l'occurrence, si), et je n'ai pas su argumenter.

Nul besoin d'argumenter longuement avec quelqu'un qui veut discuter sur des queues de poire.
Ta phrase était parfaitement correcte.
Tu aurais pu répondre simplement : "Si, bien sûr, je l'aime toujours. Mais j'avoue que ce qui a guidé mon choix au moment de l'achat, c'était avant tout la couverture."

Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

Bonjour,

Je me demande comment concordent les temps avec un verbe dans la proposition principale au passé composé.
Par exemple : J'ai pensé que tu auras/aurais fini à temps. Dans cette phrase je serais plutôt tenté par le conditionnel passé. Seulement, dans la phrase : "Il s'est souvent demandé s'il pourra/pourrait toujours vivre dans l'opulence", j'opterais davantage pour le futur de l'indicatif.

Quelqu'un pourrait m'éclairer ?

8 (Modifié par Jehan 12/10/2019 à 17:21)

Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

Bonsoir.


Je pense que tu auras fini à temps.
J'ai pensé que tu aurais fini à temps.

Il se demande souvent s'il pourra toujours vivre dans l'opulence.
Il s'est souvent demandé s'il pourrait toujours vivre dans l'opulence.

Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

quelqu'un qui veut discuter sur des queues de poire.

Je ne la connaissais pas, celle-là. 

Temps de la subordonnée pour une principale au passé composé

Cela se dit ; je n'aurais sans doute pas dû l'écrire.