Flaubert, Madame Bovary, partie 1, chapitre 9 - Dès le commencement de juillet...

Bonsoir,

Je suis en classe de première ES, le bac français approche à grand pas, il me reste quelques textes à finir, notamment celui-ci, allant de "Dès le commencement de Juillet" à "il fallait allumer la lampe".

Pour mon plan de commentaire, je n'ai pas eu de problèmes, mon prof nous a donné les grandes parties mais à nous de trouver ce qu'il faut mettre dedans:

I. Une héroïne en proie du mal de vivre
   A. Enfermement
   B. Monotonie
II. L'aventure d'une écriture
   A. Une héroïne flaubertienne
   B. Ecriture ironique

J'ai trouvé toutes mes idées... sauf pour la dernière partie II.B Ecriture ironique

Je ne vois pas en quoi ce texte est ironique? Pourriez vous m'aider s'il vous plaît?

Cdt,


Dès le commencement de juillet, elle compta sur ses doigts combien de semaines lui restaient pour arriver au mois d’octobre, pensant que le marquis d’Andervilliers, peut-être, donnerait encore un bal à la Vaubyessard. Mais tout septembre s’écoula sans lettres ni visites.
Après l’ennui de cette déception, son cœur de nouveau resta vide, et alors la série des mêmes journées recommença.
Elles allaient donc maintenant se suivre ainsi à la file, toujours pareilles, innombrables, et n’apportant rien ! Les autres existences, si plates qu’elles fussent, avaient du moins la chance d’un événement. Une aventure amenait parfois des péripéties à l’infini, et le décor changeait. Mais, pour elle, rien n’arrivait, Dieu l’avait voulu ! L’avenir était un corridor tout noir, et qui avait au fond sa porte bien fermée. Elle abandonna la musique. Pourquoi jouer ? qui l’entendrait ? Puisqu’elle ne pourrait jamais, en robe de velours à manches courtes, sur un piano d’Érard, dans un concert, battant de ses doigts légers les touches d’ivoire, sentir, comme une brise, circuler autour d’elle un murmure d’extase, ce n’était pas la peine de s’ennuyer à étudier. Elle laissa dans l’armoire ses cartons à dessin et la tapisserie. À quoi bon ? à quoi bon ? La couture l’irritait.
— J’ai tout lu, se disait-elle.
Et elle restait à faire rougir les pincettes, ou regardant la pluie tomber.
Comme elle était triste le dimanche, quand on sonnait les vêpres ! Elle écoutait, dans un hébétement attentif, tinter un à un les coups fêlés de la cloche. Quelque chat sur les toits, marchant lentement, bombait son dos aux rayons pâles du soleil. Le vent, sur la grande route, soufflait des traînées de poussière. Au loin, parfois, un chien hurlait : et la cloche, à temps égaux, continuait sa sonnerie monotone qui se perdait dans la campagne.
Cependant on sortait de l’église. Les femmes en sabots cirés, les paysans en blouse neuve, les petits enfants qui sautillaient nu-tête devant eux, tout rentrait chez soi. Et, jusqu’à la nuit, cinq ou six hommes, toujours les mêmes, restaient à jouer au bouchon, devant la grande porte de l’auberge.
L’hiver fut froid. Les carreaux, chaque matin, étaient chargés de givre, et la lumière, blanchâtre à travers eux, comme par des verres dépolis, quelquefois ne variait pas de la journée. Dès quatre heures du soir, il fallait allumer la lampe.

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Flaubert, Madame Bovary, partie 1, chapitre 9 - Dès le commencement de juillet...

Pour l'ironie, c'est vrai que c'est un peu difficile. En fait, il faut que tu parles de la référence au romantisme et que tu montres l'ironie pour Flaubert d'utiliser ces codes là. J'espère que tu te souviens de tes cours sur le romantisme.

Les termes cloche fêlée et chat doivent retenir ton attention (référence à des poèmes de Baudelaire). Tu devrais te renseigner sur la fêlure chez Baudelaire et d'autres, ça étoffera considérablement ton devoir.

Flaubert, Madame Bovary, partie 1, chapitre 9 - Dès le commencement de juillet...

salut lucie93 pourrait
stp m'indiquer ce que tu as mis dans les différentes parties de ton plan. Je n'y arrive vraiment pas et je passe le jeudi 23 
J'éspère que tu me répondra,
merci d'avance 

Flaubert, Madame Bovary, partie 1, chapitre 9 - Dès le commencement de juillet...

Salut tout le monde
pour l'oral de francais on doit étudier l'extrait ci-dessous de madame bovary
j'ai trouvé ce plan :
I. Une héroïne en proie du mal de vivre
A. Enfermement
B. Monotonie
II. L'aventure d'une écriture
A. Une héroïne flaubertienne
B. Ecriture ironique
Pourriez vous me dire quoi mettre dedans svp ? Je passe le Jeudi 23 

Dès le commencement de juillet, elle compta sur ses doigts combien de semaines lui restaient pour arriver au mois d’octobre, pensant que le marquis d’Andervilliers, peut-être, donnerait encore un bal à la Vaubyessard. Mais tout septembre s’écoula sans lettres ni visites.
Après l’ennui de cette déception, son cœur de nouveau resta vide, et alors la série des mêmes journées recommença.
Elles allaient donc maintenant se suivre ainsi à la file, toujours pareilles, innombrables, et n’apportant rien ! Les autres existences, si plates qu’elles fussent, avaient du moins la chance d’un événement. Une aventure amenait parfois des péripéties à l’infini, et le décor changeait. Mais, pour elle, rien n’arrivait, Dieu l’avait voulu ! L’avenir était un corridor tout noir, et qui avait au fond sa porte bien fermée. Elle abandonna la musique. Pourquoi jouer ? qui l’entendrait ? Puisqu’elle ne pourrait jamais, en robe de velours à manches courtes, sur un piano d’Érard, dans un concert, battant de ses doigts légers les touches d’ivoire, sentir, comme une brise, circuler autour d’elle un murmure d’extase, ce n’était pas la peine de s’ennuyer à étudier. Elle laissa dans l’armoire ses cartons à dessin et la tapisserie. À quoi bon ? à quoi bon ? La couture l’irritait.
— J’ai tout lu, se disait-elle.
Et elle restait à faire rougir les pincettes, ou regardant la pluie tomber.
Comme elle était triste le dimanche, quand on sonnait les vêpres ! Elle écoutait, dans un hébétement attentif, tinter un à un les coups fêlés de la cloche. Quelque chat sur les toits, marchant lentement, bombait son dos aux rayons pâles du soleil. Le vent, sur la grande route, soufflait des traînées de poussière. Au loin, parfois, un chien hurlait : et la cloche, à temps égaux, continuait sa sonnerie monotone qui se perdait dans la campagne.
Cependant on sortait de l’église. Les femmes en sabots cirés, les paysans en blouse neuve, les petits enfants qui sautillaient nu-tête devant eux, tout rentrait chez soi. Et, jusqu’à la nuit, cinq ou six hommes, toujours les mêmes, restaient à jouer au bouchon, devant la grande porte de l’auberge.
L’hiver fut froid. Les carreaux, chaque matin, étaient chargés de givre, et la lumière, blanchâtre à travers eux, comme par des verres dépolis, quelquefois ne variait pas de la journée. Dès quatre heures du soir, il fallait allumer la lampe.

S'il vous plait répondez-moi je suis désespérer