Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

Bonjour à toutes et à tous, je dois rendre un devoir pour le vendredi qui arrive et voici le sujet :

"Voilà le fond, dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra,etc. […]
Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en oeuvre." écrit Beaumarchais.
En vous appuyant sur les textes du corpus ainsi que sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation.

Si vous avez des idées ou des axes à me faire partager elles seront le bienvenues et je vous serais reconnaissant.

Comme la consigne précise "celui de toute autre action", je pensais développer une partie théâtre et une partie cinéma.

                                                                                   
Merci de votre aide, mes salutation dinstinguées.

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Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

Bonsoir Emal,

Est-ce bien raisonnable de t'y prendre aussi tard ?

Ce n'est pas le sujet qui constitue le genre, mais la manière dont il est traité.
Un exemple va te faire mieux comprendre. Prenons la Guerre de Troie n'aura pas lieu de Giraudoux même si ce n'est pas tout à fait une tragédie au sens strict. Cette histoire de mari trompé par sa femme aurait pu être traitée en forme de comédie, de vaudeville qui aime bien ce ridicule du cocu, c'est devenu un opéra ou une opérette avec la Belle Hélène d'Offenbach, mais ce différend conjugal qui s'enchaîne sur une vengeance, qui conduit des peuples à s'affronter jusqu'à la destruction de l'un deux, ce conflit humain surveillé et téléguidé par le monde des dieux débouche alors sur le tragique.

Tu es invité alors à examiner les caractéristiques de chaque genre en t'intéressant plus particulièrement aux "caractères", c'est-à-dire aux personnages en tant que créations symboliques.

Nous laisserons l'opéra de côté car il ajoute la musique et le chant lyrique, mais il est assez proche de la tragédie ou du drame.

Examinons donc la tragédie, le drame et la comédie.
La tragédie crée une distance par rapport à la réalité quotidienne, prosaïque. Cet effet de distance s'obtient de plusieurs façons: par le choix du sujet, emprunté soit à l'Histoire, soit à la légende (mythologie gréco-romaine ou chrétienne); par le choix des personnages (lié évidemment à celui du sujet), qui sont toujours illustres, nobles (rois, princes, héros, etc.); par le choix de grands thèmes: le pouvoir (problème de sa légitimité), la justice, l'honneur, l'amour-passion, etc.; par le recours à un langage châtié, à un style élevé (noblesse de l'alexandrin, beauté des images, etc.). Le fait que la tragédie se joue à distance a pour conséquence d'agrandir, d'amplifier, de sacraliser même ce qui y est représenté.
L'action a ceci de particulier qu'elle est toujours liée à la présence d'une transcendance, d'une puissance qui domine le personnage tragique et sur laquelle celui-ci n'a pas de contrôle. Cette transcendance peut être figurée par une divinité (v.Eschyle et Sophocle), par une passion (v.Euripide, Shakespeare et Racine) ou par des valeurs imposées par un ordre social (v.Corneille). Elle provoque la perte, la déchéance du héros; elle le condamne à une existence fermée, sans d'autre issue que la mort. S'il veut combattre, c'est en pure perte: il n'a pas de prise sur les événements, il ne peut agir sur eux; ce sont plutôt eux qui agissent sur lui, révélant par le fait même son impuissance et sa misère (dans les tragédies grecques, les personnages sont punis pour avoir commis une faute, à cause de leur " hybris ", leur orgueil, leur démesure; dans les tragédies anglaises et françaises, la faute semble plutôt originelle, les personnages sont condamnés de naissance). La tragédie met donc à nu la vanité, la misère irrémédiable de l'homme, tout en cherchant à sacraliser cette misère selon une esthétique de la distance.
Si dans la tragédie, il n'est pas permis d'espérer, si les jeux sont faits, si tout est sous le signe de la fatalité, dans le drame (historique ou romantique), le héros a la possibilité de modifier le cours de son existence, il y a une ouverture, un espoir; son combat n'est pas inutile; il n'agit pas sous l'emprise d'une instance supérieure, mais selon sa volonté, son désir. L'Antigone de Sophocle n'agit pas pour elle, mais pour faire respecter les lois archaïques des dieux; par comparaison, Hernani, héros romantique, lutte pour lui-même, non pour être fidèle à des principes, des valeurs qui lui ont été imposés de l'extérieur.

