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Analyse de subordonnées

Bonjour dans cette phrase on me dit qu'il y a 8 subordonnées, je n'en trouve que 7, est-ce que "à se poser" est bien une subordonnée infinitive (et serait donc la 8è subordonnée) ?
Merci de votre aide.

« L’écrivain est embarrassé par les questions qu’on lui pose parce qu’il se les pose lui-même et parce qu’il s’en pose bien d’autres, parce qu’il se doute aussi qu’il y a d’autres questions qu’il pourrait encore se poser mais qu’il n’arrivera jamais à se poser. »

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Analyse de subordonnées

Bonjour,

A mon avis, il y a 8 propositions dont 7 subordonnées.
Se poser n'est pas une infinitive car le "sujet" est identique pour "pourrait", "arrivera" et se poser. Dans ce cas, de plus, il y aurait 9 subordonnées.

Analyse de subordonnées

Tout à fait d'accord avec Jean-Luc. Effectivement, si "se poser" était une subordonnée (ce qui n'est pas le cas), "à se poser" en serait une autre, et cela en ferait neuf.

Es-tu sûr qu'on te demandait bien de trouver "huit subordonnées" et non pas "huit propositions" ?
Car il y en a bien huit avec la principale.

Analyse de subordonnées

J'aimerais savoir si vous pourriez me dire comment on identifie une relative adverbiale par un exemple et et dans quelle catégorie on la classe.
Pour moi, le relative comporte essentiellment 2 classes (adjectives et substantives) que je divise encore en 2 sous categories. Mais la relative adverbiale, je ne vois pas. C'est une catégorie à part comme la relative prédicative?

Analyse de subordonnées

Bonsoir.

Une relative adverbiale est une relative à sens concessif équivalant à un complément circonstanciel de concession. L'antécédent du pronom relatif est un adverbe précédé de si... , de aussi... ou de quelque...
Exemple : Si agréablement que tu chantes, tu ne deviendras jamais cantatrice.

On rencontre aussi une relative adverbiale complément circonstanciel de lieu, l'antécédent du pronom relatif étant alors  l'adverbe de lieu  :

Tu seras bien reçu que tu ailles.

Analyse de subordonnées

J’ai toujours considéré si … que comme une locution conjonctive.

Le mot adverbial, à mon avis, se réfère à la fonction de la relative : un complément circonstanciel, et non à la nature de son antécédent. 
- CC de lieu : Elles sont introduites par "là où"
Là où le soleil brille.

- CC de concession
* Elles sont introduites par "qui que", "quoi que", "où que" et sont au subjonctif. Le premier élément est le pronom indéfini, le second est le relatif. 
Qui que ce soit, c'est un malin.
Quoi qu'il fasse, on l'aime bien.
Il est bien reçu où qu'il aille.

* Elles sont introduites par "quelque … que", "quel … que" dans des phrases à verbe "être" et au subjonctif
Quelque patient que je sois, il vaut mieux que tu n'exagères pas.
Quelle que soit ma patience, ne me pousse pas à bout.

Analyse de subordonnées

Bonsoir Jehan, Je vous remercie c'est plus clair. Cela me permet de ce fait de classer les concessives extensionnelles scalaires comme des relatives adverbiale ou relative a indétermination. Dans votre exemple 1 le que est relatif et le si adverbe . Pour l'ex2 on ne dit alors que relative adverbiale et rien d'autre. Je vous remercie. Cordialement

Analyse de subordonnées

J’ai toujours considéré si … que comme une locution conjonctive.

À propos des relatives à valeur  concessive (p. 821), dans si + adverbe + que, Riegel  considère que comme un "pro-adverbe" reprenant son antécédent adverbial. Il ne considère donc pas qu'il s'agisse d'une locution conjonctive.
Si agréablement que tu chantes  = tu chantes agréablement

En revanche, ce serait bien une locution conjonctive de conséquence dans :
Elle chante si agréablement que tout le monde est sous le charme.
Ici, le que n'est pas un "pro-adverbe" renvoyant à "agréablement" mais bien une conjonction.

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Analyse de subordonnées

Merci Jean-Luc et Jehan de vos promptes réponses.

Pour en revenir une dernière fois à cette phrase :
« L’écrivain est embarrassé par les questions qu’on lui pose parce qu’il se les pose lui-même et parce qu’il s’en pose bien d’autres, parce qu’il se doute aussi qu’il y a d’autres questions qu’il pourrait encore se poser mais qu’il n’arrivera jamais à se poser. »

Est-ce que les trois dernières propositions : "qu'il y a d'autres questions", "qu'il pourrait encore se poser" et "mais qu'il n'arrivera jamais à se poser", sont bien des relatives qui complètent "les questions" (dans la principale).

Merci encore de l'efficacité de ce forum.

Cordialement.

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Analyse de subordonnées

Ce sont bien trois relatives qui complètent l'antécédent "questions" (mais celui de la subordonnée causale).