· Le drame bourgeois : Le XVIIIe siècle a été marqué par la montée de la bourgeoisie. Cette nouvelle classe sociale s'était imposée petit à petit dans tous les domaines, y compris le théâtre. Donc: un nouveau public, de nouvelles exigences. La distance sacralisante de la tragédie classique, son univers éthéré, situé hors du monde, du réel, ne convenait plus à ce public. Il s'agissait de rapprocher le théâtre du monde en rejetant les règles artificielles de la poétique classique (unités, vraisemblance, bienséance, séparation des genres), en situant l'action dans un décor contemporain et en traitant de problèmes actuels.
Il se caractérise par un décor familial où se nouent des intrigues domestiques. Toujours écrit en prose, il force la note pathétique (comédie larmoyante de Nivelle de La Chaussée) et moralisatrice (Diderot, Le Fils naturel ; Sedaine, Le philosophe sans le savoir). Plus que par les caractères, le drame bourgeois est intéressé par les conditions sociales et prône des vertus citadines : mesure, tolérance, vertu. Il partage avec le genre plus populaire du mélodrame le goût des coups de théâtre.
Il faudra attendre le XIXe siècle pour que ces idées donnent des résultats intéressants en ouvrant la voie à de nouvelles formes dramatiques comme le drame psychologique qui compte entre autres comme représentants au XXe siècle, Jean-Paul Sartre (1905-1980, Huis clos) et Jean Anouilh (1910-1987, Le Voyageur sans bagages).
· Le drame romantique : En Allemagne, puis en France (et dans le reste de l'Europe), le romantisme va aussi proposer une nouvelle forme dramatique s'inscrivant contre la tragédie classique et se réclamant de Shakespeare: c'est le drame romantique. La contestation prend ici une autre direction que le drame bourgeois: celle de l'éclatement des formes (vers, structure dramatique, etc.), du mélange des genres (le sublime et le grotesque), du lyrisme flamboyant. Il s'agit souvent de grandes fresques historiques. L'esthétique de la distance est donc conservée. Au fond, ce qui différencie principalement cette forme de drame de la tragédie, c'est l'absence de fatalité. Alfred de Vigny (1797-1863, Français, Cinq-Mars), Victor Hugo (1802-1885, Français, Ruy Blas), Alfred de Musset (1810-1857, Français, Lorenzaccio), Edmond Rostand (1868-1918, Français, Cyrano de Bergerac).

La comédie s'oppose à la tragédie dans sa finalité, qui est le rire. De plus son dénouement est heureux. Le registre comique s'applique à des sujets ordinaires, traités dans un style familier, où souvent domine l'intention satirique et morale : la comédie tourne en ridicule des caractères ou des vices à la mode.
Insiste surtout sur le comique de caractère (personnages pittoresques en proie à une passion) et de moeurs (satire sociale). Le rire est provoqué par la dénonciation caricaturale des ridicules et par l'expression mécanisée d'une passion.

Le théâtre, plus que tout autre genre littéraire, est un monde de convention. C'est le respect de ces conventions tacites qui permet l'inscription dans telle ou telle forme comme le suggère Beaumarchais. Ces conventions seraient donc semblables aux règles d'une grammaire non écrite qui nous permettraient de comprendre le langage théâtral. Comme à l'égard de toute grammaire, recueil des usages d'une langue à une époque et dans un milieu donnés, un auteur dramatique doit user d'assez de liberté pour innover et trouver un ton personnel, mais il lui faut aussi mesurer ses écarts au risque de dérouter ou de heurter son public.

Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

Bonjour,

j'ai exactement le même sujet, et j'ai déjà mon plan,

Je voudrais avoir vos avis si possible :


I)La définition du genre d'une pièce peut dépendre de plusieurs choses

1)Les caractéristiques définissent le genre

a)les caractéristiques rédactionnels :
→ le vocabulaire, le traitement du texte, le registre de la langue
→ les procédés (humour, cynisme, quiproquo...)
→ but de l'auteur (instruire, dénoncer, faire rire...)

b)les caractéristiques du théâtre :
→ mises en scène, costumes
→ décor
→ jeu des acteurs, façon d'interpréter

2)Un sujet d'une pièce est déterminant quant au genre d'une pièce :

Il faut nuancer,
→ il y a des sujets propres à la tragédie/comédie/drame... (mythique, commun,..)
→ ?


II)Le sujet d'une oeuvre n'intervient pas dans la définition de son genre :

→ EX: Molière et Racine traitent le même sujet : mariage, autorité,... mais l'un est comique et l'autre tragique (L'avare et Mithridate)
→ ?


Voilà, il y a quelque trous.

Merci de vos réponses, salut à tous.


(j'ai tout de même un peu honte à demander de l'aide, mais j'aimerais vraiment bien faire cette dissertation, et je trouve que mon plan est trop léger)

Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

Bonjour , je suis nouveau dans ce forum , j'ai également ce sujet j'ai tenté de faire un plan mais je n'en suis pas très certains , pourriez vous me donner vos avis ?

1/ aucunes situations proprement dependantes d'un registre

a) Les situations dites tragiques ecrites en comedie
- l'école des femmes de Molière
-l'avare de Molière
-le barbier de Séville

b) situations tournées en tragédie
-Mithidrate de racine
- ?
c) Cas particuliers
-humour noir , Coluche..
- parodie. ex : ?

2) a quoi tient le registre d'une piece
a) au théatre :
-mise en scène
- interpretation
-decors

b) redaction
- vocabulaire
-registre de parole

3) y-a-t-il des sujets qu'on ne peut traiter dans tous les registre

a) Coups , injures pour le comique
-
-?
b)

Pour l'instant je me suis arreté ici , Je vous remercie d'avance.
a bientot.

Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

"Voilà le fond dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc. […] Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractère qui le mettent en oeuvre." (Beaumarchais)
En vous appuyant sur le corpus de documents et sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation.

Voila, j'ai ce sujet de dissertation.
Il y a beaucoup de pièces de théatre dont l'intrigue est souvent la même, mais c'est la forme qui change (Un vieillard élève une enfant pour en faire sa femme, mais celle-ci tombe amoureuse d'un beau jeune homme) par exemple, comme "Le Barbier de Séville" (Beaumarchais) et "Hernani" (Victor Hugo)

Je cherche des pièces qui ont la même intrigue mais écrite avec différent registre, ce qui donne une histoire différente.

Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

Roro a écrit :

Il y a beaucoup de pièces de théatre dont l'intrigue est souvent la même, mais c'est la forme qui change (Un vieillard élève une enfant pour en faire sa femme, mais celle-ci tombe amoureuse d'un beau jeune homme) par exemple, comme "Le Barbier de Séville" (Beaumarchais) et "Hernani" (Victor Hugo).

Parce que selon vous, le thème d'Hernani est la relation entre Dona Sol et Don Ruy Gomez? Et puis rapprocher la comédie de Beaumarchais et le drame romantique de Hugo est très malvenu.

Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

Bonjour

je dois faire le plan détaillé d'une dissertation l'introduction et la conclusion.

sujet:"Voilà le fond, dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra,etc. […]
Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en oeuvre." écrit Beaumarchais.
En vous appuyant sur les textes du corpus ainsi que sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation.

J'ai analysé la question. Mais il faut que je trouve une problématique et je ne suis pas sur de la mienne.

La voici:Le genre d'une pièce dépend t il plus des caractères ou du fond des choses?

Pourriez vous me dire si c'est bien ou m'aider. Merci beaucoup à l'avance!!!!!

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Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

Bonjour Roro,

Regarde plus haut dans la discussion.

Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

Bonjour , J'ai le même sujet à faire . J'ai fait mon plan et mon introduction .
Je suis sure de ce que j'ai fait pour mon plan ; mais pas pour mon introduction et je n'ai pas fait de conclusion. S'il vous plait aidez moi à faire mon introduction et ma conclusion ( le plus vite possible svp ) .
Merci de votre aide à l'avance

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Le genre d'une pièce dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre

Bonjour lluvia,

Regarde les fiches de méthode ici.

Dis-nous ensuite tes difficultés restantes.